samedi 1 mars 2014

À perte de vue

À perte de vue des immeubles en béton, alignés comme à la parade devant la route et de l’autre côté la plage de sable fin. L’Adriatique, du côté de Pesaro, où nous allions souvent quand j’étais gamin. Nous logions dans un hôtel, de la 2e ou 3e rangée d’immeubles, gagnant probablement ainsi quelques lires sur le prix de l’hébergement, la distance avec la mer influant directement sur le prix de la chambre.

Une routine s’installait rapidement, avec le petit déjeuner et ces petits pains au goût introuvable ailleurs — je n’ai à ce jour pas retrouvé ce parfum particulier — suivi d’une séance à la plage, pour jouer avec tous les autres gamins italiens du coin. Le déjeuner, toujours dans la salle tout en haut de l’hôtel, avec les spaghettis en entrée sur lesquels, mon frère et moi, mettions le plus de parmesan râpé possible, on adorait ça, puis la sieste, invariablement, où nous avions le droit de ne pas dormir et de lire, à condition que ce fut en silence (nous partagions tous la même chambre), puis retour à la plage pour tenter de retrouver les copains — qui ne comprenaient pas un mot de ce qu’on pouvait leur dire, et c’était réciproque, mais on s’amusait bien —, qui bien souvent n’avaient pas bougé de là, sauf pour un aller-retour rapide au déjeuner.
La fin de l’après-midi nous ramenait à l’hôtel, non sans être passé sous la douche d’eau douce en haut des escalier qui montait vers la rue. J’adorais le goût et la sensation de cette eau non salée, après avoir passé tellement de temps dans les grosses vagues chaudes de l’Adriatique. Le dîner, enfin, puis de temps en temps une balade en ville ou vers le port, et parfois un dessin animé au cinéma, je me souviens d’un Tom et Jerry.

À perte de vue les parasols en tissu, alignés comme à la parade après la route et de l’autre côté de la barre d’hôtel du front de mer. L’Adriatique, du côté de Pesaro, où nous allions souvent…

A perte de vue

012

 

Il n’y a pas eu d’hiver froid et sec par ici.  Souvent la pluie créait des flaques immenses,  la ville s’y reflétait en tremblant.

Un peu d’introspection était-il nécessaire…

Des chantiers s’étaient multipliés un peu partout, terminant d’effacer les fondations de ce pari passé, de ce pari perdu.

Maintenant les nuages, à perte de vue, magnifiques de jour en jour, ceux qui passent

au-dessus de toi,

au-dessus de moi.

Par-dessus la tête des autres.

Coïncidences

Dans le cadre des 397 chansons à prise rapide, ce billet était associé au 29 février. Mais il n’y a pas de 29 février en 2014. Peut-on parler de coïncidence, éminemment troublante, entre un souhaitable et un absent ?… Lire Coïncidences

Bashung...

Si février m’a permis de redécouvrir une Anne Sylvestre différente du troubadour enfantine que je m’imaginais, c’est avec un certain plaisir non dissimulé, que je vois arriver Bashung pour nous accompagner en Mars.

Tout le monde a en tête ses tubes de «Gaby» à «Résidents de la république».

Qui ne se rappelle pas cette séquence de sa dernière apparition aux victoires de la musique, alors que la maladie finit de le dévorer ; au risque du pathétique, c’est l’émotion qui a gagné, il fut grandiose comme portée par la magie de son art. J’en avais les larmes aux yeux.

Pour être honnête, le vrai Bashung je ne l’ai vraiment découvert qu’après sa mort notamment par la lecture du très beau livre que lui a consacré Marc Besse «Bashung(s) une vie». 

Si jusque là je m’étais contenté des deux ou trois albums connus, depuis je me suis rattrapé. 

Quoiqu’il en soi, je sais que les puristes ne seront pas d’accord, son dernier, «Bleu pétrole», reste pour moi, sinon le meilleur en tout cas mon préféré, l’apothéose d’une vie musicale étonnante.

Monsieur Bashung, c’est un honneur de passer le mois de mars en votre compagnie.

Ce mois-çi : Bashung

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vendredi 28 février 2014

Coïncidences

Il y a du soleil là-bas et il y en a aussi derrière la fenêtre du bureau par laquelle je regarde régulièrement en attendant la cloche libératrice :

Webcam du port du Guilvinec

J’ai des envies de balade, vous avez pas idée !

Dans la vie en vrai

Dans la vie en vrai il y a parfois de drôles de coïncidences: ainsi avais-je décidé qu’après le mois qui se termine avec Anne Sylvestre je cesserais ce jeu. Et comme demain n’existe pas … j’arrête aujourd’hui .
Je me suis un peu amusée, mais je suis vraiment rétive aux contraintes surtout depuis que la vie de retraitée m’a donné le goût du libre choix de mes activités; cette contrainte journalière me pèse.
Peut-être reviendrai-je de temps en temps, selon l’inspiration du moment.




Ma participation à 397 chansons à prise rapide - 28/397
Aujourd’hui:”Dans la vie en vrai ” d’Anne Sylvestre
et 29/397
”Coïncidences” d’Anne Sylvestre

Dans la vie en vrai

033

 

Tout est comme ici. Il n’y a pas de réel écart, d’idéalisation par le blog.  Nos propres lectures modulent la lumière, interprètent les textes.

 

28/397 : Dans la vie en vrai

J’ai un peu choisi d’aller voir Dallas Buyers Club au cinéma aujourd’hui, plutôt qu’autre chose, à cause du titre du jour "Dans la vie en vrai" ; ce film est basé sur des faits réels.

C’est un genre que j’aime bien, le genre "basé sur des faits réels". Les scénarios y sont théoriquement plus intéressants que "il sauve le monde et son meilleur ami meurt aux deux tiers du film" ou "quand ils se rencontrent, ils ne peuvent pas se saquer, à la fin ils se marient" ou encore "il ne se passe pas grand-chose, on est dans un film français, il y a Gilles Lellouche".

Ça n’est pas une garantie, mais ça aide.

397 chansons à prise rapide ?
Aujourd’hui "Dans la vie en vrai" d’Anne Sylvestre

Humm...

Je me demande vraiment si le fait que 2014 ne soit pas bissextile et qu’il n’y ai pas de 29 février est vraiment une coïncidence ?

Ce mois-çi : Anne Sylvestre ; la chanson du jour : Coïncidence

(029/397)

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Dans la vie en vrai

Dans la vie en vrai il y a :

  • Du soleil qui brille la journée et la pluie tombe la nuit, pour rafraichir.
  • Des nuages dans le ciel pour faire joli sur les photographies.
  • Tout le monde entier qui parle la même langue, évidemment le français puisque c’est la seule que je maîtrise à peu près.
  • De jolies routes pour se balader et pas de pollution au dessus des villes, forcément.
  • Une chambre d’ami toujours prête, au cas où.
  • Des amis pour faire dormir dans la chambre d’ami, beaucoup.
  • Des rires et pas trop de larmes, sauf un peu de joie ou d’émotion.
  • De la création reconnue, et du temps pour s’y adonner.
  • Plein de robots et de machine chargés du boulot et des tâches pénibles et répétitives.

Et le réveil a sonné juste aux moment où les deux malabars ont défoncé la porte en bois de la maison. J’ai pas du tout compris pourquoi mais j’ai bien senti que je ne ferai jamais le poids !

  • Un café chaud.
  • Des draps froissés.
  • Un sourire.
  • Et … de la pluie ! Pourtant il fait jour, remboursez !

Des fois, j’échangerais bien un rêve contre une morne journée, pas vous ?

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