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Le flou de la rampe

Le flou de la rampe

Ma sélection de mai 2010

Ce mois-ci j’ai retenu 10 photos parmi les 29 qui ont été publiées ici et ailleurs[1]. Pas beaucoup de sorties photo, l’envie et la météo ne s’y prêtant guère, et puis peut-être une sélection plus agressive parmi ce que j’ai en stock.

En vedette cette fois une photo prise sur le vif et pour laquelle j’ai hésité longuement avant de la publier :

Lost Planet

Les neuf autres (toujours dans l’ordre chronologique) :

Butoh Sous les pavots la terre Lumière Passerelle Bout de guirlande Poignée Cartographie La vérité ! Levée de filet de bar

PS : Vous pouvez cliquer sur une photo pour l’agrandir et parcourir les autres.

Notes

[1] Les ailleurs sont Open-Eyes, mon photoblog, et mon compte Flickr — voir aussi le site Fluidr qui présente différement les photos présentes sur mon compte Flickr — où je publie habituellement les photos prises pendant les Paris-Carnet.

Gource, SVN et Mac OS X sont dans un bateau…

…et aucun ne tombera dans l’eau !

Je me suis un peu amusé depuis hier avec un logiciel que j’ai trouvé au hasard de mes pérégrinations virtuelles. Gource est son nom. Il permet de représenter sous forme visuelle, et très graphique vous verrez, l’activité d’un dépôt Git, Mercurial, Bazaar, SVN (subversion) ou encore CVS. Un dépôt, pour mes lecteurs les plus ignorants des choses qui concernent le développement logiciel — mais on peut tout aussi bien s’en servir pour autre chose —, permet d’enregistrer toutes les versions successives des fichiers constituant un projet. Cela permet de revenir facilement en arrière en cas de problème, de gérer plusieurs versions concurrentes, d’avoir la dernière version permanente d’un logiciel, etc, etc. Bref, du petit lait pour tous les développeurs qui l’utilisent quotidiennement.

Je disais donc que je m’étais un peu amusé hier, avec le dépôt officiel de Dotclear 2, un peu de titraille et un soupçon de musique. Voilà le résultat une fois passé entre les mains de Gource, iMovie (un logiciel de montage vidéo d’Apple) et ffmpeg (un convertisseur vidéo), toute la vie du dépôt condensée en 4 minutes :

Dotclear : Commit-activity - 01/01/2006 - 21/05/2010
Musique : Kene Busma - Dub / Soutra

Pour les ceussent qui voudraient faire pareil, je vais vous indiquer rapidement comment obtenir le (presque) même résultat. Mes propos concerneront un système Mac OS X, facilement adaptable à un système Linux, quand à ceux qui utilisent Windows, j’ai cru lire qu’il était aussi possible de faire de même, seules les procédures peuvent varier légèrement.

Préalable

Pour installer tous les logiciels nécessaires (Gource et éventuellement Subversion et ffmpeg), j’ai choisi d’utiliser MacPort. Ce système permet de récupérer sur des dépôts externes des packages configurés pour tourner sur Mac. À noter que MacPort ne remplacera pas ce qui existe déjà nativement avec Mac OS X. Je vous laisse le soin de consulter la documentation d’installation de MacPort et vous attends sagement avant de continuer mon explication…

Petite notre à l’intention de ceux qui ont déjà MacPort installé sur leur machine. Pensez lancer les deux commandes suivantes afin d’être sûr d’avoir la dernière version de l’index des dépôts et que les modules déjà installés soient à jour :

sudo port -v selfupdate
sudo port upgrade outdated

… que vous soyez prêt pour la suite.

Installation

D’abord Gource lui-même :

sudo port install gource

Ensuite ffmpeg si vous souhaitez créer des fichiers vidéo avec la sortie générée par Gource :

sudo port install ffmpeg

Puis Subversion dans le cas qui nous concerne, puisque le dépôt de Dotclear utilise ce logiciel :

sudo port install subversion

Enfin, récupérez le script python pour convertir les fichiers log générés par SVN afin qu’ils soient lisibles par Gource. Décompressez l’archive pour en extraire le script. Vous aurez besoin de la version 2.5 (à minima) de python pour le faire tourner.

