Bon c'est pas tout ça mais…

Ça râle, partout et ailleurs, jamais contents, le problème c’est les gentes, entre les chaises et les claviers, sont pas patient·e·s, c’est vrai quoi, on leur mitonne une application d’enfer, qu’ils n’utilisent d’ailleurs que de façons très épisodiques, voire pas du tout, mais ils se plaignent. Je ne sais pas, ça doit être une mode, ou une composante endémique, au choix, peut-être même les deux !

Ah et puis pour venir filer un coup de main, tout d’un coup, il n’y a plus personne ! Bizarre, étrange, salaud·e·s de non-codeu·ses·rs ! Je les tremperais dans le vitriol, façon rude journée de Robert-François Damiens — que les âmes sensibles ne se renseignent surtout pas sur ce qui lui est arrivé, sinon elles vont elles aussi passer une « rude journée » —, ou alors non, vaudrait mieux réserver l’usage aux seules contributrices et contributeurs… Comme ça, tranquille, il n’y aurait plus que moi et hop, terminé les problèmes de serveur qui répond pas parce qu’une flopée de gugusses de l’autre côté de la planète ou du périf’ a décidé de me pourrir la journée !

Mais je m’égare, alors que j’étais parti pour détailler en français dans le texte, les causes et les solutions d’un problème récurrent, me voilà à incendier la planète et surtout les petits trucs qui bougent au dessus ! Toutes mes confuses, comme aurait pu dire San A., je crois, à moins que ce ne fut le gros Bérurier ? M’en souviens plus. Mémoire, tout ça.

Quelle tristesse n’est-il pas ?

Mais en vrai je trouve ça très rigolo que ça râle aux quatre chemins et dans les bistrots ! Au moins ça prouve que vous êtes vivant·e·s, bien que ces derniers temps je vous trouve plutôt amorphes et aphones, les gens ! Comme anesthésié·e·s par les coups de matraques des flics dans les manifs, des politiques dans les politiques, des riches sur les salaud·e·s de pauvres — qu’est-ce qu’il y a comme salaud·e·s sur cette planète ; je me demande s’il n’y en a pas finalement plus que des con·ne·s ! —, de celles et ceux qui décident sur celles et ceux qui subissent qu’à force elles et ils ont le dos qui se courbe et l’échine qui se brise.

Ce matin je me suis réveillé en me disant qu’aujourd’hui, pour me détendre, j’allais coder de l’Ajax — c’est propre, c’est bien, ça sent bon le code chaud ou tout frais, et oui ça me détend de coder, sauf les bugs qui m’énervent mais que je finis toujours par éradiquer comme des pauvres petits cafards que vous êtes, salauds de cancrelats (arf, j’suis déjà dans une incise, comment je fais ? Du Lisp avec des parenthèses ? Mandieu), tiens d’ailleurs pourquoi on dit pas cancrelat en français plutôt que bug, c’est joli cancrelat, ça croustille bien sous la chaussure, vous trouvez pas ?

Où en étais-je ? Et puis arrêtez de m’interrompre sans arrêt en me signalant que le serveur se porterait mieux si, et puis si, et puis comme si. Oui oui oui… « I know, I know ! » comme disait je sais plus quel acteur dans une maison de retraite qui ressemblait à une prison ; d’ailleurs je me demande si c’est pas finalement synonyme maison de retraite et prison. Les vieilles et les vieux qui y sont ont le droit de sortir comme elles et ils veulent ou bien ? D’ailleurs je me souviens pas non plus du titre du film, mais c’était drôle, à la fin.

Ah oui, alors donc, ce monsieur propre que je voulais introduire dans le dedans du corps de Dotclear, faudrait peut-être que je me mette à m’en occuper plutôt que de débiter des sornettes — c’est joli comme mot sornette, non ? Mais ça fait un peu serpent aussi, alors ça doit pas plaire à tout le monde, je pense ! — parce que ça va pas se développer tout seul.
Ah ah, je rigole tout seul en repensant à mon idée géniale de fournir un dépôt git en me disant que depuis le temps que tout le monde réclame du git plutôt que du Mercurial — si tu comprends rien à cette phrase, je te prie, sois intelligent·e et saute directement à la phrase suivante, ou à l’alinéa suivant ou va te promener vu qu’il fait beau ! — et que depuis que ça synchronise toutes les trois heures je suis assis en attendant tranquillement les pulls-à-raquette — seuls les initié·e·s peuvent comprendre ; je t’avais dit de sauter cette fichue phrase, bordayle ! — qui normalement et ce que tout le monde prédisait, aller s’annoncer sans tarder façon trompettes de Jericho ; eh bien tu sais quoi ? J’ai des fourmis dans eul’cul depuis, mais j’ai pas vu le début du commencement d’une nouvelle contributrice ou d’un nouveau contributeur ; incroyable que tout le monde puisse se planter aussi radicalement :-)

Bref, spa un pépin — ça c’est fait —, faudrait que je lâche le clavier, … Ah mais tête d’andouille, c’est pas le clavier qu’il faut lâcher, mais les serpents — normalement seules celles et ceux qui n’ont pas sauté l’alinéa précédent peuvent comprendre et tout d’un coup la lectrice intriguée, et le lecteur estomaqué remonte d’un cran pour finalement relire icelui et revenir ensuite là pour repartir et hop, inception ! Subtil n’est-il pas ?

