Les châteaux de sable

1984 - extrait du film

Plutôt que de fabriquer des châteaux de sable et plonger ensuite la tête dedans quand on vous assène que ne devriez avoir rien à cacher, voyez plutôt cette petite page que j’ai découverte (je ne sais plus par quel biais, probablement via Tristan Nitot qui est en ce moment plongé à bras raccourcis dans cette problématique, il en écrit d’ailleurs même un livre dont il nous livre en avant-première et a fins de critiques et de remarques les chapitres qu’il rédige).

Extrait :

Puis-je vous demander le mot de passe de votre ordinateur, de votre boîte mail et de votre compte Facebook ? Promis, je ne ferai rien de mal, seulement lire.

Comment oseriez-vous répondre non ? Lorsque vous n’avez rien à cacher, vous ne pouvez pas faire de distinction entre ce que vous admettez rendre public et ce qui vous dérange un peu plus. Dès lors que vous imposez une barrière, vous avez quelque chose à cacher (et c’est bien normal !).

Nous autres, êtres humains, nous distinguons les uns des autres parce que nous avons tous une vie privée, une intimité que nous ne dévoilons pas à tout bout de champ.

C’est exactement la question qu’il faudrait poser à celui qui insiste pour que toutes vos données soient lisibles et disponibles à toutes les instances plus ou moins gouvernementales (et autres) qui en feraient la demande.

D’ailleurs Tristan démontre très clairement pourquoi nous avons besoin d’un espace privé et intime.

Sinon, et pendant ce temps là, un des amendements de la future loi Macron suggère de pénaliser toute divulgation de secret industriel ou commercial, jusque et y compris pour les journalistes. C’est tout de même incroyable qu’après la flopée de scandales qui ont surgit dans ce domaine depuis quelques décennies qu’on en vienne à vouloir étouffer toute velléité d’informer les citoyens.

Que sont devenus ceux qui nous gouvernent ?

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