Génération du fichier log nécessaire à Gource

Nous avons dorénavant tout les logiciels nécessaires. Il faut maintenant générer le fichier qui servira d’entrée à Gource.

Tout d’abord, se positionner dans un répertoire correspondant à une working copy du dépôt :

cd ~/Documents/Projets/my-project

Ensuite récupérer le fichier log complet, puis le convertir dans le format idoine à l’aide des commandes suivantes :

svn log --verbose --xml > ~/Documents/my-project.log
python  ~/Shell/svn-gource.py --filter-dirs ~/Documents/my-project.log > ~/Documents/my-project-gource.log

Admiration du résultat

Il vous reste maintenant à lancer Gource pour admirer le résultat :

gource --log-format custom ~/Documents/my-project-gource.log

Vous devriez avoir une fenêtre dans laquelle vous pouvez utiliser les touches suivantes :

  • V : pour basculer entre la vue générale et la vue focalisée l’activité en cours du dépôt ;
  • Tab : sert à passer à l’utilisateur suivant ;
  • + et - : pour accélérer et ralentir la vitesse de défilement ;
  • Espace : pour mettre en pause et redémarrer ;
  • Esc : pour mettre fin à l’affichage.

Si vous déplacez votre souris vers le bas de l’affichage vous verrez apparaître un guide temporel qui vous permet de vous positionner à une date précise. D’autre part, les défilements de la molette de la souris — ou la commande équivalente sur le trackpad — permet de zoomer et de dézoomer.

Création d’une vidéo

Si vous souhaitez obtenir un fichier vidéo de l’affichage il faut alors modifier légèrement la commande pour lancer Gource, afin de renvoyer sa sortie vers ffmeg pour qu’il en produise un fichier vidéo.

Exemple pour un fichier MP4 :

gource --stop-at-end --disable-progress --log-format custom ~/Documents/my-project-gource.log --output-ppm-stream - | ffmpeg -y -b 3000K -r 60 -vpre libx264-default -f image2pipe -vcodec ppm -i - -vcodec libx264 ~/Documents/my-project-gource.mp4

Autre exemple pour un fichier FLV :

gource --stop-at-end --disable-progress --log-format custom ~/Documents/my-project-gource.log --output-ppm-stream - | ffmpeg -y -b 3000K -r 60 -f image2pipe -vcodec ppm -i - -vcodec flv ~/Documents/my-project-gource.flv

Pour information, j’ai utilisé les deux commandes suivantes pour générer une version MP4 et une version FLV :

gource --log-format custom --stop-at-end -s 0.05 --hide filenames,dirnames --date-format "%d/%m/%Y" -1280x720 ~/Documents/my-project-gource.log --disable-progress --output-ppm-stream - | ffmpeg -y -b 3000K -r 30 -vpre libx264-default -f image2pipe -vcodec ppm -i - -vcodec libx264 ~/Documents/my-project-gource.mp4

et

gource --log-format custom --stop-at-end -s 0.05 --hide filenames,dirnames --date-format "%d/%m/%Y" -1280x720 ~/Documents/my-project-gource.log --disable-progress --output-ppm-stream - | ffmpeg -y -b 3000K -r 30 -f image2pipe -vcodec ppm -i - -vcodec flv ~/Documents/my-project-gource.flv

À noter (options supplémentaires ou différentes de la commande présentée en exemple au début de ce chapitre) :

  • -s 0.05 permet de spécifier la durée en secondes d’une journée d’activité sur le dépôt ;
  • --hide filenames,dirnames permet de masquer les noms des fichiers et des répertoires ;
  • --date-format "%d/%m/%Y" permet de spécifier le format d’affichage de la date ;
  • -1280x720 spécifie les dimensions de la vidéo, ici au format HD 16/9e recommandé pour une mise en ligne sur YouTube par exemple ;

et pour ffmpeg :

  • -r 30 pour spécifier le nombre d’images par secondes de la séquence vidéo produite.

