À corps majeurs

Prélude

Froissés, froissements, frou-frous. Les sons feutrés sont à l’œuvre. Tissus remontés, toiles descendues, verticaux. Froid ? Presque, sauf l’éther.

Accords.
L’âme affronte, la raison en fuite.
Pianissimo.

Premier mouvement

Horizontaux ? Pas encore. Verticaux, déjà plus. Duvet effleuré. Élasticité tendue, presque, et l’envie. Immédiate, impérative, absolue.

À cœur.
L’âme se déchaine, la raison n’est plus. Déjà vaincue.
Forte.

Deuxième mouvement

Décalage, enchevêtrements, envies, goûter et boire sans fin, aux fins, aux faims. Attendre seulement devant la fin. Reprendre encore enfin. Pas de fin, infinie.

À corps mineurs.
L’âme s’enivre, la raison… Quelle raison ? Plus de raison.
Fortissimo.

Troisième mouvement

Fusion, unifier, souder. Ressentir chaque parcelle. Libérer, offrir, recevoir. De tous les sens, de tout ses sens, sans aucun sens, avec tous les sens. Dans, hors, où ? Ici. Un.

À corps majeurs.
L’âme explose, implose… La raison, inventer une raison ?
Allegro.

Final

Silence ? Non, surtout pas encore. Respirer, écouter, sentir, l’apaisement revient. Chaud ? Presque, sauf l’éclair. Je est l’autre et vice vers ça.

Accords majeurs.
L’âme se libère, la raison se souvient.
Sotto voce.

Dyptique, saison 4 - Session 3

(Ce texte constitue ma participation au Dyptique, saison 4 - session 3, organisé par Akynou)

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