lundi 3 février 2014

Pour un portrait de moi

Pour un portrait de moi, sans complaisance aucune, je crois qu’il faudrait demander à l’ami, oui, celui-ci, ou bien celle-là, oui celle-là, ou bien encore… Je ne sais pas.

Je suis pourtant le mieux placé, et paradoxalement le moins bien disposé, étant dans le dedans de moi, je n’ai accès qu’à mon reflet dans le miroir, le miroir des autres… Je ne sais pas.

Ah, ah, je n’ai accès qu’au dedans de moi, et c’est le dawa ! J’essaie de bien ranger, de tout étiqueter mais n’y mettez pas les pas, c’est le dawa

Je me souviens de cette vieille chanson, que ma grand-mère me faisait écouter religieusement devant la radio allumée, « Je sais, je sais… », vous connaissez ? Je sais des choses.

Pour un portrait de moi, il faudrait me cuisiner, mais la cuisine je préfère la faire moi-même, c’est toute l’ambiguïté n’est-ce pas ?

Je prends du recul, comme on dit, jusqu’au mur placé derrière moi et qui me pousse à avancer, alors c’est un tango dansé tout ça. Musique maestro…

Je me suis allongé douloureusement parfois, mais c’est debout pourtant que je préfère photographier, le dehors et le dedans de moi. Flou de bougé ? Je ne sais pas.

Mon cercle n’est pas bien grand mais il est costaud, précieux et la main prise ou tendue a plus de pouvoir que bien des paroles, parfois.

Pour un portrait de moi, prenez un bonnet marin, une veste de moto, un appareil photo en bandoulière, un sourire en coin dans les yeux, je ne sais pas moi, je ne suis que moi.

J’ai des petits défauts et de grandes qualités me disait cette même grand-mère, bienveillante comme elle l’a été tout le temps que je l’ai connue…

Mais souvent comme mon nez au milieu de la figure je ne vois que mes grands défauts dans ce miroir qui ne ment pas. Comment en vouloir à un miroir ? Je ne sais pas.

Un demi-siècle déjà, mais je ne les compte pas, et j’ai fini par m’habituer, je crois, à tout ce dawa dans le dedans de moi.

Pour un portrait de moi, secouez-moi comme une boule à neige, et ensuite rattrapez moi. Ça tangue parfois, n’est-ce pas ?

J’aime rencontrer des gens, leur parler, malgré ma timidité que j’ai fini, je crois, par maîtriser, et puis j’aime leur faire à manger. Une crêpe ou un maamoul vous voudriez ?

Et mon petit bonhomme, qui n’est pas un portrait de moi, et qui est là, qui s’essaie à grandir, parfois bousculé. Il faut le pousser et le rattraper parfois. Pas de mode d’emploi.

Un jour peut-être je lirai un portrait de moi, mais me reconnaîtrai-je ?

Je ne sais pas.

Pour un portrait de moi

Il vous suffit de lire ce blog.
Facile.

Ma participation aux chansons à prise rapide
Ce mois-ci Anne Sylvestre

dimanche 2 février 2014

397 chansons à prise rapide : Le petit sac à dos

En pensant à cette chanson, je me disais qu’on portait tous notre p’tit sac à dos, parfois bien trop lourd de chagrins et de soucis, parfois gonflé à l’hélium par une rencontre, une amitié, un amour…
Quand tout d’un coup, la panique est arrivée… Sac à dos, sac ? Mon sac ? Où est mon sac de voyage ? Et là, j’ai réalisé que, si moi j’étais bien dans le train, le sac, lui était resté sur le quai… Appel au contrôleur, téléphone à la gare, le sac y était déjà à l’abri. Il m’a rejoint, grâce au contrôleur du train suivant, là où je devais changer de train. Je l’ai attendu, pris la correspondance suivante. Je n’ai donc perdu qu’une heure, ce qui est nettement moins important pour moi que le contenu du sac.
Merci aux agents de la SNCF, qui ce soir ont fait la chaîne pour réparer mon étourderie.
 