Pour obtenir le détail des options possibles :

man gource
man ffmpeg

Voili, voilà, vous savez tout ou presque pour faire de même sur vos dépôts préférés :-)

Le vaccin

Crédit photo : Hughes Léglise-Bataille

Crédit photo : Hughes Léglise-Bataille

Il était 7 heures du matin de ce petit jour froid d’hiver, le 6 février exactement, un premier mercredi du mois comme à l’habitude — celui-ci serait le dernier.

La cérémonie avait été organisée depuis plusieurs mois, une fois que le recensement avait été refait et vérifié. Elle serait la dernière en France. Fruit de nombreuses années de recherche et grâce à une intuition de génie du professeur Danterre qui, disait-il avec un sourire en coin, l’avait eue en relisant pour la trente-septième fois « Des fleurs pour Algernon », un traitement avait enfin été mis au point. Une savante combinaison de virus génétiquement modifiés, de bactéries sélectionnées et d’une poignée de nanobots programmés pour orienter judicieusement l’ensemble était contenu dans cette ampoule qui attendait dans l’armoire blindée.

07h05

« C’est des nichons de 14-18. »

Elle attendait depuis vingt minutes, assise sur cette chaise, derrière la vitre qui donnait sur la cour de l’immeuble. Comme d’habitude les badauds et les curieux s’étaient rassemblés et attendait le moment où l’élu du mois serait traité. C’était devenu une institution où chaque premier mercredi on assistait à la séance derrière la grille de la cour d’honneur de l’hôpital Sainte-Anne. On y trouvait pêle-mêle des gamins qui faisaient le détour avant d’aller à l’école, quelques ménagères toujours en manque de sensationnel qui allait leur donner de quoi discuter sur le marché ensuite, un ou deux poivrots qui finissaient — ou commençaient — de cuver leur blanc-sec du matin, parfois même un employé du nettoiement prenait le temps de s’appuyer sur son balai pour observer d’un œil goguenard les spectateurs amassés là.

07h10

« Moi je suis sain d’esprit[s] ! »

Petit à petit la foule s’était faite plus dense, les appareils photo avaient commencé à crépiter, rendant nerveuse la compagnie de sécurité qui avait commencé à s’approprier les lieux. Il ne fallait pas traîner, le ministre était annoncé à huit heures précises et chacun connaissait ses colères proverbiales lorsqu’il y avait du retard sur le programme. Son planning de ministre ne souffrait aucune divergence.

07h15

« L’est où Lucien ?
— Il est en Polynésie française.
— C’est où la Polynésie française ?
— C’est près de Glacière ! »

Un infirmier était passé, à la fois pour rassurer Lucienne et pour vérifier qu’elle avait correctement pris la solution préconisée par le professeur, une heure avant l’injection. Il était resté quelques minutes à observer la foule au dehors, puis avait tourné les talons en haussant les épaules.

07h20

« Essaye de traverser la cour … ils vont te tuer …
— 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10. »

L’équipe du professeur Danterre était au complet ce matin. Il ne fallait pas rater ce rendez-vous avez l’histoire. Tout ce qui comptait de sommités au sein de l’institution hospitalière était présent et se bousculait autour du professeur qui paraissait passablement agacé par ce manège de coups de coude, de petits mots acides et de haussements de ton. Il donna quelques ordres à l’infirmière qui se trouvait auprès de lui et se tourna ensuite pour se rendre près de Lucienne, s’éloignant du manège des courtisans.

07h25

« Au secours ! J’ai des mites !

— Moi j’aurais voulu épouser Henri Dunant
— Mais il est mort. »

L’infirmière passa quelques minutes à placer les électrodes sur les tempes de Lucienne, à brancher le monitoring cardiaque, à vérifier sa tension et son état de nervosité. Celle-ci se contentait d’observer les manipulations les yeux grands ouverts sans jamais ciller ou presque. Un léger air triste ne quittait pas son regard que l’infirmière tentait d’éviter.

