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Hérissons

Hérissons

On efface rien et on continue !

C’est à peu près le mot d’ordre qui (me) convient pour l’année qui commence et la photo qui accompagnera ce billet tout au long de la journée illustre bien cela. Une nouvelle année est mise à l’eau, il n’y a plus qu’à barrer ferme, tenir bon les voiles pour aller là où l’on souhaite, même si parfois il faut tirer quelques bords qui donnent l’impression de faire demi-tour. Finalement on arrivera au bout ! Hissez haut !

J’ai encore cinquante zilliard de photos à trier pour en sélectionner quelques unes à publier ici et ailleurs. J’ai encore cinquante zillion d’idées à mettre en chantier pour en publier quelques unes ici et peut-être ailleurs. J’ai encore cinquante bises à faire (au moins) à tous ceux à qui je n’ai pas encore souhaité la bonne année. Ça va être un feu d’artifice de poutous baveux au prochain Paris-Carnet !

J’ai l’impression que les gens autour de moi sont visiblement plus heureux qu’il y a un an et ça spa mal du tout je dirais ! Continuez, j’aime bien ça :-)

Faire-part

Mille cinq cents entrées, plus de onze mille échanges.

Et si, jour après jour, chacune de ces entrées disparaissaient comme elles sont venues ? Et si, jour après jour, les échanges qu'elles ont suscitées disparaissaient avec ? C'est la question saugrenue qui m'est venue à l'esprit ce matin en composant cet avis. Je pourrais faire en sorte qu'à partir de demain, le premier billet, publié en octobre 2004, soit retiré de la publication avec les commentaires qu'il comporte. Et ainsi de suite jusqu'au néant prévisible dans … quatre ans environ. Curieuse façon de penser la vie et la mort d'un blog n'est-il pas ?

Mais d'abord, est-ce qu'un blog est vivant ? Pas plus qu'un livre ou un carnet posé sur une table ou qui traîne dans le fond d'un sac — j'en ai un, fidèle, qui ne me quitte jamais bien que je ne l'utilise qu'épisodiquement. Il faut l'ouvrir, avoir envie de le lire après les premières lignes, susciter la réflexion, l'émotion, l'étonnement, que sais-je encore pour l'animer. Est-ce qu'un blog peut se suicider, s'annihiler en se vidant à rebours ou chronologiquement comme je l'évoquais plus haut ?

On peut le vider, comme on viderait une boite, un sac d'aspirateur, ou une vieille malle des Indes, on peut aussi le conserver dans un coin du grenier ou d'une cave. On peut aussi choisir de l'exposer comme une nature morte, tiens encore ce mot qui revient, comme un témoignage des journées et des nuits passées par ici. Ici, mais où ? Ce n'est pas un endroit non plus. On dit qu'on va lire tel ou tel blog, comme s'il fallait se déplacer pour le consulter, alors qu'il n'est fait que d'électrons et de photons, de particules plus ou moins magnétiques stockées quelque part et dupliquées et reproduites à la demande.

Ce n'est pas une chose vivante, ce n'est pas un endroit, c'est une mémoire. C'est la mémoire de quatre années à partager, à rencontrer et à se passionner. Je connais des stakhanovistes de l'archivage. Je me dit parfois que je ne suis pas loin d'en être un moi-même, mais seulement pour certaines choses car j'aime me débarrasser de ce qui m'encombre de temps en temps. D'ailleurs, en ce moment, … mais c'est une autre histoire que je ne raconterai pas ici. Ailleurs mais pas ici. Cette mémoire, dont vous lisez un dernier fragment, est un peu trop exposée, pas assez anonyme, j'y ai perdu la liberté de ton et de parole que je voudrais avoir aujourd'hui. Je m'auto-censure, de plus en plus et je n'aime pas ça.

Depuis quelques semaines déjà, l'envie est là. L'envie de me créer un nouvel espace, une nouvelle mémoire qui soit moins sujette à questionnements au moment d'écrire et de publier. Parce que j'ai des envies d'écriture et quelques histoires à vous raconter. Certaines seront vraies, d'autres moins. J'ai aussi des images qui me plaisent et que je voudrais continuer à vous montrer. Ici je referme la porte et les volets doucement. Les commentaires resteront possibles encore quelques jours, le formulaire de contact restera accessible tant que ce blog continuera d'exister — tiens nous revoilà à parler de l'existence d'un immatériel ou presque — mais je n'écrirai plus ici, je ne publierai plus ici, pas plus que je n'indiquerai ici l'ailleurs où je me rends — tiens ! Me revoilà à voyager vers un…

Ce billet est convenu. Il m'est arrivé d'en lire des comparables de temps en temps sur des blogs que je suivais alors. Le ton est souvent identique, souvent quelques regrets, des envies non satisfaites ou au contraire comblées. Souvent je me suis demandé s'il fallait écrire cela. Souvent je me suis demandé si, par respect pour ceux qui me lisent encore ce jour, je devais user de bienséance, annoncer cette disparition et une naissance. Souvent je me suis demandé si je devais quelque chose à ceux qui sont venus animer cet endroit, ceux qui m'ont permis des rencontres bien réelles — certaines ô combien magnifiques —, et comme je suis bien élevé je choisis de le faire.

