Saturation

Pour revenir à mon court billet d’hier où j’annonçais que j’abandonnais les cours d’espagnol, ça fait quelques temps que je m’interroge sur ce qui s’est effectivement passé et les quelques signaux que j’ai repéré au fur et à mesure.

Pour commencer, le contexte : cours le vendredi soir, de 19 à 21 heures, toutes les semaines. Deux inconvénients, liés. Le premier c’est en fin de semaine, a priori le moment où tu es le plus fatigué, ce qui est mon cas en général et où tu n’as qu’une envie, te poser et te reposer. Deuxième inconvénient, deux heures c’est beaucoup, beaucoup trop et je me souviens, surtout les dernières semaines (décembre/janvier) avoir passé pas mal de temps, passé 20h, à regarder l’heure et espérer la cloche, sans compter moult bâillements irrépressibles qui me prenait à ce moment là.

Ensuite des devoirs à faire pour la semaine suivante, souvent assez copieux, et qui m’occupaient pas mal de temps le jeudi (pour avoir ça à peu près frais dans la tête le lendemain). Ça fait déjà deux soirées occupées, ce qui commence à faire beaucoup, surtout quand tu as déjà pas mal d’occupations à côté ; je ne les énumère pas, vous les connaissez a priori.

Et puis le contenu des cours, également copieux, avec comme l’impression que le professeur — très bienveillant au demeurant — voulait qu’on fasse deux années en une, à savoir le niveau 0 — pour lequel la majorité d’entre nous les élèves étaient venus en début d’année — et le niveau 1 qui était a priori prévu par l’organisation (je ne sais pas si ça vient du professeur ou de l’organisme ou service qui gère ces cours).

Toujours est-il qu’on avait une grosse liste de mots nouveaux, chaque semaine — et mes billets, dans lesquels je les répertoriais, en sont remplis — qu’il fallait tenter de retenir. Pas facile quand vous ne pratiquez pas la langue régulièrement.
J’avais d’ailleurs, début septembre, pris le parti de démarrer une session avec l’application Duolinguo, ce qui me permettait de me familiariser avec les bases ; là aussi, entre une demi-heure et heure tous les jours, ce qui était peut-être une erreur et qui a probablement participé à ce sentiment de saturation que j’évoque en titre de ce billet.

Et puis j’ai eu quelques absences et périodes de « blanc » (sans étudier du tout), pour des raisons diverses et tout à fait légitimes — ce n’est pas du tir-au-flan de ma part, je suis plutôt du genre opiniâtre, vous le savez —, ce qui a également accentué le retard pris et contribué à ma décision de jeudi dernier.

Pour résumer, ça a été trop vite. Beaucoup trop vite ; et comme j’ai besoin d’appliquer et de pratiquer pour mémoriser, ça aurait en plus demandé que j’écoute de l’espagnol, voire que je cause régulièrement. Sauf qu’avec un niveau ridicule de grand débutant, la conversation s’annonce très limitée ; quant à faire ça au téléphone, déjà que j’ai du mal en vis-à-vis, ça serait probablement hors de portée.

En ce qui me concerne, j’avais trouvé l’initiation avec Duolinguo plutôt facile, mais je suppose qu’elle est limitée et ne permet pas d’aller loin dans l’apprentissage. Quoi qu’il en soit ça reste encore la méthode que j’utiliserai à l’avenir s’il me prenait l’envie de reprendre — j’ai fait un « test », plutôt agréable la semaine dernière, pour voir ce qu’il en était — mais il va falloir que je commence par réviser tout ce que j’avais appris jusque là avant d’aller plus loin. J’en ai déjà oublié une grosse partie…

Enfin, et c’est peut-être le plus important, même si j’avais du plaisir à participer aux cours — c’était plutôt joyeux, et j’en ai remercié mon professeur dans mon dernier mail —, le reste est devenu au fil du temps une corvée et vu que je n’ai d’autre contrainte que celle que je m’étais fixée au début, je pense qu’il était raisonnable d’arrêter les frais.

Pour terminer sur une jolie note, je tiens tout de même à souligner que j’aime beaucoup cette langue, sa sonorité, et son apparente simplicité, et je n’oublierai pas de remercier Pablo qui m’a été précieux dans ses explications et commentaires, sur chacun des billets que j’écrivais à l’issue de chaque cours.

PS : La photo d’illustration a été prise en Espagne, lors d’un de mes périples en moto l’année dernière. J’espère bien y remettre les pieds et les roues, dans pas tard…

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