Les journalistes présents avaient commencé à interpeller le professeur sur son traitement, sur les bénéfices attendus aujourd’hui, sur la vitesse à laquelle le produit agissait, s’il était possible qu’il y ait des rechutes, etc. Le professeur répondait lentement, en prenant le temps d’expliquer les choses une à une, ignorant l’insistance des questionneurs avides de superlatifs à mettre en titre de leurs papiers.

07h30

« Il est parti en vacances ?
– Non il est mort avant ! »

Le traitement de cette pathologie avait été déclarée grande cause nationale dix ans auparavant et depuis on traitait un à un chacun des patients susceptibles de le recevoir. C’était un traitement unique, dont les secrets de fabrication étaient jalousement conservés par le laboratoire qui le vendait à prix d’or. Le processus d’élaboration était long, compliqué et extrêmement délicat disaient-ils, probablement pour justifier son coût.

08h00

« Il a 98 ans !
– Il marche sur les mains. »

Le ministre et son aréopage étaient arrivés à huit heures pile, comme prévu. Aussitôt le professeur avait salué celui-ci et était retourné près du petit chariot à roulette qui trônait près de Lucienne. Celle-ci avait été attachée au siège afin de prévenir tout geste involontaire de sa part. Il ne fallait pas qu’un aléa vienne gâcher le bon déroulement des opérations. Le garde en faction près du chariot s’était alors retiré, plus loin dans le couloir, tout en gardant un œil curieux sur les gestes du professeur.

Le piston était descendu doucement dans la seringue et le liquide ambré avait maintenant complètement disparu. Le professeur avait alors retiré l’aiguille, l’avait placée dans le réceptacle idoine et s’était redressé pour observer Lucienne.

Le ministre impatient avait alors tendu la main vers le professeur pour le remercier et s’était tourné vers les journalistes présents : « C’est un grand jour à marquer d’une pierre blanche. Pierre blanche qui nous rappelle la première de cet édifice, pierre posée il y a presque un siècle et demi par le grand spécialiste des pathologies … » avait-t-il continué à déclamer pendant quelques minutes.

08h15

« On est normal au départ…
– C’est les gens qui nous rendent maboules ! »

Il avait fallu quinze minutes pour que le ministre lise son discours sous le crépitement des flashs, réponde ensuite aux journalistes et reparte enfin en trombe maintenant suivi du préfet arrivé essoufflé quelques minutes plus tôt, de son escorte de secrétaires, d’assistants et de gardes du corps. Pas un regard pour Lucienne qui l’avait observé partir sans un mot. Elle n’existait pas, seul comptait le jour historique dans le planning du ministre.

Pendant ce temps le produit continuait d’agir. Le monitoring n’indiquait rien d’inquiétant, à part une légère augmentation de l’activité cardiaque. Il fallait une heure pour que l’effet final soit complet. Pendant quarante minutes encore Lucienne serait la vedette du jour, du mois, de l’année. Et puis elle irait finalement se fondre dans la foule des communs, des quidams, des normaux… Elle hochait doucement la tête, le regard toujours un peu triste, comme si elle regrettait de perdre peu à peu son statut. Statut dont elle n’avait visiblement pas la moindre idée, personne n’ayant eu l’idée — ou l’intelligence — de lui expliquer pourquoi elle était attachée à cette chaise, ce matin là, dans ce hall un peu sinistre.

Le professeur était resté un peu puis était reparti ailleurs, l’air affairé, pas plus ému que toutes les fois précédentes. Ça faisait longtemps que l’excitation des premiers cas avait disparu. De la routine, rien que de la routine c’était devenu et si le ministre n’avait pas tenu à être présent il aurait bien volontiers laissé sa place à un des internes qui l’accompagnait aujourd’hui.