Tout cela sonne faux bien sûr. C'est très égocentrique, tourné vers moi, ce blog est aussi ça. Parce que j'ai envie que certains me suivent. Parce que j'ai envie de ne pas rompre le contact. Parce que j'ai envie. Un blog est avant tout ce qu'on montre de soi. Il compose une quasi personnalité, parfois de fiction, parfois bien réelle, souvent balançant de l'un à l'autre. Vous ne savez pas tout de moi, mais bien plus que certains proches et pourtant j'ai pesé mes mots, mesuré mes propos.

Ailleurs sera nouveau et finira peut-être comme ici, allez savoir… je ne me pose pas la question. Hardi et hauts les cœurs !

Coquille

La coquille est encore solide, mais cela bouge à l'intérieur. D'ici quelques semaines, il se fendra pour donner une nouvelle vie à un ailleurs. Moins d'images probablement, plus de textes certainement, moins de techniques assurément, et dans tous les cas, beaucoup plus de libertés.

À suivre…

Petit inventaire matérialiste

Qu'ai-je ? Qu'ai-je à récupérer de personnel ? Quelques vêtements, quelques dizaines de livres et de DVD bien que ces derniers me soient devenus beaucoup moins important depuis quelques temps — je ne crois pas avoir regardé la télé autrement que d'un coup d'œil distrait et furtif depuis au moins deux mois, sauf pour quelques spectacles lyriques de grande qualité. Des lettres, de la correspondance privée — qui ne l'est plus vraiment depuis quelques temps j'ai l'impression —, quelques rares photos, quelques objets auxquels je tiens, quoique… En fait pas grand chose. Des meubles, ceux dont j'ai hérité au moins, rien de vital pour l'instant.

Trois grandes malles suffiraient je pense à tout emballer, hormis les meubles bien sûr. Et encore ! Les livres par exemple, je les ai lus au moins dix fois chacun. Il suffit que je relise les quelques premières pages pour me souvenir de la fin. Il fût un temps où j'en achetais un — et le lisait — dans la semaine, voire moins. C'est depuis longtemps un luxe que je n'ai plus. Les DVD, c'est idem, je les ai vus au moins dix fois chacun si ce n'est plus. Finalement, il ne reste que les vêtements et quelques lettres et objets personnels et il suffirait probablement de deux grandes malles pour emmener tout ça.

À côté de ça, je suis (presque) propriétaire d'un bout appartement — pas sûr d'ailleurs qu'il reste longtemps dans mes actifs, et même pas sûr d'en récolter finalement le fruit —, de vieilles voitures fatiguées et usées qui coûtent beaucoup plus qu'il ne serait raisonnable, et ce n'est pas près de s'arranger entre le prix du carburant et des réparations à faire encore. Des biens dont je voudrais pouvoir arrêter rapidement de payer leurs usages.

J'en connais qui vont me dire que tout cela n'est pas important, qu'il faut s'attarder à plus précieux et ils auront raison. Je leur donne raison. Je fais juste cet inventaire bâclé pour montrer que finalement je n'ai pas grand chose et que ce pas grand chose j'ai passé vingt ans à l'amasser. Juste un inventaire pour me souvenir que finalement l'important n'est pas là mais bien ailleurs, pour se rappeler qu'il faut ne pas s'attacher à ce genre d'envies car elles aliènent.

Juste un petit inventaire matérialiste pour clore le sujet.

101 choses en 1001 jours - Fin

Voilà, la date limite est passée depuis quelques jours et je n'ai pas fini, et de loin, la longue liste de choses à faire que j'avais constituée il y a un peu plus de mille jours. Sur les cent une choses il m'en reste en effet vingt-sept non effectuées. Parmi celles-ci il y en a quelques unes qui seront probablement faites d'ici quelques temps, je pense entre autre à :

  • Acheter une moto.
  • Acheter un casque de moto.
  • Manger des crêpes en Normandie.
  • Visiter le musée du Louvre.
  • Faire une balade en bateau-mouche.

D'autres seront peut-être faites un jour, mais quand ? Allez savoir :

  • Lire l'intégrale de "Harry Potter" en un mois.
  • Apprendre à faire de la planche à voile.
  • Acheter un bonsaï.
  • Refaire du roller.
  • Dormir à la belle-étoile.
  • Faire des achats dans une ferme.
  • Manger un clafoutis.
  • Fabriquer un bonhomme de neige.
  • Apprendre à faire un nouveau coktail.
  • Jouer aux échecs.
  • Lire "L'alchimiste" de Paulo Coelho.
  • Faire une partie de mini-golf.
  • Envoyer un message dans une bouteille.
  • Acheter une table basse.
  • Fabriquer un origami.

