Une lettre oubliée

Plusieurs légendes circulent sur l’origine du mot « coquille » en typographie. La coquille Saint-Jacques, symbole des pèlerins, était l’emblème de nombreux imprimeurs et les références au pèlerinage abondent dans le jargon des typographes (aller à Saint-Jacques’’, aller en Galilée, bourdon, etc). On a pu y voir un symbole de rachat, de purification, donc de correction après une faute. En même temps, le mauvais côté des coureurs de routes, qui avait fait nommer Coquillards des gens promis au gibet, suggérait directement la faute. Les imprimeurs lyonnais s’appelaient eux-mêmes Suppôts du Seigneur de la Coquille, la coquille étant souvent une joyeuse farce. Selon l’une de ces légendes, suite à une délibération sur le calibrage des œufs de poule à l’Assemblée nationale, le Journal officiel publia le texte avec une erreur typographique : la lettre « q » fut omise dans le mot « coquille », prenant alors la forme « couille ». Le 26 mars 1955, Boris Vian a écrit une de ses lettres au collège de ’Pataphysique sur le sujet ; il s’agit d’un autoréférent, un typographe ayant un jour oublié le « q »… Cependant, la disparition de la lettre « q » ne constitue pas une coquille au sens originel, mais un bourdon’’. Par ailleurs, le terme existait avant la Révolution française.

Dans les deux cas, « couille » aussi bien que « coquille » sont restés pour parler d’une bourde, d’une erreur, même si le second est considéré comme plus convenable.

[ source : Wikipedia : « Coquille (typographie) » ]

Par conséquent, ne dites plus « Il y a une couille dans le potage » mais « il y a un bourdon qui se noie » !

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