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Le flou de la rampe

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Lightroom 3 et les services de publication

J’utilise Lightroom 3 depuis quelques jours et j’ai découvert les possibilités offertes par les services de publication, fonction nouvelle de cette version. Ces services permettent de synchroniser — bien qu’en fait cela ne fonctionne (pour l’instant peut-être) que dans un sens, application vers extérieur — un dossier, une collection, une sélection de photos vers un support extérieur comme un dossier du disque dur, un compte Flickr, etc — j’ai par exemple vu au gré de mes recherches sur le net un plugin de publication FTP qui peut être installé et utilisé dans Lightroom comme service de publication.

Les photos gérées par ces services peuvent avoir 4 états différents : Photos à publier, Photos modifiées à republier, Photos publiées et Photos à supprimer. Dans certains cas les photos qui viennent d’être publiées sont marquées comme étant des photos modifiées à republier alors qu’elle devrait être marquées comme publiées. C’est un bug rapporté par plusieurs sur le net et je pense qu’Adobe doit être en train de régler ce problème, peut-être même qu’il l’est déjà dans la version 3.2 RC qui circule en ce moment. Cela arrive sur certaines installations et pas sur d’autres et pour l’instant rien n’a permis de comprendre pourquoi.

En attendant ce bug est relativement gênant dès lors que vous avez un nombre conséquent de photos dans l’ensemble géré par le service. Ce qui est mon cas pour certains d’entre eux. Autant perdre quelques minutes pour republier 70 photos alors qu’une nouvelle seulement est à publier ne pose pas tant de problème que ça, par contre lorsqu’il s’agit de presque 800 photos dont la republication durera pas loin d’une heure — rendant pendant ce temps le mac aussi chaud et bruyant qu’un PC — je trouve que ça dépasse un peu les bornes des limites.

Après avoir pas mal investigué il s’avère que pour l’instant, sur Mac, le seul moyen de remédier à ce problème est de changer l’état de ces photos indument marquées comme étant modifiées et à republier est de changer directement cette information dans le catalogue qui est en fait une base de données SQLite3. Magie du Mac, SQLite3 est justement installé d’office et peut être utilisé pour faire cela. Je vous livre le détail des opérations :

Premièrement, après avoir quitté Lightroom, faire une copie du catalogue, au cas où[1]. Il se peut que votre catalogue se trouve dans un autre dossier, il vous faudra dans ce cas adapter les lignes ci-dessous :

cd ~/Pictures/Lightroom
cp Lightroom\ 3\ Catalog.lrcat Lightroom\ 3\ Catalog.lrcat.SOS

Voilà qui est fait. Ensuite, lancement de SQLite3 et modification de l’état des photos. Attention cette manipulation va agir sur toutes les photos de tous les services de publication. Pensez-y avant de la lancer :

sqlite3 Lightroom\ 3\ Catalog.lrcat
sqlite3> update AgRemotePhoto set photoNeedsUpdating = 0;
sqlite3> .quit

Et c’est tout. Vous pouvez relancer Lightroom et contrôler que toutes les photos marquées auparavant comme étant modifiées et à republier sont maintenant dans l’état Photos publiées. Notez également que cela ne modifie pas l’état des photos n’ayant jamais été publiées ni celles devant être supprimées (d’ailleurs le nom du champ dont le contenu est modifié dans la requête SQL ci-dessus est suffisamment explicite pour le comprendre).

À vous de jouer ;-)


Édition du 23/08/2010 11:00 : Adobe vient de me contacter suite à la demande de support déposée hier chez eux. Le problème devrait remonter vers l’équipe de développement. À suivre donc…


Édition du 31/08/2010 11:00 : Adobe vient de sortir une mise à jour de Lightroom, la 3.2, qui malheureusement ne corrige pas ce problème. La procédure décrite dans ce billet restera donc d’actualité encore quelques semaines voire quelques mois en attendant une correction de l’éditeur.


Références

Notes

[1] Vous pouvez aussi, avant de quitter Lightroom, demander une sauvegarde immédiate du catalogue à la fermeture (voir dans les préférences du catalogue), la sauvegarde hebdomadaire étant restaurée au démarrage suivant.

Bac à sable façon serveur dédié sur Mac OS X

J’ai besoin et je vais avoir encore beaucoup plus besoin de mettre les mains dans le cambouis d’un ou plusieurs serveurs dédiés. Ayant un peu la frousse de foutre un bordel irréversible dessus j’ai entrepris de m’installer de quoi tester sans danger sur mon mac (qui tourne pour l’instant sous Mac OS X 10.5.8).

