Ça balance pas mal à Paris

Lakhdar Hanou Ensemble, ce nom ne vous dit surement pas grand chose, le contraire serait surprenant, sauf peut-être pour quelques-un de mes lecteurs. Un des membres de cette formation musicale m’a invité à venir les photographier pendant qu’ils faisaient leurs balances en prévision du concert donné le soir-même. Je m’y suis rendu ce dimanche après-midi, à l’auditorium de l’Institut du Monde Arabe, et je me suis régalé pendant cinq heures à prendre toutes les photos que je voulais (ou pouvais), en ayant libre accès à toute la scène.

Régie son

Je dois avouer que j’ai eu un peu de mal à m’approcher et être assez intrusif, surtout pendant qu’ils étaient seuls sur scène avec leur instrument. Ce devait être assez gênant je pense, à tout le moins au début, le temps qu’ils s’acclimatent à ma présence. Ensuite, petit à petit, ils ont fini par m’oublier — enfin c’est ce que je crois — et j’ai alors fait de meilleures photos.

Côté matériel, et compte-tenu de mon ignorance à peu près complète de ce qu’il faut faire, et ne pas faire, dans ce cas, j’avais demandé quelques conseils à l’ami Julien Mudry, vieux routier des photos de concert, ce qu’il n’a pas manqué de faire, de façon fort complète et je l’en remercie. J’avais donc emporté tout mes objectifs, le 100mm f/2.8 que j’avais utilisé au concert des Sans-Papiers il y a quelque temps, le 50mm f/1.4 afin d’avoir un champ un peu plus large, le 17/40mm f/4.0 au cas où la lumière se serait révélée suffisante, ce qui n’a pas été le cas et enfin mon 85mm f/1.2 fétiche.

Eh bien après quelques essais fort bien ratés avec le 100mm, le 50mm et le 17/40mm, j’ai remis le 85mm et il n’a plus quitté le boitier. Bien m’en a pris, j’ai obtenu des photos présentables qui j’espère plairont à chacune de mes victimes. J’en ai d’ailleurs fait un album Flickr (à voir aussi sur Fluidr en mieux présenté — utilisez la barre d’espace pour parcourir les différentes photos) où chacune des photos a été déclinée en couleurs et en noir et blanc.

Côté prise de vue j’ai souvent été gêné par les lumières dominantes chaudes (rouges et oranges) et me suis régalé lorsque le rideau de l’arrière-scène était éclairé en bleu. Je me suis aperçu au développement qu’à de nombreuses occasions j’aurai peut-être pu fermer un peu plus, histoire d’allonger la profondeur de champ. Cela dit, j’étais souvent à la limite de vitesse acceptable (entre 1/50e et 1/100e de seconde) tout en restant avec une sensibilité raisonnable (1000 à 1600 ISO), vu les conditions lumineuses. Promis, j’essaierai de faire mieux la prochaine fois.

Finalement, le moment de la représentation est venue et j’ai pu goûter confortablement à la musique sans prendre aucune photo, sauf à la fin, je l’admets, lorsqu’ils sont venus saluer en fin de concert alors que c’était expressément interdit. J’suis un peu rebelle des fois, j’vous avais pas dit ?

Merci à Lakhdar Hanou et son oud (luth arabe), Fanete Mercier et son violoncelle, Paco Labat et Wassim Hallal aux percussions, Raphaël Sibertin-blanc avec son violon et son kemençe, Felipe Noguera à la guitare[1], Nadjet Zouggar au chant et Jiang Nan au guzheng (cithare chinoise), pour leur accueil, leur patience et leur talent. Merci à Charlie pour l’organisation.

Je publierai sur Open-Eyes les quelques photos que je trouve les plus réussies dans quelques jours…

Note

[1] Quand je serai grand je saurai jouer comme lui !

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