Du blanc au noir de Bretagne

Bateaux sur l'eau

Prendre une photo, c’est une excuse pour être badaud. Je me donne l’impression de faire quelque chose donc j’ai moins mauvaise conscience.

William Klein

Parfois les blancs et les noirs se ressemblent, parfois, là-bas, le ciel et la mer s’inversent au gré des reflets et des ombres. Encore et souvent les mêmes endroits, et comme souvent une image qui change, qui défile sur la rétine, jusqu’au moment où un déclic se fait.

Déclic.

Retour au port

Coque de noix, frêle esquif, comment peuvent-ils tous aller en mer avec si peu sous leurs pieds ? Peut-être que la force de l’habitude, mais tout de même, il faut de la force pour s’abstraire de ce si peu que ça et aller là-bas !

Le cycliste

Je me plais à imaginer que celui-ci à renoncé, il y a peu, mais que pris de remords il vient et revient sans cesse conforter sa décision. Ou alors il attend le retour d’un ami, d’un proche, parti sans lui ? Allez savoir…

La balade

Elle marchait le long de la mer, très haute ce jour-là, qui tapait le long de son chemin, le regard tourné vers la ville, vers les gens. Pas une indifférence, non, plutôt une détermination, comme souvent chez ces gens d’ici-bas.

La débarque

De manière inconsciente, je crois, je guette un regard, une expression, des traits ou une nostalgie capable de résumer ou plus exactement de révéler une vie.

Steve McCurry

Les pêcheurs

Les pêcheurs du bord du port mangent-ils les mulets rassasiés de fuel qu’ils pêchent longuement ? Je me suis souvent posé la question, surtout quand, marchant le long des amarres, j’aperçois les flaques irisées autour des coques des chalutiers… Drôle d’idée, mais je n’y connais rien en pêcherie, c’est peut-être très bon !

L'ancien

Il y a une coutume qui perdure à la débarque, quand les anciens viennent prêter la main pour pousser les chariots vers la criée ; ils ne repartent pas les mains vides, souvent un sac en plastique avec une pièce ou deux pour le dîner. Une façon de montrer sa solidarité et de rassurer ceux qui triment lorsqu’ils pensent à leurs futurs vieux jours.

Saint-Guénolé

Le port de Saint-Guénolé me laisse une impression étrange, depuis toujours, enfin depuis le jour où j’y ai mis les pieds la première fois, il y a quelques années. Je l’ai déjà évoqué ; un quelque chose que je ne sais pas (encore) capter, ou plutôt capturer ; peut-être parce que ça manque un peu de vie ? Peut-être…

Kap Kaval

Alors je reviens sur mes pas, dans des endroits où je sais qu’il y a de quoi contenter mes envies d’images, j’allais dire d’Épinal — mais c’est presque ça ; où il suffit de faire quelques pas, de zoomer avec les pieds, pour trouver de quoi.

Promenade

Et puis je reviens sans cesse à mes contrastes, en fin d’après-midi le plus souvent.

Nuitée

Je suis triste de ne pouvoir photographier les odeurs. j’aurai voulu, hier, photographier celles de l’armoire à épicerie de grand-mère.

Jacques-henri Lartigue

Comme il a raison, surtout en bord de mer, surtout quand la marée change, surtout dans certains ports, l’image est là, qu’on peut fixer, mais les odeurs, il faut essayer de les retenir dans sa mémoire et c’est compliqué.

Pourtant, je crois que chez moi, la mémoire des odeurs est probablement la plus solide ; et je suis sûr que chez vous aussi !

Demi-lune

Il est temps de refermer la page et de laisser la lune faire un dernier clin d’œil au lampadaire qui luit et qui, lui, n’a pas les nuages pour jouer un peu…

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