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Le flou de la rampe

Le flou de la rampe

Mot-clé : rencontre

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Paris-Carnet - Édition juillet 2010

Un Paris-Carnet de retrouvailles car certains avaient fait le voyage de loin, d’encore plus loin et même de très très loin (en fait plus loin, y’a pas). Certains ne se connaissaient qu’à travers leurs lectures respectives et se sont enfin rencontrés. C’est très plaisant d’assister à ça bien qu’il ait fallu que je rentre plus tôt que j’aurais souhaité pour coucher le minot qui assistait à son premier Paris-Carnet. Comme les grands il a pu s’assoir sur un des hauts tabourets devant le comptoir et du haut de ses onze ans qu’il porte fièrement il a dégusté un verre avec des bulles dedans. J’ai une photo de ça que je garde dans un coin ;-)

Retrouvailles

Le mois prochain le Paris-Carnet se passera sans moi, par contre nous allons probablement organiser une session bigoudène le premier mercredi du mois d’août. P’têt même qu’on fera quelques répétitions avant et pis après aussi, hein ?

En attendant toutes les photos que j’ai prises et qui sont à peu près potables sont visibles ici et également par là.

Paris-Carnet - Édition juin 2010

Moins de monde que prévu à cette édition du Paris-Carnet de juin où il n’y avait quasiment que de vieux blogueurs, ceux qu’on appelle les dinos ! Pourtant le Capitaine avait annoncé sa venue depuis l’autre côté de la mare et contrairement à la session de l’automne 2009 où il était présent aussi, peu ont répondu à son appel.

Sans façons

Je continue de mon côté les expérimentations avec les photos que je fais là-bas, cette fois-ci en poussant un peu dans les extrêmes certains réglages. Pas tout à fait sûr de la pertinence du résultat, bien que certaines me plaisent assez.

À noter sur la carte de l’Assassin, du magret de canard assez savoureux ;-)

Toutes les photos sont visibles ici, comme d’habitude, et également par là.

Paris-Carnet - Édition avril 2010

Peu de monde pour la mensuelle réunion de la blogosphère francilienne. Quelques défections dues à des contraintes personnelles, probablement un peu plus à cause de la grève qui a débuté ce mercredi dans les transports en communs ce qui va rendre ce Paris-Carnet très recentré autour des quelques parisiens et d’un ou deux courageux qui sont venus de loin et qui le fréquentent assidument ; et bien sûr l’essoufflement constaté depuis que Laurent est parti de l’autre côté de la mare aux canards — j’en profite pour signaler ici la création de son nouveau carnet exclusivement dédié à la mer et qui m’enchante déjà, cet homme a un don pour raconter l’histoire des bateaux. Bladsurb me le faisait remarquer hier, toutes les tables de pédéblogueurs ont disparu ! Ça confirme l’impression que j’avais depuis quelques mois.

Penchant

Il n’y avait, au plus fort de la soirée — en tout cas pendant le temps où j’y étais — que 3 tables occupées par les quidams du Paris-Carnet. C’est peu. Je me souviens de sessions où on avait du mal à circuler entre les tables pour aller discuter avec l’un ou l’autre, et que le trottoir était tout aussi encombré de fumeurs. Ça sent la fin d’une époque, à moins que les beaux jours et pourquoi pas un autre endroit vienne redonner un peu d’allant à ce rendez-vous ? Je me demande d’ailleurs si on ne tiendrait pas tous sur la terrasse du O’Cantina !

Peu de photos également, par manque de sujets nouveaux dans cet endroit devenu très familier avec le temps et dont le décor qui, même si Hadrien l’améliore mois après mois, ne varie que doucement. Peu de monde implique peu de portraits à part celui du patron en train d’écrire consciencieusement sur la porte de son établissement un texte que j’avais du mal à déchiffrer d’où j’étais assis — j’avoue avoir oublié de le lire en partant, pressé de rentrer au chaud sous la couette.

L’album des quelques photos est visible par ici, ou encore par (dont je préfère la présentation).

Le marathon d'Otir

L’année dernière, pour encourager les dons pour financer l’école qui accueille un des fils d’Otir, autiste, Pablo avait proposé de sponsoriser chacun des kilomètres qu’il allait parcourir lors du marathon de Madrid en 2009. Tous les kilomètres avaient ainsi été choisis, contre don sonnant et trébuchant, par les différents lecteurs de son blog et de ceux qui en avaient été directement ou indirectement informés.