Anne Sylvestre : Le p’tit sac à dos
Pour en savoir plus sur les 397 chansons à prise rapide , c’est par là

Le p’tit sac à dos...

Longtemps je me suis gaussé du sac à main des filles oubliant le vieil adage qui cause de poutre, de paille, d’œil du voisin, tout ça…

En ce moment je parcours les routes de France pour le boulot, outre ma petite valise pour le soir à l’hôtel, je me trimballe mon immuable sac à dos ; quand je dis immuable, pas tout à fait, ce dernier a 6 mois et a remplacé à l’épaule levée l’ancien au tissu usé aux fermetures cassées et aux sangles décousues.

Celui-là, je l’ai choisi grand, joli tant qu’à faire, en grosse toile épaisse, c’est que mon sac à dos, il soufre, il voit du pays, il porte du lourd !


sac à dos

Pour être honnête, je ne l’utilise quasiment que pour aller au travail, il me sert de boîte à outils, de bureau, de bibliothèque, de coffre au trésor. Le reste du temps, il est sagement à la maison.

Il faut vous dire que contrairement à un sac de filles, il ne transporte pas le superflu, clef, papier ou porte-monnaie sont bien au chaud dans mes poches. Il ne m’accompagne que quand j’ai besoin de l’essentiel. Il y a un remplissage de base, et ce que je rajoute en fonction…

De gauche à droite en commençant par le haut :


Mon sac à dos...

Mes gants en cuir indispensable pour la manutention de matériel au boulot dessous une ceinture lombaire que j’utilise en prévention pour certaines lourdes charge ; un vidéoprojecteur grande puissance avoisine les 40 ou 50 kg !

Un testeur universel pour être au courant, des médicaments au cas ou, et mes bouchons anti bruit presque fait sur mesure…

On remonte pour trouver le livre du moment qui n’est jamais loin, passant de là à la table de chevet, à la poche quand je ne prends pas le sac.

Quelques câbles variés qui sauvent la vie comme on dit chez nous, une pince perdue ici et que l’on ne m’a pas encore volé, un tournevis de précision, une clef alêne solitaire…

Deux lampes frontales, dont une cassée qu’il faut que je jette, ma paire de lunettes de rechange et trois kilos de marqueurs, stylos, crayons qui ont la particularité de ne plus marcher quand on a besoin d’eux !!!

On repart en haut pour trouver l’iPad, bibliothèque technique à lui tout seul ! L’ordinateur, son alimentation et l’antivol ; option dans le sac, je ne le prends presque plus depuis que j’ai la tablette, seulement pour les gros chantiers où il m’est utile et quand je me déplace plusieurs jours. Il reste plus agréable le soir à l’hôtel…

Une trousse noire remplie de raccords indispensables, une barre chocolatée qui s’est perdue, le pin’s du client pour qui je travaille en ce moment et un sachet de tissus avec les chargeurs de l’iPhone, iPad et autre machine dont nous sommes accros…

Pour finir, ma pochette rouge avec le cahier, papier, plan, contrat et plein de truc…

Pas très romantique mon sac à dos finalement, mais bien utile malgré son poids !

Bon ben je vous laisse, il faut encore que je fasse ma valise, mais là c’est plus simple, 4 caleçons, deux tee-shirts, deux paires de chaussettes…

Ce mois-çi : Anne Sylvestre ; la chanson du jour : Le p’tit sac à dos

(002/397)

Venez nous rejoindre sur les 397 chansons à prise rapide


Le p'tit sac à dos

Nombreux sont les messieurs qui se gaussent de ces dames et de leur sac-à-main au contenu virtuellement inépuisable, mais ingérable quand il faut en sortir quelque chose de particulier. Je confesse avoir fait partie de ce groupe moqueur. Cet appartenance est toutefois révolue depuis une bonne dizaine d’années.

