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Le flou de la rampe

Le flou de la rampe

Mot-clé : internet

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L'heure est grave !

Depuis quelques semaines j’œuvre, en tant que secrétaire de l’association, à la bonne tenue de la boîte aux lettres électronique de Dotclear. Chaque jour ou presque — mais parfois c’est beaucoup plus calme — j’ai donc à traiter la requête d’un ou d’une quidam(e)[1]. Le plus souvent j’invite le ou la requérante à se diriger vers la documentation ou vers le forum, l’essentiel des questions portant en effet sur l’usage de notre logiciel préféré. J’ai donc à ma disposition une petite liste de réponses types dont j’use et j’abuse en fonction des cas.

Il y a quelques jours la sonnette d’arrivée retentit pour me prévenir d’une nouvelle missive dans la boîte. Que dis-je missive, c’est plutôt du genre missile qui commence sans trompettes ni tambours[2], ni même la moindre petite formule de politesse, genre « bonjour », « salut » ou même un « lol » qui bien que n’étant pas à proprement parler une formule de politesse a tout de même le mérite de catégoriser[3] rapidement l’auteur des lignes qui suivent.

Ordoncque, revenons à notre courrier du jour qui commence directement par cette ligne :

Quand donc la documentation de dotclear sera utile, et surtout efficace ?

Gardons pour l’instant toute remarque et commentaire que nous pourrions faire à ce stade, quand bien même je brûle de lui donner la date exacte attendue avec impatience et continuons la lecture :

Ne pourriez-vous pas donner un exemple de structure multiblog sur plusieurs sous domaines ?

Deuxième requête qui précise visiblement l’information recherchée et apparemment pas trouvée dans la dite documentation. Je note donc cette lacune dans un coin de mon cerveau et parcours les lignes suivantes :

Mais ce serait sûrement trop vous demander.
Votre doc est de le catégorie YAKA sans fournir de réponse utilisable.

Voilà maintenant que notre interlocuteur décide de finalement ne plus nous demander l’information espérée et utilise ensuite un code bizarre pour catégoriser[4] ce qu’il a parcouru au cours de sa recherche. Il termine enfin ses propos par une laconique conclusion :

Dommage, car dotclear a plein de mérites, une fois qu’on s’est arraché le peu de cheveux qui nous restent.

Voilà qui clôt son discours qui ne comporte pas plus de formule de politesse qui, j’en conviens, n’est là que pour la bienséance et pour montrer sa bonne éducation, ni même de signature.

Me voilà fort marri et avec une question qui me taraude l’esprit depuis lors : que vais-je bien pouvoir répondre à ce personnage ? Vous pensez-bien que j’ai à ma disposition quelques idées et c’est justement là que le bât blesse. Laquelle choisir ? Il va sans dire que tout courrier doit avoir sa réponse et qu’il n’est donc pas envisageable que je classe verticalement cette lettre au plus profond de la corbeille numérique. En conséquence, et après avoir ruminé quelques pensées, j’ai pensé, justement, faire appel à vos lumières ô combien éclairées[5].

Je vais donc vous proposer de m’aider à élaborer la réponse la plus appropriée, réponse que j’enverrai ensuite à l’expéditeur. Je vous invite à imaginer la réponse que vous feriez et nous choisirons ensuite celle qui recueillera le plus grand consensus[6], peut-être, ou bien…[7]

Pour vous donner quelques pistes de style possibles, j’imagine sans peine une réponse de style :

  • Diplomatique, façon langue de bois ;
  • humoristique à degré variable ;
  • enflammée et militante ;
  • militaire voire codée ;

Vous voulez jouer au petit secrétaire avec moi ?

PS : Pour simplifier, nous considérerons que l’auteur du courrier initial est un homme, donc usez de monsieur Dupond (ou Dupont) et du masculin dans votre prose.

Notes

[1] J’ai décidé de faire des entorses au français, juste pour voir ce que ça fait d’être trop un rebelle !

[2] Je me demande si ce n’est pas plutôt l’inverse d’ailleurs. Cela dit entend-on réellement les tambours avant les trompettes ?