Logo du marathon de Paris 2010

Aujourd’hui, à l’aube de courir le prochain Marathon de Paris, le 11 avril prochain, Pablo nous propose de renouveler l’opération. J’ai donc choisi, cette nuit, le kilomètre 30, après avoir usé (modestement) du module de don accessible chez Otir[1].

À mon tour je relaie ici l’appel de Pablo. Vous verrez ce n’est pas très compliqué, pas plus que fatiguant, en tout cas beaucoup moins que ce à quoi sera confronté Pablo dimanche en huit. Tout est expliqué sur cette page. D’ailleurs si certains d’entre vous sont à Paris ce jour-là, il propose de venir l’encourager le long du parcours, et plus spécialement au kilomètre 29 où il a prévu de faire une mini-pause le temps de saluer quelques visages et/ou quelques pseudos.

Notes

[1] Voir dans la colonne de droite, vers le bas, sous le titre « Levée de fonds pour F.E.C.A. »

Achtung

Je me souviens d’une semaine un peu particulière vécue il y a de ça quelques années. L’endroit était sombre, plutôt chaud et moite, avec une poussière sombre flottant dans l’air qui donnait une impression étrange, presque angoissante.

L’homme présent là vaquait à ses occupations sans s’occuper de moi. Il avait aménagé un coin de la grande salle à l’aide de vieux casiers et ainsi s’était reconstitué un petit salon-cuisine et une chambre. Un vieux lit de camp, une malle en fer, une table et deux chaises constituaient les seuls meubles visibles. Tout le reste était posé à même le sol, gazinière, bouilloire électrique, une pile de vieux magazines en allemand…

Une faible lampe nue luisait vaguement au dessus de nos têtes alors que j’étais entré. Il était vingt heures. Je me tenais un peu en retrait de la table en attendant qu’il me dise quoi faire. Pas un signe, pas un geste, rien qui puisse m’indiquer qu’il m’avait vu arriver. Quelques minutes avaient passé. Il s’était ensuite levé, avait rempli sa bouilloire et mise à chauffer.

« Ja ? » m’avait-il dit en allemand.

Je lui avais répondu que j’étais détaché ici pour la semaine conformément au planning prévu au début du mois. Je ne savais pas s’il me comprenait et alors que je terminais ma phrase il s’était retourné et avait attrapé un gros cahier corné qui était posé sur le coin de la table.

« Name ? » avait-il poursuivi, toujours en allemand. Ne comprenant pas je lui avais demandé de répéter sa question. « Nom ? Name ? » avait-il repris l’air agacé. J’avais alors décliné mon patronyme pendant qu’il le notait avec un crayon noir. Ce sont les seules paroles que je lui avais entendu prononcer ce soir. Il m’avait montré un coin, au fond de la grande salle, juste après un renflement du mur et était retourné à sa lecture.

J’avais repris mon sac que j’avais posé à mes pieds et m’étais alors dirigé vers l’endroit désigné. Un lit en fer finissait de rouiller dans un coin. Un vieux matelas, une couverture élimée, un traversin complètement défoncé étaient les seuls objets présents. J’avais glissé mon sac sous le lit après en avoir extrait mon sac de couchage. Rien d’autre à faire que d’observer, à dix mètres de là au moins, l’homme affairé à sa lecture.

La nuit avait passé jusqu’à tôt le matin où j’avais senti quelqu’un me secouer l’épaule. « Achtung ! » répétait-il. Je m’étais relevé, encore à moitié endormi et l’avais observé. Il tenait une tasse fumante dans la main. Une fois extrait de mon sac de couchage il m’avait tendu la tasse et était reparti aussitôt en me disant « Gut, gut, … und kommen … », ou quelque chose d’approchant. Mes deux ans d’allemand que j’avais vaguement suivis à l’école ne me suffisait pas à comprendre tout ce qu’il disait. Il était cinq heures du matin.

Il était plutôt petit et bien enrobé, plutôt âgé. Quelques cheveux grisâtres voire jaunâtres dépassaient de la casquette informe qu’il portait sur le crâne. Comme la veille il était vêtu d’un bleu de chauffe et d’un cardigan gris. De grosses chaussures délacées qu’il portait comme des mules martelaient le sol à chacun de ses pas.