L’objectif principal est le suivant :

  • Avoir un serveur prêt à l’emploi comportant :
    • Un serveur LAMP (Linux, Apache, MySQL et PHP), capable d’envoyer des mails.
    • Un serveur OpenSSH (console ou FTP).
  • Être capable de se retrouver dans la même situation que lorsqu’il est nécessaire d’administrer un serveur dédié à distance, donc uniquement en ligne de commande éventuellement accompagné de la possibilité de monter sur le bureau du Mac le disque dur du serveur.

Pour cela, j’ai tout d’abord installé la dernière version gratuite de VirtualBox. C’est une application qui permet de créer des machines virtuelles tournant sur d’autres systèmes d’exploitation tout en partageant les ressources du Mac de manière quasiment transparente (réseau, clavier, …). J’ai ensuite téléchargé une image ISO d’Ubuntu 9.10 server i386 (Choisir la version 32 bits) qui sert de CD d’installation lors du premier démarrage de la machine virtuelle.

Côté réglages VirtualBox, côté cartes réseau, j’ai opté pour le mode bridge (pont en français) sur AirPort (en1), seule connexion supportant ce mode. De cette façon, la machine hôte, mon Mac en l’occurrence, sera capable de se connecter sur l’adresse IP affectée à la machine invitée, Linux server.

Côté réglages d’installation d’Ubuntu, j’ai pris la précaution de sélectionner les modules LAMP, le serveur de mail (option internet), DNS (histoire de faire joujou en local et ne pas dépendre d’un DNS externe).

Une fois la machine virtuelle créée et Linux server installé[1] et mis à jour (un sudo apt-get update suivi d’un sudo apt-get upgrade ne font pas de mal), vous devriez être capable de vous connecter au serveur Apache en récupérant son adresse IP à l’aide de la commande :

ifconfig -a

qui renvoie quelque chose qui ressemble à :

eth0      Link encap:Ethernet  HWaddr 08:00:27:39:7e:72  
          inet adr:192.168.1.15  Bcast:192.168.1.255  Masque:255.255.255.0
          adr inet6: fe80::a00:27ff:fe39:7e72/64 Scope:Lien
          UP BROADCAST RUNNING MULTICAST  MTU:1500  Metric:1
          Packets reçus:51076 erreurs:165 :0 overruns:0 frame:0
          TX packets:19203 errors:0 dropped:0 overruns:0 carrier:0
          collisions:0 lg file transmission:1000 
          Octets reçus:27515523 (27.5 MB) Octets transmis:3322578 (3.3 MB)
          Interruption:10 Adresse de base:0xd020 
…

Ici, l’adresse IP fournie par le serveur DHCP à la machine virtuelle est 192.168.1.15. Je peux donc tester directement en me connectant avec un navigateur du Mac à l’adresse http://192.168.1.15/ qui devrait, si tout va bien, fournir une page comme celle-ci :

It works!

This is the default web page for this server.

The web server software is running but no content has been added, yet.

Installation du serveur SSH :

sudo apt-get install openssh-server

À partir de cet instant je peux configurer une connexion SSH en mode terminal, identique à celle que je peux employer pour accéder à un serveur dédié, ou bien configurer un accès SFTP à l’aide de CyberDuck ou de Transmit par exemple.

Un petit test dans le terminal de Mac OS X avec la commande suivante me le confirmera :

ssh franck@192.168.1.15

Côté FTP, rien de particulier sinon que le protocole choisi est SFTP sur le port 22 (port par défaut)[2].

J’ai poursuivi en installant l’application phpMyAdmin dans le répertoire /var/www/ histoire de gérer confortablement les bases de données. Le module PHP mcrypt devra être installé au préalable à l’aide de la commande suivante :

sudo apt-get install php5-mcrypt

Suivi d’un :

sudo /etc/init.d/apache2 restart

Pour redémarrer le serveur Apache. J’en ai profité pour installer au passage le module PHP gd qui est fréquemment utilisé, entre autre par mon logiciel de blog préféré ;-)

Une simple commande :

sudo apt-get install php5-gd

Suivi d’un :

sudo /etc/init.d/apache2 restart

Suffiront.

J’ai testé l’ensemble en créant une base de données et un utilisateur pour cette base, puis en installant un Dotclear tout neuf. En quelques secondes j’avais l’administration de Dotclear ouverte dans un onglet de mon navigateur Mac et un blog actif dans le second, le tout hébergé par mon serveur tout juste installé. J’en ai aussitôt profité pour publier une photo de bateau[3] ;-)

Enfin, pour finir cette première étape (et préparer la suivante, l’installation de Trac) j’installe subversion et le module Apache correspondant (Python est déjà installé en version 2.6 donc rien à faire ce ce côté)[4] :

sudo apt-get install subversion libapache2-svn

Suivi comme toujours d’un :

sudo /etc/init.d/apache2 restart

Pour relancer le serveur Apache.

