Aujourd'hui encan

Ils proposeraient leurs services à l’encan, que personne n’en voudrait, et moi, j’y suis retourné parce qu’ils sont tout de même situé à un endroit rudement pratique sur mon trajet. Bref, ce nouvel épisode de « Mon deux-roues chez les mécanos » sera probablement le dernier là-bas.

Ils leur avaient fallu 3 mois, en début d’année 2013, pour s’apercevoir enfin qu’ils avaient monté je ne sais plus quoi à l’envers sur les étriers de frein. J’avais beau eu leur dire que ça cognait, que nenni. Chaque épisode donnait l’occasion de trouver autre chose qui n’allait pas (avec bien évidemment le coût de remplacement des pièces pour ma pomme), mais le symptôme était toujours présent.

Dire que je leur avais confié pour une révision et un changement de pneu. Bref, dès qu’ils touchent à quelque chose qui bouge, ça merde. Quand ils touchent à quelque chose qui ne bouge pas aussi d’ailleurs, ils ont réussi à me flinguer une fixation du carénage arrière en changeant une ampoule de feu stop, l’année dernière.

Il y a un mois, un malotru appuyait sans crier gare sa voiture sur ma fourche avant, la pliant par la même occasion, abimant un des deux disques, allant même jusqu’à fausser le té de fourche. Je leur amène un matin, ils évaluent et font un devis : plus de 2000€. Vu le prix, j’ai préféré faire une déclaration d’accident à mon assurance, le montant étant bien plus élevé que la franchise de 720€ en vigueur.

L’expert mandaté passe, dit que c’est réparable, ils commandent les pièces qui leur arrivent mardi dernier et je reçois un coup de fil pour m’en avertir. Au passage j’avais reçu entre-temps un SMS me demandant si j’étais satisfait de leur prestation — leur système de suivi de clientèle n’a pas l’air vraiment au point !

Passage sur le billard prévu le mercredi et j’ai reçu hier en début d’après-midi un SMS pour prévenir que ma machine était prête. Cool !

Je quitte tôt le taf’, je file là-bas, je règle mon du, j’enfile casque et gants pendant que le bestiau chauffe un peu et je pars. Était-ce moi qui n’ayant pas roulé depuis 3 semaines avait du mal à retrouver les sensations ? Était-ce du à un nécessaire rodage ? En tout cas dès les premiers kilomètres j’ai senti que quelque chose n’allait pas.

J’ai d’abord mis ça sur le compte du froid, puis sur un défaut éventuel du pneu, mais en fait non. Une fourche super-dure à manœuvrer, une machine qui louvoyait toute seule en pleine ligne droite à allure régulière (entre 30 et 50 km/h), pas de doute, il y avait bien un problème qui n’était pas de mon fait.

J’arrive à la maison, j’appelle illico l’atelier et leur demande des précisions sur ce que j’ai ressenti. Ils me demandent alors de revenir ce matin 8h30 pour vérifier ça. Pris d’un doute, je leur demande au passage s’ils l’avaient essayé avant de me le rendre. Le chef d’atelier me répond qu’ils sont tenus d’essayer tout véhicule accidenté et réparé chez eux. Fort bien me dis-je…

Renseignements pris auprès du mécano — j’ai vaguement entendu la question qu’il lui posait, et il me semble, quelque chose qui ressemblait à une engueulade — je retrouve le chef d’atelier au bout du fil et j’ai alors compris que non puisque pas de réponse à ma question, mon interlocuteur changeant soudainement de sujet.

Ce matin, j’ai eu droit à un accueil plutôt froid. Ils ont vraiment le sens du commerce, y’a pas à dire. L’un d’entre eux me demande ce qu’il se passe, je précise un peu et je finis par leur dire que le mieux était qu’ils aillent l’essayer et qu’ils allaient vite se rendre compte. J’ai parfois l’impression de devoir leur apprendre leur métier, moi qui ne connais surement pas le centième de ce qu’il sont censés savoir !

J’ai aussi eu droit à un « C’est peut-être normal, avec des pièces neuves. » à quoi je leur ai répondu que j’avais fait plus de 30000 bornes avec cette machine et que même avec la fourche pliée, c’était plus maniable qu’aujourd’hui et que franchement depuis le temps, je connaissais bien mon deux-roues et ses réactions. Il a pas insisté et il a bien fait, j’étais sur le point de leur dire des choses pas très polies.

Je leur ai demandé en repartant de faire le nécessaire pour que je récupère mon deux-roues en début d’après-midi au plus tard, ayant appris à me méfier avec eux et j’aimerais bien qu’il soit enfin d’équerre pour ce soir. J’ai une course importante à faire à Orly !

Vivement que je change d’endroit !

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