J’ai commencé à boire ce qui ressemblait à un vague café très chaud et pas sucré tout en l’observant se rassoir à sa table. Il notait laborieusement quelques mots sur son cahier lorsque je m’étais enfin approché. Une fois sa tâche finie il s’était levé et m’avait fait signe de le suivre…

J’ai sué quelques litres d’eau pendant les deux heures durant lesquelles j’ai trimé dans le tas qui trônait au milieu de la réserve. La pelle était facile à plonger mais c’était plus compliqué de conserver son contenu à l’intérieur le temps de la verser dans la brouette. Une fois pleine il fallait que je l’amène juste à côté de l’endroit où je dormais, que j’ouvre l’une des deux portes et que je vide le contenu dedans, tout en prenant garde de ne pas me brûler. Elle était gourmande le matin, la chaudière de la garnison qui ronflait derrière les vitres épaisses et fumées.

J’ai passé deux heures le matin, deux heures en début d’après-midi et deux heures en début de soirée, tous les jours de cette semaine, à la nourrir, pendant que le vieux chauffagiste se livrait à son occupation favorite. Il ne quittait ses magazines que pour venir, une fois de temps en temps, vérifier que je faisais correctement mon boulot et après une série de « Gut, gut ! » il finissait en disant un « Achtung ! » curieux et dont je n’ai jamais compris la raison.

Je ne sais pas combien de tonnes de charbon j’ai trimbalé entre la remise où il était stocké et la chaudière où il était consommé, j’exagère probablement en parlant de tonnes. Je ne sais pas combien de milliers de pages le vieil Allemand a lu pendant mes journées passées dans ce sous-sol, j’exagère probablement en parlant de milliers. Je sais pour avoir eu le temps de les compter, les secondes et les minutes et les heures écoulées à attendre l’heure du repas suivant, celui au menu unique et récurrent des boulettes noires, j’exagère probablement en parlant de… Qu’est-ce que je m’étais emmerdé pendant ces journées !

Paris-Carnet - Édition mars 2010

Quelques photos de la dernière édition du Paris-Carnet vous attendent comme j’ai l’habitude de faire sur mon compte Flickr, dans cet album. Cette fois-ci j’ai mélangé couleurs et monochromes et ai varié un peu le post-traitement, entre autre avec celle-ci[1] :

Disjonction

Comme prévu j’ai pu exposer les tenants et les aboutissants, surtout pour moi, du scandale survenu récemment. Tout le monde a bien voulu admettre l’ignominie des responsables, je crois, ou alors ils ont eu pitié ? Bref, on a causé photo — comme c’est étonnant — avec quelques uns, couleurs, bulles et perles avec quelques autres. C’était à la fois instructif et amusant. Saviez-vous que les bulles de savon possédaient trois couches ? Saviez-vous qu’au moyen-âge les peintres et les tisserands, pour décorer les monuments et teindre les tissus, ne mélangeaient jamais les pigments ? Que le lapis lazuli — d’une profonde couleur bleu outremer — était le plus beau et le plus cher ? Etc, etc.

Côté gastronomie, toujours pas de nouvelle carte comme j’espérais pourtant. Dommage car je commence à me lasser et je trouve d’ailleurs que la qualité a un peu baissé. Peut-être que le nouveau chef embauché par le patron a besoin de trouver ses marques ? À vérifier la prochaine fois !

PS : Comme toujours, si vous apparaissez sur une ou plusieurs des photos que j’ai publiées et que vous souhaitez que je la retire, n’hésitez pas à me le faire savoir. Je le ferai dès que possible.

Notes

[1] Prise au beau milieu d’une coupure d’électricité qui nous a plongé dans la pénombre des seules bougies jusqu’à ce que le disjoncteur soit réenclenché.

Un scandale est arrivé

Ce soir c’est une nouvelle édition du Paris-Carnet qui s’ouvrira. L’heure est grave et pour faire bonne figure et avoir un sujet de conversation universel et fédérateur[1] j’ai choisi de préparer à l’avance quelques informations de la plus haute importance au sujet de ce qui a été élaboré il y a quasiment cinquante ans et qui n’avait jamais fait l’objet depuis de la moindre modification. Je me souviens encore de l’envie irrépressible qui m’habitait lorsque je m’apercevais qu’un sachet tout neuf de ces merveilles avait élu domicile dans un des placards de la cuisine quand j’étais petit.

C’est du bonbon le plus vendu dans le monde — ce record a été dument enregistré par le Guinness World Records — et qui est apparu en 1961 dont je veux parler. Il est plus vieux que moi et il s’en vend environ 4000 tonnes tous les ans. Pas mal n’est-ce pas, joli succès ! Ordonque voilà-t-il pas que ces messieurs ont changé non seulement la décoration du papier qui entoure cette friandise incomparable entre toute mais également son contenu ! C’est là qu’est le scandale. Ils ont changé et dénaturé mon bonbon fétiche. Celui que j’avais goulument avalé pendant mon sevrage tabagique d’il y a quelques années. Les rustres, les sauvages, et sans prévenir qui plus est. Nulle mention de nouvelle recette sur le paquet, aucun avertissement, rien.

