Confinement, jour 7

En réalité, une pandémie du format de celle d’aujourd’hui est le test fatal pour toute la logique du néolibéralisme. Elle met à l’arrêt ce que ce capitalisme demande de garder constamment en mouvement frénétique. Elle rappelle surtout cette évidence qu’une société étant une entité collective, elle ne fonctionne pas sans des constructions collectives — on appelle ça usuellement des services publics.

Frédéric Lordon, Les connards qui nous gouvernent

Et côté vie quotidienne en ces temps de confinement, on a réussi à faire un gros caddie de courses en ligne, livrable cet après-midi, qu’on prendra soin de mettre en quarantaine deux ou trois jours pour tout sauf le frais (sous blister) qui sera javellisé avant d’être mis au frigo.

Le bug chiant a trouvé une (possible) solution, j’espère ; les copains vont refaire des tests aujourd’hui et au passage j’ai appris un truc en javascript. C’est vraiment ça que j’aime dans mon job, j’en apprends encore et encore depuis des années !

Sinon on fait chauffer les vidéo-confs en famille, hier soir une petite demi-heure, les échanges écrits avec le reste du monde, parfois un peu d’audio côté pro, tout en restant parcimonieux vu que tout le monde tape dans la bande passante ces jours-ci, et ça n’est pas près de s’arrêter ; on est probablement parti pour encore quelques semaines.

Au bémol près d’une potentielle recontamination, on se dit qu’on aimerait bien avoir déjà eu le virus et qu’on ait eu qu’une forme bénigne de ses effets, histoire d’être tranquille pour le futur, hors mutation du bestiau et en attendant un potentiel vaccin qui ne viendra a priori pas avant une année et demie. On se rassure comme on peut, hein ?

Prenez soin de vous !

PS : Je vois que d’autres ont aussi lu le papier de Lordon ;-)

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