L'écrit et le verbe

Adoncques, je réfléchis. Opposer les volubiles et les « terses » n’a pas vraiment de sens pour moi, qui suis dans l’efficacité de l’écrit en même temps que la forme (enfin j’espère, voilà que j’ai un doute) — mes mails, même de travail, sont toujours enrobés, même avec les collègues devenus des potes. Postel plutôt que Crocker, d’une certaine manière. Et il faut croire, aussi, que je suis un peu parvenu et que j’aime le décorum, allez savoir.

Stéphane Deschamps, La preuve par l’écrit

J’ai sursauté, figurativement, quand j’ai lu ceci, « Postel plutôt que Crocker », alors que ça fait des années que je suis adepte du second — je crois l’avoir remarqué la première fois lors d’un échange par mail avec Stéphane Bortzmeyer, il me semble, ou alors sur son blog (voir son pied de page) ! D’ailleurs mes mails, perso ou pro, ont comme signature quelque chose qui ressemble à :

Franck — Operating Crocker’s rules (http://sl4.org/crocker.html)

Cela dit je suis infiniment plus à l’aise à l’écrit, moi qui ai un sens de la répartie nul et surtout ayant besoin d’un temps de réflexion incompatible avec l’instantanéité de l’échange verbal pour pouvoir répondre correctement, même si je suis plus serein dans ce domaine depuis quelques années, mais tout de même.

Je ne compte plus le nombre de fois où, après avoir conclus un échange avec autrui, je me suis dit qu’il aurait fallu que j’argumente de ceci, ou que je parle de cela, etc ; toutes choses qui bien évidemment ne me viennent à l’esprit que lorsque posé, j’ai le temps de réfléchir tranquillement à ce qui a été dit.

Et je ne vous parle pas du téléphone, que j’ai eu en horreur, pendant longtemps, mais je me soigne avec l’âge, j’ai l’impression !

Bref, je suis définitivement quelqu’un de l’écrit et pas du verbe ! Et puis pouvoir laisser des traces écrites et éventuellement se rassurer pour plus tard en se disant qu’on pourra toujours s’y référer un jour si nécessaire est le petit bonus sur la cerise du gâteau.

Sur ce je vais aller m’enquérir de ce « Postel » que je ne connais ni d’Adam ni d’Ève…

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