09h00

« Il est méchant parce qu’il a peur de sa bite. »

Je m’étais alors demandé à qui elle pensait. Au professeur, au ministre, à un inconnu ? peu importe, peut-être à tous.

Nous sommes le 5 mars. Nous sommes le premier mercredi du mois. Il n’y a personne dans le couloir, sauf moi qui erre ici et là. L’équipe ne viendra pas, ne viendra plus. Je suis content. Je n’ai pas été détecté. Je suis le dernier…


Texte écrit pour la première session du Dyptique 5 d’Akynou.

Ma sélection d'avril 2010

La sélection photo pour le mois d’avril 2010 est arrivée. Cette fois-ci j’en ai retenu 16 parmi les 29 qui ont été publiées ici et ailleurs[1], comme quoi la quantité n’est pas signe de qualité (relative) et inversement.

En vedette une photo sortie du boîtier telle que vous la voyez ici et qui me rappelle que certaines photos encore dans mon best-of[2] ont été faites et publiées sans aucun recadrage ni post-traitement :

Violettes

Le printemps est définitivement là, c’est indéniable. D’ailleurs une grande partie de la sélection est faite de fleurs ! Ce qui tombe bien car mon dernier achat m’ouvre quelques possibilités supplémentaires, bien que je trouve qu’il est un tantinet plus difficile à maitriser que le 50mm que j’affectionne. Une difficulté à laquelle je ne m’attendais pas mais qui au fond a un petit air de défi qui n’est pas pour me déplaire — son bokeh est moins marqué, moins surprenant que celui du 50mm mais il a un petit quelque chose d’intéressant je trouve. D’ailleurs seulement 5 des photos retenues aujourd’hui ont été prises avec le 50mm, les autres l’ayant été avec le 100mm. Peut-être voudriez-vous les repérez (sans tricher) ?

Les quinze autres (toujours dans l’ordre chronologique) :

Application Maître d'ouvrage Paon-plume Paon Tulipes Rose sur bleu Pochoir aux photons Oursin violet Couronne P'ti piaf Précis Le cerisier et l'enfant Angles ronds Soleil Le furet

PS : Vous pouvez cliquer sur une photo pour l’agrandir et parcourir les autres.

Notes

[1] Les ailleurs sont Open-Eyes, mon photoblog, et mon compte Flickr — voir aussi le site Fluidr qui a une bien plus belle présentation que Flickr je trouve — où je publie habituellement les photos prises pendant les Paris-Carnet.

[2] J’ai tendance là aussi à faire beaucoup de ménage, signe que je devient plus exigeant sur la qualité perçue des photos que je fais.

Ma sélection de mars 2010

La sélection photo pour le mois de mars 2010 a finalement été faite après quelques jours de tergiversations. Comme le mois dernier j’en ai retenu 14 parmi les 76 qui ont été ou qui seront publiées ici et ailleurs[1].

En vedette une photo prise dans un endroit que j’apprécie beaucoup :

Cerisier du japon

Les couleurs reviennent peu à peu bien que je continue à faire quelques séries de photos en noir et blanc, comme celles faites au Paris-Carnet du début du mois ou bien encore sur le cimetière marin de Camaret en Bretagne. Bretagne qui continue toujours à m’inspirer autant, 9 des 14 photos présentées ici ont été faites là-bas !

Les treize autres (toujours dans l’ordre chronologique) :

François Granger Disjonction Floraison Allée Queneau Saturnin Fleur de Lampaul Kozlika Ressac breton Tournée de rosé Atelier de menuiserie L'œil qui inspire Savoir-faire séculaire Construction artisanale

PS : Vous pouvez cliquer sur une photo pour l’agrandir et parcourir les autres.

Notes

[1] Les ailleurs sont Open-Eyes, mon photoblog, et mon compte Flickr — voir aussi le site Fluidr qui a une bien plus belle présentation que Flickr je trouve — où je publie habituellement les photos prises pendant les Paris-Carnet.

Ma sélection de février 2010

La sélection photo pour le mois de février 2010 est arrêtée. J’en ai retenu 14 parmi les 169 qui ont été ou qui seront publiées ici et ailleurs.

