Y’en a un de trop

Y’en avait un de trop ! Vraiment…

J’avais pourtant réussi, je ne sais trop comment, à effrayer le premier en courant vers lui tout en hurlant ! Je l’ai vu se cabrer et j’ai ressenti une forme de doute dans son attitude. Bingo, j’allais pouvoir passer celui-ci. Au bout de quelques pas, il avait fini par faire demi-tour et partir ailleurs à ma grande surprise.

Le second, par contre, était un vicieux…

Et puis je commençais à me demander si j’arriverai un jour à atteindre la maison et mon lit. Le rond-point avait été un peu compliqué, avec toute cette neige et ce verglas, mais malgré un léger choc sans gravité avec une autre voiture, j’avais réussi à éviter le gros camion qui tractait une longue caravane et le tracteur qui traçait de profonds sillons dans la boue neigeuse.

Arrivé devant la clôture, il avait fallu que j’abandonne la voiture. Je m’étais extirpé de ce petit bout de métal et avait escaladé le monticule de déchets et de bois pourri qui barrait le passage. Un vieux vélo rouillé m’avait servi de tremplin pour vaincre le sommet et passer de l’autre côté.

Étonnamment le climat était beaucoup plus chaud de l’autre côté où la mare peu profonde s’étendait maintenant devant moi. De la boue et de l’eau devant et à gauche, que j’imaginais s’enfoncer loin, et une haute clôture grillagée à droite. Comment faire sans éveiller l’attention du second m’étais-je dis alors…

On le voyait à peine, qui ondulait à la surface de l’eau, en attendant son prochain potentiel repas et je redoutais de l’être !

C’est à ce moment que je me suis souvenu de l’astuce vue dans quelques films où le héros — c’est toujours le héros qui s’en sort, évidemment — alors dans une situation désespérée, trouve le moyen de s’en servir comme îlots flottants pour rejoindre la terre ferme, en sautant de l’un à l’autre. J’avais juste un doute sur cette coutume étrange qu’ont ces bestiaux de s’aligner comme à la parade, mais bon, je n’avais pas d’autre idée et puis il n’y en avait qu’un à passer.

J’ai alors pris mon élan et pris appui sur le dos du second crocodile…


Dépêche Reuter du 7 août 2014 : Un homme à moitié dévoré par les crocodiles a été retrouvé sur la plage. Les experts s’étonnent encore de la présence de tels animaux sur le littoral breton avec cette mer froide et le peu de proies potentiellement disponibles. On s’accorde à penser qu’il s’agirait plutôt d’un des nombreux crocodiles qui logent dans nos égouts et dont une des bouches donne sur la mer, non loin de l’endroit de la macabre découverte.


J’adore mes rêves/cauchemars d’en ce moment :-)

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