J’enregistre enfin un instantané de la machine virtuelle avec VirtualBox afin d’être capable de revenir à cette configuration si un problème ultérieur survenait (toujours plus rapide que de se payer une réinstallation complète).

Côté Mac OS X et pour pouvoir monter le disque dur dans une fenêtre du Finder (bien pratique pour naviguer dans l’arborescence), j’ai installé MacFusion. Attention il n’est pas compatible avec les versions 10.6.x de Mac OS X. Cet utilitaire s’appuie sur MacFuse pour permettre de monter un volume distant via SSH.

C’est tout pour l’instant et ça fonctionne \o/

Notes

[1] Si vous voulez un pas à pas détaillé, faites-le moi savoir, je le décrirai dans un autre billet.

[2] J’ai choisi, pour l’instant, de faire l’impasse sur les problèmes de sécurité.

[3] Si vous souhaitez la voir, elle se trouve dans ce billet.

[4] Vous pouvez omettre cette étape si vous ne compter pas utiliser de dépôt subversion sur votre serveur.

Sémantique

On en avait parlé il y a quelques mois, quelques années même, d’un site qui permettait de construire un nuage des mots utilisés dans un flux RSS. Il s’agit de wordle.net. J’ai refait un test avec le contenu de ce blog et ça donne ceci :

wordle.net

Source : http://www.wordle.net/, licence Creative Common by-cc

On y retrouve quasi exclusivement les mots utilisés dans le billet précédent. Pas très significatif pour le coup. Il faudrait peut-être que je me remette à écrire des histoires… au lieu de ne publier que des photos :-)


C’est un billet de stefirst qui m’a donné l’idée de refaire ce test, après avoir lu avec intérêt l’analyse que tire Akynou de divers tests effectués sur quelques sites.

Paris-Web 2009

J’ai passé deux jours, hier et avant-hier, à Paris-Web 2009, la conférence la plus mieux bien du monde français de France, et bien sûr je n’ai pas oublié mon appareil photo. Du coup ça donne ces quelques images disponibles sur Flickr.

Paris-Web 2009

Une des meilleures présentations, Paris-Web 2009.

Éclectique, professionnel, de haute qualité, une attention de tous, des présentations remarquables, des moments de rires et de fous-rires, une organisation particulièrement bien rodée, pas de couac. Il n’y a que là que je vois tout ça en même temps. Bref, j’avais zappé (involontairement) les éditions 2007 et 2008, et je compte bien revenir l’année prochaine !

Plus d’information sur l’événement sur le site de Paris-Web, ou encore sur Flickr en suivant le tag parisweb2009, et bien évidemment sur Twitter en suivant le hashtag #parisweb.

Le cimetière des chaînes

Très régulièrement je vois passer dans mon agrégateur tel ou tel billet en réponse à une sollicitation d’une des chaînes en circulation sur le Net. Que ce soit la sixième image du sixième dossier, etc ou bien encore décrire jour après jour pendant un mois ses petits travers et que sais-je encore, j’ai perdu le compte depuis que je traîne mes guêtres sur internet. J’ai tout de même remarqué avec amusement qu’il y a un nombre croissant de ces billets qui, au lieu de désigner le ou les suivants, préfèrent laisser le libre choix à ceux qui passeraient par là.

Combien ont été repris ? Je suis quasiment sûr qu’il n’y en a qu’une infime fraction si j’en juge à la remarque que je me fais souvent et qui me fait dire que si l’auteur n’a pas jugé bon de me désigner alors je ne suis pas concerné. C’est biaisé, complètement subjectif, mais je pense que je ne suis pas le seul à réagir ainsi. Que deviennent ces chaînes dans ce cas ? Toutes ces petites branches qui meurent sans avoir été reprises. Existe-t-il un cimetière des chaînes où viendraient s’échouer ces dernières contributions. Pourquoi ne pas finir en désignant comme suivant une nécropole dans laquelle on pourrait, avec un peu de recherche, retracer sa vie et remonter pourquoi pas jusqu’à son origine.