En vedette une photo prise pendant le nouvel an chinois dans le XIIIe arrondissement de Paris :

Pétards

Puis une série de photos en noir et blanc, prises pendant le Paris-carnet avec mon 50mm fétiche qui ne quitte mon boîtier que pour céder la place très temporairement — du moins pour l’instant — au 100mm macro que j’ai acquis à la fin de ce mois (je commence tout juste à le prendre en main).

Les treize autres (dans l’ordre chronologique) :

Couple La main de maître Ka Vers le bas Pensive La main de l'expert Trompette Montée Tag aux cailles Le sous-monde Coin de table Macro voiture Dragon pourpre Châton chinois

PS : Vous pouvez cliquer sur une photo pour l’agrandir et parcourir les autres.

Bac à sable façon serveur dédié sur Mac OS X

J’ai besoin et je vais avoir encore beaucoup plus besoin de mettre les mains dans le cambouis d’un ou plusieurs serveurs dédiés. Ayant un peu la frousse de foutre un bordel irréversible dessus j’ai entrepris de m’installer de quoi tester sans danger sur mon mac (qui tourne pour l’instant sous Mac OS X 10.5.8).

L’objectif principal est le suivant :

  • Avoir un serveur prêt à l’emploi comportant :
    • Un serveur LAMP (Linux, Apache, MySQL et PHP), capable d’envoyer des mails.
    • Un serveur OpenSSH (console ou FTP).
  • Être capable de se retrouver dans la même situation que lorsqu’il est nécessaire d’administrer un serveur dédié à distance, donc uniquement en ligne de commande éventuellement accompagné de la possibilité de monter sur le bureau du Mac le disque dur du serveur.

Pour cela, j’ai tout d’abord installé la dernière version gratuite de VirtualBox. C’est une application qui permet de créer des machines virtuelles tournant sur d’autres systèmes d’exploitation tout en partageant les ressources du Mac de manière quasiment transparente (réseau, clavier, …). J’ai ensuite téléchargé une image ISO d’Ubuntu 9.10 server i386 (Choisir la version 32 bits) qui sert de CD d’installation lors du premier démarrage de la machine virtuelle.

Côté réglages VirtualBox, côté cartes réseau, j’ai opté pour le mode bridge (pont en français) sur AirPort (en1), seule connexion supportant ce mode. De cette façon, la machine hôte, mon Mac en l’occurrence, sera capable de se connecter sur l’adresse IP affectée à la machine invitée, Linux server.

Côté réglages d’installation d’Ubuntu, j’ai pris la précaution de sélectionner les modules LAMP, le serveur de mail (option internet), DNS (histoire de faire joujou en local et ne pas dépendre d’un DNS externe).

Une fois la machine virtuelle créée et Linux server installé[1] et mis à jour (un sudo apt-get update suivi d’un sudo apt-get upgrade ne font pas de mal), vous devriez être capable de vous connecter au serveur Apache en récupérant son adresse IP à l’aide de la commande :

ifconfig -a

qui renvoie quelque chose qui ressemble à :

eth0      Link encap:Ethernet  HWaddr 08:00:27:39:7e:72  
          inet adr:192.168.1.15  Bcast:192.168.1.255  Masque:255.255.255.0
          adr inet6: fe80::a00:27ff:fe39:7e72/64 Scope:Lien
          UP BROADCAST RUNNING MULTICAST  MTU:1500  Metric:1
          Packets reçus:51076 erreurs:165 :0 overruns:0 frame:0
          TX packets:19203 errors:0 dropped:0 overruns:0 carrier:0
          collisions:0 lg file transmission:1000 
          Octets reçus:27515523 (27.5 MB) Octets transmis:3322578 (3.3 MB)
          Interruption:10 Adresse de base:0xd020 
…

Ici, l’adresse IP fournie par le serveur DHCP à la machine virtuelle est 192.168.1.15. Je peux donc tester directement en me connectant avec un navigateur du Mac à l’adresse http://192.168.1.15/ qui devrait, si tout va bien, fournir une page comme celle-ci :

It works!

