Les Capulets et les Montaigus

Après une longue période d'abstinence je suis retourné, enfin, lundi dernier à l'opéra Bastille pour y découvrir Les Capulets et les Montaigus de Vincezo Bellini, accompagné d'une bonne douzaine d'amateurs, réunis comme d'habitude par Kozlika. Après L'élixir d'amour en juin 2006 et Candide en décembre 2006, me voilà de retour dans l'opéra classique tel que je l'imaginais avant d'y mettre les pieds.

Pour tout dire, je ne vais pas me lancer dans une critique experte de cette œuvre, de l'interprétation des chanteurs, de la mise en scène, etc. Seulement dire que je suis très bon public, que j'aime l'opéra, et que j'en suis ressorti enchanté avec du mal à atterrir une fois dehors. Mais tout de même, autant j'ai été captivé par Roméo, dont le rôle était étonnamment tenu par une femme — je me suis vite fait à ce décalage une fois entré dans l'histoire —, autant je n'ai pas été enchanté par Juliette, campée — c'est le mot juste vu son état de quasi parturiente — par la soprano Anna Netrebko. D'habitude il ne me faut pas grand chose pour frissonner sur un grand air, autant là ce n'était qu'une performance musicale pas très plaisante et qui venait gâcher un peu le plaisir d'écouter Joyce DiDonato que j'ai trouvée parfaite (avec mes oreilles de néophyte). Je me suis même surpris, à plusieurs reprises, à me demander si elle ne se retenait pas eu égard au bébé qu'elle porte. Bien sûr cet avis est tout sauf objectif, mais pour avoir depuis écouté plusieurs autres interprétations de O Quante Volte, ce n'est pas ma préférée, de loin.

D'aucuns se sont plaint de la pauvreté du décor, que j'ai trouvé au contraire suffisant pour mettre en valeur l'aspect dramatique de l'œuvre, ou du jeu des personnages sur la scène. Pour ma part, cela reste tout de même un grand et beau spectacle qui m'émeut à chaque fois. J'ai hâte d'aller à la prochaine représentation d'ici la fin du mois !

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