Point du jour

Après une grosse grass’mat dimanche — jusqu’environ huit heures du mat’ —, pour récupérer de la journée de moto de la veille — huit heures de (toutes) petites routes et cinq cents kilomètres parcourus ; ce qui nous fait une moyenne horaire de soixante-deux kilomètres par heure et demi —, le réveil naturel — ou les mouettes dehors qui gueulent dès le point du jour présent — me sort du lit un peu avant six heures depuis hier.

J’aime les tôt matins d’été…

Descendre, ouvrir la porte pour rafraîchir la maison vu la chaleur ambiante depuis le week-end dernier ; on frôle les trente degrés, soit une violente canicule ici en Bretonnie du sud du fin fond de la terre ; un grand café noir, légèrement sucré celui-là ; l’ordi sur les genoux, pour une fois que j’en ai un qui ne chauffe pas trop c’est appréciable — pourtant Firefox fait son possible pour faire tourner le CPU, au point qu’il a fallu que je le tue ce matin avant de le relancer[1]

Pas de bruit dehors, je veux parler des bruits d’origine non naturelle, comme les bagnoles, camions, touristes, gamins de touristes qui crient ; et par chance la sur-voisine, celle de la maison pas à côté mais juste après, voyez-vous, qui ne peut s’empêcher de faire réverbérer sa voix tonitruante sur les murs environnants en sortant sur sa terrasse pour hurler à son petit-fils que non, décidément, le melon n’est pas pour le dîner mais pour le déjeuner du lendemain — je pense qu’on en a entendu parler jusqu’à Kérity, de l’autre côté de la petite baie de la grève blanche, au moins !

Parcourir un peu les nouvelles fraîches du web, tomber sur quelques pépites — j’ai de bonnes sources — et qui me donnera peut-être un jour l’envie de relire cette phrase et de vous raconter deux-trois choses de moi que vous ne connaissez peut-être pas encore :

Parmi les gens que j’ai rencontrés à ce moment-là, une petite poignée a eu une très grande (et positive) influence sur moi et m’a forcé à me remettre profondément en question. Je n’avais pas vraiment d’espérance (mais pas de désespoir, non non), j’étais assez passif vis à vis du monde, un peu beaucoup flemmard et à la va-comme-je-te-pousse.

Stéphane Deschamps, Inspiration

Ou encore de ce que ces quelques lignes qui décrivent assez bien quelques journées passées à ne rien faire qu’attendre le déclic, l’envie, l’inspiration, qui me dérideront les poignets et qui me feront faire des kilomètres sur le clavier, me donneront l’envie de m’auto-psychanalysoter :

Je me contente de nager au fond
En faisant des bulles
De multiplier les tours de bocal
Pendant que la trotteuse fait des tours de cadran

Pep, Sardines à l’huile

Faut que je relise les « Vieux fourneaux », assurément !

Mon café a disparu, le temps de divaguer, ici et ailleurs, l’envie est revenue au point que je vais me lever et m’en faire un second, et comme je suis trop un rebelle, je franchirai certainement le Rubicon des convenances pour oser un troisième, plus tard ! Bougez-pas, ou mieux, faites comme moi, allez vous en servir un autre… Je reviens !

Reprenons…

J’ai entendu récemment, ou lu peut-être, untel dire qu’un autre n’était pas un « vrai » écrivain puisqu’il écrivait comme il parlait. Cette sentence définitive tourne en rond dans ma caboche depuis lors, ainsi qu’une autre, entendue des années plus tôt qui disait au contraire que « c’est génial, tu écris comme tu parles, quand tu racontes des histoires ! », ce que j’avais trouvé, du haut de ma petite auto-suffisance d’écrivaillon amateur plutôt flatteur !

Rassurez-vous, je suis descendu de mon piédestal depuis longtemps, c’est largement plus confortable, bien moins exigeant et finalement, une fois les années ou l’expérience aidant, je finis par m’en fiche complètement. Je me suis cru écrivain, parfois, à la faveur de quelques commentaires bienveillants voire élogieux, mais en fait non, je suis simplement un rôdeur de clavier, avec des idées parfois bizarres dans la tête — j’adore les cauchemars ! —, avec des petites envies d’écriture ; ce petit exercice quotidien pratiqué depuis des années y est probablement pour quelque chose, sauf que l’inspiration (cf. les indispensables cités ci-dessus) n’est pas toujours présente, bitch :-)

Respirons !

Et puis tudieu, Firefox, pourquoi tu m’imposes de lâcher mon clavier, pour cliquer en dehors du champs de saisie, pour pouvoir, enfin, user de mes combinaisons de touches favorites qui me permettront de sauvegarder et de pré-visualiser et de vocaliser ma dyslexie dyspraxie ? C’est pas logique ! Parce que oui, j’utilise des « accesskeys » positionnées sur le bouton de sauvegarde et sur celui de pré-visualisation, pour sauver et relire souvent ce que j’écris ici-même. C’est super pratique de ne pas avoir à lâcher le clavier et de garder les yeux sur l’écran. Et puis son rival Chrome fait ça très bien, la gestion des « accesskeys », pourquoi Firefox pas ?

D’ailleurs plein de gens disent du mal des « accesskeys », ou disent que ça ne sert à rien, que ce n’est pas à utiliser et que d’ailleurs pourquoi tu voudrais les utiliser ? Euh … ben … juste parce que c’est vachement pratique, tu vois, et qu’en plus ça fonctionne vachement bien, tu vois, et que comme c’est moins fatiguant pour les poignets et les doigts de ne pas lâcher le clavier pour sauver (souvent) et visualiser, tu vois ?

D’ailleurs tu renoncerais à ton Control-S ou Command-S pour sauvegarder ton code source, ton document en cours d’édition dans ton logiciel favori ? Non, probablement pas, alors pourquoi il devrait en être autrement dans une interface web ? Y’a pas de logique la dedans !

Du coq à l’âne, je vous dirai que crêpes et balade moto aujourd’hui. L’est pas magnifique ce programme de ma journée du jour ?

Faut que je reprenne la lecture du « Traité du zen et de l’entretien des motocyclettes », un de ces quatre …

Note

[1] Il avait tourné à fond toute la nuit cet idiot, sans que je sache pourquoi, et ce malgré l’ordi mis en veille !

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