Lors d’un voyage chez nos cousins d’outre-Atlantique, parmi les breloques données aux enfants[1], à l’aller comme au retour, par la compagnie aérienne, se trouvait un mini sac à dos. Une taille idéale pour un enfant en tant que sac à dos, et appropriée pour un adulte en tant que sac à machins-de-tous-les-jours. J’ai longtemps usé de l’un des deux… Lire Le p’tit sac à dos

Le p’tit sac à dos

Dans son p’tit sac à dos il y a :

  • Une pochette transparente avec ses devoirs du week-end.
  • Un petit sachet contenant deux biscuits, glanés pendant le vol qui l’a amené ici.
  • Une carte d’embarquement froissée.
  • Une boite de médicament éventrée.
  • Une carte d’identité plastifiée.
  • Une BD achetée à l’aéroport.
  • Un téléphone souvent malmené et son chargeur.
  • Une sacoche contenant plusieurs dizaines de jeux et sa Nintendo DS.
  • Et un p’tit nin-nin fatigué.

Quand je découvre son contenu, parfois, je me souviens celui de mon cartable quand j’allais à l’école, celui dans lequel il m’arrivait souvent d’oublier la banane au fond, banane qui finissait par noircir puis se liquéfier donnant un aspect particulier au bas de mes feuilles et classeurs.

C’est un coffre-fort portable son p’tit sac à dos, une mine aux trésors, avec des secrets bien cachés et ses petits cailloux, évidemment.

Le p'tit sac à dos

Le titre de la chanson me fait penser à mon sac à dos ,compagnon fidèle de mes randos et de mes voyages.

En rando il porte le Kway, la gourde, quelques encas, les gants, le bandeau au cas où mes oreilles aient froid , quelques fruits secs…. Bref, de quoi tenir le coup en fonction de la distance à parcourir et des aléas de la météo : rien de plus banal!

En voyage, il ne me quitte pas, il vient en cabine dans l’avion et contient mes trésors : l’appareil photo, les portables: ordinateur et téléphone, chargeurs, Ipod, 1 ou 2 guides , au moins un bon roman et des mots croisés et quelques petits médicaments …. Et c’est la grande corvée de déballer tout cela au contrôle des aéroports !

Et à la maison du bord de l’eau
pour faire mes courses en vélo
je prends mon sac à dos


Mais en écoutant la chanson j’ai pensé à une maman dont 2 enfants ont été handicapés mentaux suite à des accidents de la vie et dont le grand amour leur a permis une vie normale, intégrés au village dont elle était l’institutrice ; ils ont été heureux de vivre et communiquaient cette joie à tout leur entourage: comme le p’tit sac à dos de la chanson , cet amour avait réussi à effacer les différences .


397 chansons à prise rapide:- aujourd’hui : Le p’tit sac à dos d’Anne Sylvestre

Le p'tit sac à dos

Si vous cliquez sur la photo, elle s’agrandit.

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Ma participation aux chansons à prise rapide
Ce mois-ci Anne Sylvestre

samedi 1 février 2014

Malentendu

Il n’y a rien de plus désagréable que de constater qu’une situation négative est née d’un simple malentendu.

Pourtant, cela arrive souvent. Un message est émis, avec pour son auteur un sens précis, et ce message est interprété par son destinataire d’une façon totalement différente. Après, la dégradation des relations peut aller très vite, puisqu’aucun des deux communicants ne comprend la réaction de l’autre. Chacun est dans un univers sémantique disjoint de celui de l’autre.

Il y a quelques années, alors que celle qui est aujourd’hui mon épouse n’était que ma nouvelle amie, nous sommes passés plusieurs fois par de telles situations. C’est probablement le cas pour beaucoup de couples issus de cultures différentes. Cela peut être d’autant plus marqué lorsque l’un des deux ne maîtrise pas totalement la langue utilisée… Lire Malentendu

397 chansons à prise rapide : Malentendu

Anne Sylvestre : Malentendu

 

« Dans les relations humaines, le drame ne commence pas quand il y a un malentendu sur les mots, mais que le silence reste incompris. ». (Henry David Thoreau)
Le malentendu de la chanson d’Anne Sylvestre n’est-il pas l’illustration de l’importance du non-dit, du silence quand il se fait complice et non hostilité ?

 

Pour en savoir plus sur les 397 chansons à prise rapide , c’est par là

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