This is the default web page for this server.

The web server software is running but no content has been added, yet.

Installation du serveur SSH :

sudo apt-get install openssh-server

À partir de cet instant je peux configurer une connexion SSH en mode terminal, identique à celle que je peux employer pour accéder à un serveur dédié, ou bien configurer un accès SFTP à l’aide de CyberDuck ou de Transmit par exemple.

Un petit test dans le terminal de Mac OS X avec la commande suivante me le confirmera :

ssh franck@192.168.1.15

Côté FTP, rien de particulier sinon que le protocole choisi est SFTP sur le port 22 (port par défaut)[2].

J’ai poursuivi en installant l’application phpMyAdmin dans le répertoire /var/www/ histoire de gérer confortablement les bases de données. Le module PHP mcrypt devra être installé au préalable à l’aide de la commande suivante :

sudo apt-get install php5-mcrypt

Suivi d’un :

sudo /etc/init.d/apache2 restart

Pour redémarrer le serveur Apache. J’en ai profité pour installer au passage le module PHP gd qui est fréquemment utilisé, entre autre par mon logiciel de blog préféré ;-)

Une simple commande :

sudo apt-get install php5-gd

Suivi d’un :

sudo /etc/init.d/apache2 restart

Suffiront.

J’ai testé l’ensemble en créant une base de données et un utilisateur pour cette base, puis en installant un Dotclear tout neuf. En quelques secondes j’avais l’administration de Dotclear ouverte dans un onglet de mon navigateur Mac et un blog actif dans le second, le tout hébergé par mon serveur tout juste installé. J’en ai aussitôt profité pour publier une photo de bateau[3] ;-)

Enfin, pour finir cette première étape (et préparer la suivante, l’installation de Trac) j’installe subversion et le module Apache correspondant (Python est déjà installé en version 2.6 donc rien à faire ce ce côté)[4] :

sudo apt-get install subversion libapache2-svn

Suivi comme toujours d’un :

sudo /etc/init.d/apache2 restart

Pour relancer le serveur Apache.

J’enregistre enfin un instantané de la machine virtuelle avec VirtualBox afin d’être capable de revenir à cette configuration si un problème ultérieur survenait (toujours plus rapide que de se payer une réinstallation complète).

Côté Mac OS X et pour pouvoir monter le disque dur dans une fenêtre du Finder (bien pratique pour naviguer dans l’arborescence), j’ai installé MacFusion. Attention il n’est pas compatible avec les versions 10.6.x de Mac OS X. Cet utilitaire s’appuie sur MacFuse pour permettre de monter un volume distant via SSH.

C’est tout pour l’instant et ça fonctionne \o/

Notes

[1] Si vous voulez un pas à pas détaillé, faites-le moi savoir, je le décrirai dans un autre billet.

[2] J’ai choisi, pour l’instant, de faire l’impasse sur les problèmes de sécurité.

[3] Si vous souhaitez la voir, elle se trouve dans ce billet.

[4] Vous pouvez omettre cette étape si vous ne compter pas utiliser de dépôt subversion sur votre serveur.

Ma sélection de janvier 2010

Voilà comme promis la sélection photo pour le mois de janvier 2010. J’en ai retenu 12 parmi les 64 qui ont été ou qui seront publiées ici et ailleurs.

En vedette une photo prise sur le vif et à laquelle je tiens particulièrement[1] (je précise qu’aucun être vivant n’a été maltraité pour prendre ce cliché) :

Bougon

Les onze autres (dans l’ordre chronologique) :

Passant Traits La clown Piano Banc Négro Direction Xave Dubitatif Bullage Jeu de mains

PS : Vous pouvez cliquer sur une photo pour l’agrandir et parcourir les autres.

Notes

[1] Il est plus que probable qu’elle finisse dans la sélection de l’année 2010, avec peut-être celle de la clown.

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