[3] Oui, oui, je sais, veuillez vous référer à la note de bas de page ci-dessus (non pas la précédente, celle d’avant, la première quoi).

[4] Oui, c’est encore idem et allez donc voir la note de bas de page précédente.

[5] Tout le monde sait que j’ai les meilleurs lecteurs/commentateurs de la blogosphère de mon quartier !

[6] Je vais avoir l’air fin s’il n’y a aucune proposition ou s’il n’y a pas de consensus !

[7] Nouvelle licence non poétique ou l’auteur choisit de ne pas terminer ces phrases pour laisser au lecteur le loisir de le faire car tout le monde sait que le lecteur lit mieux que l’écrivain n’écrit !

Sémantique

On en avait parlé il y a quelques mois, quelques années même, d’un site qui permettait de construire un nuage des mots utilisés dans un flux RSS. Il s’agit de wordle.net. J’ai refait un test avec le contenu de ce blog et ça donne ceci :

wordle.net

Source : http://www.wordle.net/, licence Creative Common by-cc

On y retrouve quasi exclusivement les mots utilisés dans le billet précédent. Pas très significatif pour le coup. Il faudrait peut-être que je me remette à écrire des histoires… au lieu de ne publier que des photos :-)


C’est un billet de stefirst qui m’a donné l’idée de refaire ce test, après avoir lu avec intérêt l’analyse que tire Akynou de divers tests effectués sur quelques sites.

Paris-Web 2009

J’ai passé deux jours, hier et avant-hier, à Paris-Web 2009, la conférence la plus mieux bien du monde français de France, et bien sûr je n’ai pas oublié mon appareil photo. Du coup ça donne ces quelques images disponibles sur Flickr.

Paris-Web 2009

Une des meilleures présentations, Paris-Web 2009.

Éclectique, professionnel, de haute qualité, une attention de tous, des présentations remarquables, des moments de rires et de fous-rires, une organisation particulièrement bien rodée, pas de couac. Il n’y a que là que je vois tout ça en même temps. Bref, j’avais zappé (involontairement) les éditions 2007 et 2008, et je compte bien revenir l’année prochaine !

Plus d’information sur l’événement sur le site de Paris-Web, ou encore sur Flickr en suivant le tag parisweb2009, et bien évidemment sur Twitter en suivant le hashtag #parisweb.

Promotion réservée aux adhérents

Ce matin j’ouvre mon courrier (électronique) et je lis qu’une offre spéciale est réservée aux adhérents de la FNAC. 10% de réduction accordée sur l’ensemble du site en ligne — avec la petite étoile de rigueur bien sûr, mais la partie qui m’intéresse en ce moment peut en profiter. Je me rends donc sur les pages idoines du site pour voir s’il ne serait pas temps — et bien en avance sur mes projets — de m’offrir l’objectif macro que j’ai pour l’instant mis sur ma liste cadeaux chez Amazon[1].

Voilà l’objet que je guigne :

canon-100mm-f2.8-usm-macro.jpg

Canon 100mm f/2.8 USM Macro

Un objectif que je destinerai à la macro, mais pas seulement. La page correspondante sur le site en ligne de la FNAC m’apprend qu’il est vendu 599,90 € non déduit la promotion, ce qui le fait à 539,91 €. Je vais alors comparer au prix pratiqué par Amazon pour constater la bonne affaire que je ferai en profitant de la promotion. Que vois-je ? Il est vendu 504,85 € ! Soit 35 € moins cher que le prix promotionnel de la FNAC qui n’est d’ailleurs valable qu’aujourd’hui dimanche.

Je me dis qu’il s’agit peut-être que d’un cas particulier, alors je refais la même comparaison avec un bijou bien au-delà de mes possibilités :

canon-50mm-f1.2-l-usm.jpg

Canon 50mm f/1.2 L USM

Vendu 1 499 € à la FNAC, donc 1 349,10 € une fois la promo appliquée et chez Amazon, 1 299,95 € ! Encore une fois l’avantage n’est pas là où l’on croit. Encore 50 € de différence.

