Oliv et le bateau - Séparations

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À peine le bateau arrimé au quai, Oliv couru raconter ses mésaventures à Zébulon. Celui-ci passa la moitié de la journée à le consoler et à lui expliquer qu’il ne fallait surtout pas renoncer :
« Tu dois apprendre de tes erreurs ! Lui dit-il, c’est important et c’est de cette façon que tu finira par réussir.
– Oui, mais, …
– Ne cherche pas d’excuses, ce n’est pas nécessaire. Il faut maintenant compter ce qu’il reste et voir si le bateau est réparable. Allons voir ça sur le champ ! »

Zébulon sortit de sa demeure suivi par Oliv ragaillardi par les mots du vieil homme. Une fois arrivé sur place, Pépin et sa famille était parti en laissant un message à un vieux pêcheur en train de raccommoder un filet devant le ponton.
« Bonjour Zénatis, lui dit Zébulon, alors comme ça la famille Pépin est partie ?
– Oui comme je viens de te le dire, ils ont décidé d’aller voir le grand chantier pour trouver un navire en partance. Ils ne veulent pas attendre plus longtemps !
– Bien, j’irai les voir avant qu’ils partent, dès ce soir … Merci et bon vent. Finit-il en se retournant.
– Oliv, viens par ici, allons voir le bateau … »
Oliv suivit le vieil homme, pensif, en regrettant un peu le départ de Pépin, d’Anda, et des deux garçons Bi et Xa. Il aurait aimé pouvoir les amener à bon port au lieu d’être obligé de renoncer.

Ils inspectèrent soigneusement la coque, le mat brisé et la baume qui avait l’air d’être encore en bon état, puis défirent les voiles pour les emmener au village. Le cordonnier saurait sûrement les reprendre, peut-être même les renforcer. Ensuite Zébulon testa la barre et le gouvernail pour vérifier s’il n’y avait pas trop de jeu.

« Finalement plus de peur que de mal, finit-il par déclarer. Le mat doit être réparé et renforcé, les balanciers ont bien tenu le choc. Il faudra juste augmenter l’épaisseur de l’étrave pour éviter une nouvelle fissure. Regardes, là ! Encore un peu et la coque s’ouvrait en deux comme une noix de coco sous le coup de marteau ! »

Zébulon prit alors des dispositions pour réparer les dégats et s’adjoint les services d’un petit elfe qui traînait sur les quais. Bul, le nouveau compagnon, prit rapidement part aux travaux et ils finirent en deux semaines toutes les réparations. Les voiles étaient réparées et prêtes à être hissées, les vivres renouvelés et encore plus solidement fixés sur le pont — des pattes en métal avaient été vissées à travers le bois — et le tonneau d’eau claire encordé de savante façon. Entre temps, Bul avait parlé à deux de ses cousins, Tor et Lo, deux grand gaillards bien plus forts que la plupart des elfes de la région. Ils dépassaient d’une tête au moins celle d’Oliv qui en était très impressionné.

Pendant ce temps, avant même que Zebulon puisse les rencontrer, la famille Pépin avait fini par trouver un capitaine qui avait accepté de les conduire à proximité de l’île des nains, sur l’île de la tortue où ils trouvèrent ensuite, sur les conseils du jeune pêcheur qu’ils rencontrèrent sur le port, une navette pour rejoindre leur destination finale.

Une semaine entière s’écoula encore avant qu’Oliv et ses trois compères ne puissent prendre finalement la mer. Cette fois, aucune tempête ne vint contrarier leur traversée et ils touchèrent terre, enfin, au bout du vingtième jour. Oliv était satisfait et heureux d’avoir enfin réussi la première partie de son voyage. Ils se retourna vers ses compagnons qui débarquaient à leur tout et leur lança « Venez mes amis ! Allons ! Nous irons dans cette direction pour trouver un village. Puis demain, dès l’aube nous chercherons ce trésor, s’il existe ! », dit-il en montrant la montagne devant eux. Ils prirent alors quelques vivres dans le bateau et l’arrimèrent solidement à un palmier puis se dirigèrent vers la forêt …

Belle coïncidence ce fut, car ce jour-là exactement, la famille Pépin débarquait au port des Murènes, de l’autre côté de l’île.


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