J’envisage

J’envisage une histoire que je ne finirai jamais. J’envisage un détour qui me perd un moment. J’envisage un regard que je fixerai sur la pelloche numérique. J’envisage, à longueur de journée, parfois du fond de mes rêves.

À propos de rêves, je passe mon temps, depuis des nuits, à me perdre dans des aéroports, à perdre ma valise, ou mon sac photo, ou bien encore mes billets, quand ce n’est pas simplement mon chemin. C’est curieux et bien sûr les fondamentaux sont présents, noir et blanc, quelques voix claires dans le haut-parleur dont je ne comprends pas un traitre mot, la nécessité de courir pour attraper mon vol et la difficulté à mettre un pied devant l’autre — j’imagine souvent la lutte, alors endormi, de mes pieds et de la couette, au dessus, qui les retient de bouger.

J’envisage une nouvelle tirée de nos aventures réelles ou oniriques, et puis d’autres rêves s’amorcent et je passe à autre chose. Il fait beau, doux, enfin.

J’oscille entre l’envie de me lancer dans l’écriture, qui me prendra quelques heures et plus et celle de simplement profiter doucement de ces journées de congés. La forêt de Fontainebleau et ses rochers ? Aller voir la mer demain en Normandie ? S’arrêter à Rouen, ou pourquoi pas à Jumièges ? On décidera le moment venu avec le fiston de nos destinations du jour et peut-être de demain.

The Breakfast Club, Camden passage, London

Je mangerais bien un Full Monty !

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