Seul le dernier objectif que je prendrais surement un jour où l’autre et qui est plus raisonnable que le précédent question prix soutient la comparaison. Jugez plutôt :

canon-50mm-f1.4-usm.jpg

Canon 50mm f/1.4 USM

Vendu 389,90 € à la FNAC, soit 350,91 € déduction faite des 10% et 349,95 € chez Amazon.

Conclusion, les promos ne sont pas toujours des promos ! Faisez attention les gens avant de vous précipiter ;-)

PS : Vous pouvez cliquer sur les images des objectifs pour constater le prix annoncé à la FNAC.

Notes

[1] N’y voyez pas là un appel du pied à gentil mécène — bien que je ne refuserais en aucun cas un tel geste, mais plutôt un moyen pratique de garder sous le coude mes envies d’achats pour le futur.

Le cimetière des chaînes

Très régulièrement je vois passer dans mon agrégateur tel ou tel billet en réponse à une sollicitation d’une des chaînes en circulation sur le Net. Que ce soit la sixième image du sixième dossier, etc ou bien encore décrire jour après jour pendant un mois ses petits travers et que sais-je encore, j’ai perdu le compte depuis que je traîne mes guêtres sur internet. J’ai tout de même remarqué avec amusement qu’il y a un nombre croissant de ces billets qui, au lieu de désigner le ou les suivants, préfèrent laisser le libre choix à ceux qui passeraient par là.

Combien ont été repris ? Je suis quasiment sûr qu’il n’y en a qu’une infime fraction si j’en juge à la remarque que je me fais souvent et qui me fait dire que si l’auteur n’a pas jugé bon de me désigner alors je ne suis pas concerné. C’est biaisé, complètement subjectif, mais je pense que je ne suis pas le seul à réagir ainsi. Que deviennent ces chaînes dans ce cas ? Toutes ces petites branches qui meurent sans avoir été reprises. Existe-t-il un cimetière des chaînes où viendraient s’échouer ces dernières contributions. Pourquoi ne pas finir en désignant comme suivant une nécropole dans laquelle on pourrait, avec un peu de recherche, retracer sa vie et remonter pourquoi pas jusqu’à son origine.

Dites-moi ce que vous pensez de cette idée et reprenez-là chez vous, et pour être sûr d’obtenir des réponses je désigne chaque lecteur de ce billet pour la reprise de cette chaîne. \o/

Le B.A.BA de l'ABC de Dotclear

Il était une fois, patati et patata, bloguer c’est bien beau mais ce n’est pas à la portée du premier passant venu. Combien de fois avons-nous lu ou entendu la phrase « C’est compliqué, laisse, je vais le faire à ta place ! », hein ? Eh bien mâame Kozlika la fée s’est dit un beau matin que cela suffisait bien. Et hop, une formule magique, un peu de potion miraculeuse et la voilà accompagnée de quelques bougres pour prendre la main et enseigner à tous ceusse qui n’osent pas.

novices_bg_top2.png

Vous trouverez là-bas un pas à pas qui avance à un train de sénateur, des fiches pratiques qui détaillent des notions qui paraissent évidentes à la plupart mais justement pas à ceux qui n’ont jamais eu le temps d’apprendre ce qui se passe derrière l’écran, un petit glossaire, et puis surtout vous pourrez poser toutes les questions qui vous chagrinent, des plus saugrenues aux plus complexes (enfin pas trop, on est pas non plus des sorciers bien qu’on puisse toujours faire appel à quelques lumières qu’on garde à la cave pour nos besoins personnels).

L’idée (de la) maîtresse : apprenez le minimum pour vous lancer dans le grand bain sans bouée, pour installer et utiliser un blog bien à vous.

