Transports

Hier 17 heures …

Ma formation est terminée et j'ai une réunion prévue à 18h30, rue Falguières à Paris au numéro 133 pour être précis. J'interroge le site Transilien gracieusement mis à disposition par je ne sais pas qui — une probable émanation de la SNCF et/ou du STIF je suppose — pour déterminer le trajet le plus rapide. J'entre mon adresse de départ, celle d'arrivée, je précise quelques options et j'envoie la requête. Résultat quelques secondes plus tard. J'apprends que je dois prendre un bus jusqu'au terminus de la ligne 13 du métro puis que je devrais descendre à la station Duroc pour enfin me diriger vers ma destination finale en à peu près 7 minutes de marche à pied. Résultat, je suis sorti à la station Duroc comme prévu, ai trouvé la rue Falguières et ai commencé à la parcourir. Il m'a fallu environ 25 minutes d'un pas alerte pour atteindre le n° 133.

Conclusion, je suppose qu'il vaut mieux trouver la station de métro la plus proche de la destination finale et se limiter à cette destination lorsque je demande un trajet à ce site, les temps de parcours pédestre n'étant pas d'une extrême fiabilité.

18 heures 45 …

Je réunionne gaiement. Bla, bla, …

21 heures …

L'heure du retour à sonné et nous nous dirigeons vers la gare Montparnasse qui nous permettra de retrouver nos lits respectifs sans manquer de nous offrir une étape Kebab juste avant d'arriver afin de soulager nos ventres affamés …

Bla, bla, miam, miam, bla, bla …

22 heures 30 …

Une d'entre nous se dirige vers son bus tandis que nous rentrons dans la gare. Un petit café au service extérieur du rapide (vous savez le concurrent du clown) en attendant le train de 23 heures …

Bla, bla, glou, glou, bla, bla …

23 heures …

Nous montons dans le train, puis parcourons petit à petit toute la ligne.

Bla, bla, tchou, tchou, bla, bla …

Une descend rapidement, arrivée à destination et je me retrouve seul, à lire, en attendant ma gare. Arrivé à l'avant-dernière, certains voyageurs descendent, d'autres montent et nous attendons la sonnerie qui signalera la fermeture des portes comme à chaque fois.

Bla, bla, dring, dring, bla, bla …

Cette sonnerie nous l'avons attendue, 10 minutes, puis 20, puis 30, pour enfin apprendre que la rame ne pourrait pas repartir d'elle-même ! Elle était quasi-morte, dixit le conducteur — je me demande si il n'y a pas un autre terme pour ce métier ? Je l'ai vu s'activer avec un étrange outil en bas des portes ouvertes mais visiblement sans succès vu la tête qu'il faisait et l'immobilisme avéré de notre train. Quelques voyageurs, plutôt calmes, discutaient sur le quai, d'autres dormaient dans les voitures.

Bla, bla, ron piche, ron piche, bla, bla …

Par moment le train redonnait quelques signes de vie en se rallumant pendant quelques secondes puis les moteurs s'arrêtaient doucement, comme fatigués par leur effort d'un instant.

0 heure 50 …

Finalement il aura fallu attendre la rame suivante, celle de 0 heure 40, qui est venue s'accoupler avec quelques minutes de retard seulement dans un grand éclair électrique. Nous sommes enfin repartis, soulagés de constater que nous arriverions finalement à nos destinations.

Bla, bla, ouf, ouf, bla, bla …

1 heure …

Je descend du train, me dirige vers ma voiture qui m'attendait sagement sur le parking de la gare, monte, démarre et me dirige vers mon chez moi, vers mon lit surtout, j'étais claqué ! Au détour d'un virage, je vois un camion de pompier, tous phares allumés, un spot halogène puissant branché et un peu d'animation autour. Je suis trop fatigué pour m'en inquiéter et je rentre me coucher.

Bla, bla, oh, ah, bla, bla …

Ce matin, 8 heures 30 …

Ma voiture est garée dans une rue près de la gare, il n'y avait plus de place sur la parking comme souvent à cette heure là. Je prends mon sac et me rends à la gare. Au détour d'un virage, le même que la veille au soir, je découvre la carcasse noircie d'une petite voiture calcinée. Voilà la raison de la présence des pompiers plus tôt ce matin. Je me suis approché de la voiture, ai fait deux photos et constaté que les pneus de la voiture n'avaient pas brulé ! J'aurais imaginé le contraire … bizarre, bizarre.

Bilan de la nuit : Nous déplorons la perte d'une rame et d'une voiture de banlieue, pas de victime, uniquement des gens fatigués. À vous les studios …

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