Quand à ces dernières, elles relèvent plus de la science-fiction qu'autre chose aujourd'hui :

  • Développer le plugin Nono pour Dotclear 1 (n'a plus aucun intérêt).
  • Faire arrêter la cigarette à ma femme.
  • Acheter un vélo à ma femme.
  • Construire un barbecue.
  • Ranger et trier le garage.
  • Gagner à un jeu de hasard (bien que ça m'arrangerais particulièrement si c'était une très grosse somme).
  • Mettre du parquet à la maison.

Je sais que certains se lancent à nouveau dans une nouvelle liste une fois la première terminée, mais je ne les suivrai pas sur ce chemin. Je n'ai pas envie de programmer les trois années qui viennent avec une liste de contraintes — car finalement elles le deviennent si l'on se prend au jeu. C'était, il me semble, la première chaîne à laquelle je participais et c'est probablement pour cela que j'en parle encore aujourd'hui. Je clos donc cet épisode avec tout de même la grande satisfaction d'avoir barré la dernière chose tout à l'heure. Celle-ci :

  • Ne pas refumer \\o/

Chaleur

Enfin un peu de chaleur dont on profite dans le jardin avec une légère brise qui rafraîchit. L'été commencerait-il aujourd'hui à cette latitude ? Pas sûr, car si j'en crois les prévisions météo qu'on trouve sur internet, il n'est pas encore question de fortes chaleurs ou même de canicule. Dommage car je trouve qu'un été sans cela est bien triste.

Une promenade le long d'une rivière, à l'ombre des arbres et avec la fraîcheur de l'eau qui remonte. Simple répit entre deux jours de grisaille ou l'été s'installe enfin ? Y'a plus de saison ma bonne dame, ou mon brave, c'est selon. Pourtant j'ai des souvenirs d'étés francs et chauds lorsque j'étais enfant, pas vous ? Les beaux jours commençaient fréquemment en mai et en juin les sandales étaient de sortie. Et ça durait jusqu'en septembre, au moins !

Pause

Enfin, une pause, je crois. Prendre le temps, mais ne pas le perdre. Vivre chaque jour mais en faire quelque chose. Fabriquer des souvenirs en quelque sorte. Voilà la mission. Faire que ces quelques jours ne soient pas tout à fait comme les précédents ou même d'ailleurs comme ceux qui suivront. Il y a plein d'idées, plein de possibilités. Faire une pause mais sans faire de pause. Sortir de la routine, le sortir de sa routine.

D'ailleurs ce billet je l'ai commencé hier, et ce n'est pas mon habitude d'en laisser trainer un comme ça pendant si longtemps. D'habitude, dès que je commence, il est fini dans l'heure. Là point de suite n'est venue après les premières phrases. Comme s'il fallait que je teste aujourd'hui ce que j'ai dit — ou plutôt écrit — hier. Ceci dit, je n'ai fait qu'un demi-test vu que j'ai passé quelques heures au boulot ce matin pour débloquer une collègue. Ensuite seulement nous avons mis les pieds dans ce qui est nouveau. Pour tous les deux.

Je crois que je me suis habitué à mon état. Curieuse manière de dire que je ne me souviens pas comment c'est d'être en forme, reposé, serein. Les migraines sont tenaces, la fatigue tout autant, mais j'avance tout de même en évitant de remuer trop la tête, trop lourde en ce moment. D'où j'écris j'ai l'impression d'être à des années-lumières de tout et pourtant je ne suis pas loin. C'est étrange, comme une coupure dans le déroulement de la vie, comme si le bouton pause avait été enfoncé pour quelques jours.

C'est aussi une (presque) pause dans les cris et la rage des instants passés et à venir. Le calme est là ce soir et il y avait longtemps que je n'avais pas entendu cela. Le simple silence d'une maison endormie, je sais qu'il dort en ce moment, content de sa journée. C'est apaisant. C'est un luxe inouï je trouve que de pouvoir se retrouver au calme lorsqu'on le peut.

Aujourd'hui était une bonne journée. Et demain nous recommençons.

Vacances

Les vacances sont faites pour arrêter de travailler ? Arrêter d'être rentable, de remplir les missions confiées habituellement pendant les heures de travail. Eh bien il va falloir que je trouve un autre nom pour cette période où je dois rester à disposition au cas où — et d'ailleurs ce vendredi en fin d'après-midi est un cas où — parce que j'ai des responsabilités à assumer dit mon boss. Ma position et mon salaire le justifie. Donc je dirais plutôt que je suis en disponibilité, mais avec la possibilité de me déplacer du moment que je reste joignable sur mon téléphone portable ou par mail. La coupure que j'espérais ne sera pas pour cette année. et dès la fin juillet je vais reprendre mes presque quatre heures de transports en commun quotidien, mes huit, neuf ou dix heures de boulot quotidien, et tenter de garder assez d'énergie pour faire ce dont j'ai envie.

Souvent je me dis que cantonnier comme métier, ce doit être assez reposant …

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