Conclusion fallait en sauter deux !

Normalement, cette phrase ne devrait être lue que par moi au moment de la relecture de ce minuscule billet où je me plains mais en fait pas, qu’il faut que j’aille faire autre chose que ça. On peut donc commencer à causer de choses sérieuses et expliquer deux ou trois choses sur le fonctionnement du web.

Habituellement quand vous cliquez sur un lien, ou quand vous renseignez une URL dans votre navigateur, celui-ci interroge le serveur correspondant (celui qui héberge la page attendue) qui prépare alors sa réponse et la retourne à votre navigateur pour qu’il affiche.
Jusque là pas de souci, c’est simple.
Depuis beaucoup d’années, il est aussi possible de faire ça autrement ou plutôt par morceaux. Dit autrement le navigateur va demander au serveur la jolie page qu’il attend et le serveur, de manière fourbe et sournoise, va insérer dans sa réponse quelques petites choses assez rigolotes, qui, au lieu d’afficher l’information attendue — par exemple la notification d’une nouvelle mise à jour de Dotclear — va plutôt se comporter comme un petit logiciel (en javascript) qui va interroger de son côté tout seul comme un grand encore une fois le serveur (ou un autre d’ailleurs), pendant que vous admirez la page déjà affichée.

Il se peut même que ce petit programme vienne modifier le contenu originel fourni par le serveur, en le complétant, par exemple avec la notification d’une nouvelle mise à jour de Dotclear, ou avec une pub très moche ou un carrousel qui fait saigner les yeux. Bref, souvent ce qui change tout seul dans la page est fait de cette manière.

C’est ce qu’on appelle le mode asynchrone. Vous avez du contenu affiché et pendant votre lecture, un dialogue invisible et transparent et indolore et sournois se déroule pour en ajouter d’autre ou modifier l’existant. C’est magique n’est-ce pas ? Et des fois ça fait peur !

C’est comme ça que dans quelques uns de mes plugins j’affiche régulièrement sur mon tableau de bord Dotclear, et sans rien faire de plus que de regarder la page, les nouveaux commentaires qui sont publiés sur mon blog, avec la possibilité d’en consulter le contenu — là encore c’est fait de manière asynchrone, à la demande — ou encore de vérifier qu’un billet programmé doit être publié ou pas.

Tout ça c’est de l’AJAX, Asynchronous (pour asynchrone), Javascript (le langage de programmation des petits programmes intégrés dans la page et qui causent avec le serveur en face), And XML (XML qui désigne le format utilisé pour les questions/réponses entre les petits programmes et le serveur, le même format que les flux RSS/Atom par exemple).

C’est cool, non ?

Donc imaginez que plutôt que d’attendre que le serveur Dotclear veuille répondre, s’il répond, pour afficher les news et les notifications de mise à jour, on ne s’occupe que d’afficher le reste et que deux petits programmes intégrés (en Javascript donc) se chargent de ça et vienne le signaler quand ils auront la réponse sur le tableau de bord, s’ils ont la réponse. En attendant ça ne bloquerait pas le reste, vous voyez l’idée ?

D’ailleurs vous pourriez même vous en fiche complètement — c’est bien la peine que le footer de merde se décarcasse — et aller directement écrire un billet ou faire n’importe quoi d’autre puisque le tableau de bord ne serait plus bloqué par l’attente d’un serveur anémique — tiens pourquoi on dirait pas serveuse plutôt que serveur ?

Je crois qu’il est temps de relire et de vérifier si j’ai pas foiré mon écriture inclusive, j’aime bien l’idée et puis j’aime bien les petits points médians qu’on met partout pour accorder dans les deux genres.

Arf, salaudes, ça existe ? Vite, faut que je consulte… Ah ben oui ça existe, donc on peut dire salaud·e·s de pauvres \o/ Hop hop hop, je remonte et je vais aller remettre les points médians qui manquent. Bougez-pas…

Tiens tout d’un coup me vient l’idée saute-grenute d’un billet qui se modifierait au fur et à mesure de la lecture. Par exemple, là je n’ai pas encore mis les points médians dans les salauds (rien que des mecs donc), et puis hop, arrivé·e·s à ce point de la lecture, hop, le billet serait modifié avec les points médians partout. Ça serait pas magique ? En même temps j’ai pas le début du commencement de la moindre d’idée du comment ça serait boudiou possible de faire un truc pareil.

Oui, des fois, j’ai des idées bizarres qui me traversent le ciboulot !

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