Dites-moi ce que vous pensez de cette idée et reprenez-là chez vous, et pour être sûr d’obtenir des réponses je désigne chaque lecteur de ce billet pour la reprise de cette chaîne. \o/

Le web n'est pas le print

Finalement tous mes efforts pour faire du web quelque chose de comparable au “print” sont vains. Depuis quelque temps j’essaye d’intégrer une mise en place de la césure optionnelle dans les textes affichés (billets et commentaires) afin d’obtenir un gris typographique du plus bel effet sur des textes justifiés. J’ai donc récupéré un code qui permet de le faire pour quelques langues comme le français, l’anglais, etc. Dans l’absolu pas de soucis. La transformation s’applique correctement, bien qu’elle augmente de manière significative la taille des textes enregistrés dans la base de données. Mais quand on aime la belle typo, on ne compte pas, n’est-ce pas ? Tous les navigateurs ont l’air de le supporter correctement, la vie est belle.

Et puis quelqu’un m’a demandé comment le moteur de recherche de Dotclear allait réagir à la présence de cette entité (­) dans les mots. Évidemment l’indexation n’en tient pas compte, en fait il considère ce caractère spécial comme n’importe quel autre caractère — ainsi le mot “discipline” sera indexé sous la forme “disci­pline” et pas sous sa forme naturelle — ce qui dénature complètement cette fonction. J’ai alors décidé de ne plus enregistrer la mise en place de la césure optionnelle mais de faire en sorte de l’appliquer uniquement au moment de l’affichage. On retrouve alors un moteur de recherche fonctionnel et une économie au niveau de la place occupée dans la base de données, tout ceci au détriment — que je n’ai pas expressément mesuré — de la vitesse d’affichage des pages HTML, puisque les caractères de césure sont dorénavant mis en place à la volée dans les textes juste avant leur affichage.

Et puis quelqu’un — le même d’ailleurs — m’a demandé comment les moteurs de recherche comme Google et consort allaient réagir à la présence de cette entité. Et bien soit ils réagissent comme le moteur de Dotclear, à savoir qu’ils considèrent ce caractère comme n’importe quel autre caractère constitutif du mot, soit, comme Google, comme un caractère séparateur de mot tout comme l’espace, le tiret, etc peuvent l’être. Du coup un texte correctement modifié pour permettre la césure, ce que prennent en compte les moteurs de rendu des navigateurs, n’est plus du tout indexé correctement par les moteurs de recherche !

Conclusion, il n’est pas possible aujourd’hui de proposer une césure optionnelle qui soit efficace et non intrusive pour les moteurs de recherche. Il va falloir attendre que ces derniers s’adaptent, ce qui peut prendre un certain temps voire même un temps incertain, et supprimer cette fonction en attendant des jours meilleurs. Peut-être d’ailleurs que les générations futures de nos navigateurs auront la bonne idée d’appliquer la césure eux-même, sans troubler les robots d’indexation et rendront du coup obsolète cette entité HTML qui existe pourtant depuis 1993 (au moins) !

Dommage…

Subliminal ou pas ?

Depuis quelque temps je suis quelques sites qui parlent essentiellement de développement web et de design. Un des sites qui fait partie de cette sélection se nomme Smashing Magazine, site qui je suppose n’est pas inconnu de certains d’entre vous. Le 31 décembre dernier, je vois passer un billet de chez eux dans mon lecteur de flux RSS et qui portait le titre « 50 Incredible Stop Motion Videos ». Je l’ouvre, je regarde les quelques premières vidéos proposées et je tombe sur celle[1] qui montre — en slow-motion — comment reconstruire un Rubik-cube 7x7x7. J’admire d’un œil de technicien les solutions retenues pour l’engrenage de toutes les petites pièces quand soudain je vois passer une image qui m’étonne. Pensant avoir mal vu, je rembobine et je repasse quasi image par image jusqu’à celle qui m’avait intriguée. La voilà, à exactement 1 minute 10 secondes du début :

L'image en question (1 minute 10)

J’ai laissé un commentaire pour m’étonner de cela, mais visiblement il est passé inaperçu par l’auteur et par les autres commentateurs. Est-ce finalement banal que je sois le seul à m’interroger ?

PS : J’ai vu passer aujourd’hui un autre billet sur le site abduzeedo qui reprend aussi la même vidéo !

Notes

[1] Si vous la cherchez dans le billet, c’est la onzième.

Mes blogmarks du 18-06-2008

Mes liens du jour :

screenshot la pêche à la baleine: Jacqueries

[…] Faut dire, qu'en face, c'est plutôt des jolis bébés. Pas nécessairement grands, ni gros, mais du genre à empiler trois caisses de trente kilos de poisson chacune et à avoir assez de souffle pour brailler "j'les mets où?". Alors, "j'te la mets où, ma main?", ça leur dit moyen aux cognes. […]

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