PS : Les cancres sont les bienvenus, surtout les cancres d’ailleurs ;-)

Le web n'est pas le print

Finalement tous mes efforts pour faire du web quelque chose de comparable au “print” sont vains. Depuis quelque temps j’essaye d’intégrer une mise en place de la césure optionnelle dans les textes affichés (billets et commentaires) afin d’obtenir un gris typographique du plus bel effet sur des textes justifiés. J’ai donc récupéré un code qui permet de le faire pour quelques langues comme le français, l’anglais, etc. Dans l’absolu pas de soucis. La transformation s’applique correctement, bien qu’elle augmente de manière significative la taille des textes enregistrés dans la base de données. Mais quand on aime la belle typo, on ne compte pas, n’est-ce pas ? Tous les navigateurs ont l’air de le supporter correctement, la vie est belle.

Et puis quelqu’un m’a demandé comment le moteur de recherche de Dotclear allait réagir à la présence de cette entité (­) dans les mots. Évidemment l’indexation n’en tient pas compte, en fait il considère ce caractère spécial comme n’importe quel autre caractère — ainsi le mot “discipline” sera indexé sous la forme “disci­pline” et pas sous sa forme naturelle — ce qui dénature complètement cette fonction. J’ai alors décidé de ne plus enregistrer la mise en place de la césure optionnelle mais de faire en sorte de l’appliquer uniquement au moment de l’affichage. On retrouve alors un moteur de recherche fonctionnel et une économie au niveau de la place occupée dans la base de données, tout ceci au détriment — que je n’ai pas expressément mesuré — de la vitesse d’affichage des pages HTML, puisque les caractères de césure sont dorénavant mis en place à la volée dans les textes juste avant leur affichage.

Et puis quelqu’un — le même d’ailleurs — m’a demandé comment les moteurs de recherche comme Google et consort allaient réagir à la présence de cette entité. Et bien soit ils réagissent comme le moteur de Dotclear, à savoir qu’ils considèrent ce caractère comme n’importe quel autre caractère constitutif du mot, soit, comme Google, comme un caractère séparateur de mot tout comme l’espace, le tiret, etc peuvent l’être. Du coup un texte correctement modifié pour permettre la césure, ce que prennent en compte les moteurs de rendu des navigateurs, n’est plus du tout indexé correctement par les moteurs de recherche !

Conclusion, il n’est pas possible aujourd’hui de proposer une césure optionnelle qui soit efficace et non intrusive pour les moteurs de recherche. Il va falloir attendre que ces derniers s’adaptent, ce qui peut prendre un certain temps voire même un temps incertain, et supprimer cette fonction en attendant des jours meilleurs. Peut-être d’ailleurs que les générations futures de nos navigateurs auront la bonne idée d’appliquer la césure eux-même, sans troubler les robots d’indexation et rendront du coup obsolète cette entité HTML qui existe pourtant depuis 1993 (au moins) !

Dommage…

Subliminal ou pas ?

Depuis quelque temps je suis quelques sites qui parlent essentiellement de développement web et de design. Un des sites qui fait partie de cette sélection se nomme Smashing Magazine, site qui je suppose n’est pas inconnu de certains d’entre vous. Le 31 décembre dernier, je vois passer un billet de chez eux dans mon lecteur de flux RSS et qui portait le titre « 50 Incredible Stop Motion Videos ». Je l’ouvre, je regarde les quelques premières vidéos proposées et je tombe sur celle[1] qui montre — en slow-motion — comment reconstruire un Rubik-cube 7x7x7. J’admire d’un œil de technicien les solutions retenues pour l’engrenage de toutes les petites pièces quand soudain je vois passer une image qui m’étonne. Pensant avoir mal vu, je rembobine et je repasse quasi image par image jusqu’à celle qui m’avait intriguée. La voilà, à exactement 1 minute 10 secondes du début :

L'image en question (1 minute 10)

J’ai laissé un commentaire pour m’étonner de cela, mais visiblement il est passé inaperçu par l’auteur et par les autres commentateurs. Est-ce finalement banal que je sois le seul à m’interroger ?

PS : J’ai vu passer aujourd’hui un autre billet sur le site abduzeedo qui reprend aussi la même vidéo !

Notes

[1] Si vous la cherchez dans le billet, c’est la onzième.

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