Pour la première fois, hier, alors que j’avais goûté les différents parfums présents dans le sachet j’ai remis ceux qui restaient sur la table dans le paquet fraîchement arrivé dans le placard de la cuisine. Ce qui ne m’était jamais arrivé depuis que je les avais goûtés pour la première fois alors que j’étais enfant. Vous vous rendez-compte ? J’ai délibérément écarté des Régal’ad ! J’avais eu un mauvais pressentiment en voyant le changement dans l’emballage. Un papier plus cheap, moins joli, sur fond vaguement coloré. Fini le joli papier blanc glacé et les couleurs flamboyantes qui promettait le délice à venir. Et puis le goût qui n’est plus le même. J’ai pourtant essayé celui au citron, et puis celui à la cerise espérant retrouver la sensation passée, mais non. Le pire restera tout de même celui à la framboise. Une quasi abomination celui-là. Je suis dégoûté, ma vie n’aura plus la même saveur…

Tout fout le camp moi je dis. Tout fout le camp. D’ailleurs il paraît même que la carte de l’Assassin a changé depuis quelque temps ! C’est dire si tout fout le camp… J’espère qu’ils continuent tout de même à servir de la Guinness qu’on puisse débattre à loisir de ces hérésies ;-)

PS : J’ai voulu illustrer avec une photo des anciens emballages et des nouveaux mais pas moyen de mettre la main sur des photos libres de droit. De plus je n’ai plus aucun exemplaire des anciens, des précieux, ils sont perdus, à jamais — enfin j’espère que non, mais bon. Quand aux nouveaux… je préfère les oublier.

Notes

[1] C’est une coutume que j’ai repéré sur quelques blogs, lorsqu’un Paris-Carnet arrive, on voit fleurir ici et là quelques billets, publiés à point nommé, comme s’il était besoin de cela pour justifier sa présence dans ce rendez-vous historique de blogueurs ce qui est un aveu de méconnaissance de la règle qui veut que n’importe qui, non blogueur compris, puisse s’y présenter et y être accueilli à bras ouverts.

Vrac en flash

Côté photo j’ai pris mon courage à bras le corps et je me suis décidé à, d’une part, faire un gros ménage plutôt agressif dans ma bibliothèque de photos, et d’autre part à remettre à plat la liste de mot-clés que j’utilise. Résultat des courses, plus de 6000 photos parties sans regrets à la poubelle numérique et les quelques 5000 restantes revues côté tags — étape pas tout à fait finie, je termine une dernière passe, c’est comme la correction de texte, il reste toujours des coquilles ou des oublis. Je m’en sors avec une vingtaine de mot-clés ce qui me permet en étant assez large de couvrir tout le champ de mes photos et de ne pas y passer trop de temps.

Côté blog, un petit nouveau vient de voir le jour, sur un sujet que j’affectionne particulièrement, la mer. C’est Laurent qui officie sur ce thème et qui nous gratifie des quelques nouvelles qu’il glane ici et là.

Côté rencontre, les sirènes retentiront après-demain à midi comme prévu pour signaler le prochain Paris-Carnet qui se tiendra à l’Assassin comme d’habitude. Vous m’y trouverez, plutôt en début de soirée, toujours planqué derrière mon appareil photo. Pensez à vous passer un coup de peigne avant de venir, ou bien portez un masque !

Côté photo et blog bis pour signaler la nouvelle moisson d’images de Dame Kozlika qui commence à avoir un joli coup d’œil. Son appareil tout récent a l’air de tenir ses promesses ! J’aime particulièrement celle-ci[1].

Sur ce je retourne éplucher l’horoscope de m’dame la terre pour voir si l’hiver va encore durer 3 mois ou pas. Normalement si Vénus et Pluton sont alignés, on devrait avoir un hiver froid et humide jusqu’à mon anniversaire, comme d’habitude… je vous laisse chercher l’erreur la dedans ;-)

Notes

[1] Oui je fait du hot-linking — c’est-à-dire utiliser un média stocké ailleurs — mais comme nos deux blogs sont sur le même serveur, ça ne change rien aux ressources consommées.

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