lundi, 22 avril 2013

Aujourd'hui randon

Me voilà bien ébaubie devant le randon (afflux impétueux) de visiteurs qui arrivent sur ce blog, pratiquement moribond auparavant, suite à des questions posées dans les moteurs de recherche à propos d’une certaine société que je ne nommerai pas.
Afin d’essayer d’endiguer ce flot, j’en suis à me demander si la suppression de quelques anciens billets, dont les sujets ont amené ces résultats, ne serait pas la bienvenue …

(Oui j’écris des phrases longues et tarabiscotées, à l’image de mes pensées du moment)



écrit dans le cadre des 366 obsolètes à prise rapide

Aujourd'hui randon

Elle est à côté de moi et les doigts courent et frappent à toute vitesse sur le clavier, puis soudain, une pause, le temps d’une respiration et le galop frénétique reprend. Les cent quarante caractères sont avalés en un rien de temps, les lettres défilent sur l’écran qu’elle regarde fixement.

Enfin le temps de relire, calme simplement marqué par le ventilateur qui tourne doucement en permanence, puis la frappe, un peu plus définitive que les précédentes sur la touche Entrée. Le tweet est parti, c’est le moment de continuer la remontée vers le présent de sa timeline.

Randon numérique, digital et photonique !

22/04 : randon

Cet obsolète a deux sens. Dont un qui m'inspire, issu du "random" anglais : hasard, imprévisible.

Malheureusement ce n'est pas celui choisi par le maître de cérémonie avec cet "impétueux" qui me dérange. J'y vois du violent, de l'inexorable, de l'obligatoire. Comme ce ravinement exaspérant quand l'abondance de pluie fait descendre le gravier de l'allée pentue menant à l'arrière de la maison. Sans cesse à remonter. Genre tonneau des danaïdes.

Alors que le hasard apporte une note de fantaisie, donne de la variété à certains jeux, fait espérer un pactole au rêveur...

Dommage.

dimanche, 21 avril 2013

Chacun son truc

Je me demande parfois ce qu'on peut trouver à cette littérature caricaturale et attendue, mais il semble bien que même mal écrite, sans surprise, elle alimente suffisamment l'imaginaire et emporte loin des tracas du quotidien dans un grand flash de lumière blanche... ahah ! Aussi m'arrive-t-il de jober[1] cette lecture.

Je suppose que je m'évade différemment, et je ne m'en porte pas plus mal.


Le calendrier des obsolètes (et les définitions des mots).

Note

[1] Railler, moquer

Jober

J’aime bien te jober, en toutes circonstances.

 

(jober : railler, moquer)


Ne nous moquons pas…

En rentrant chez moi, tout à l’heure, gare Montparnasse, j’aurais pu jober [1] cette jeune fille qui devait rentrer chez elle à Versailles ou dans le coin, caricaturale dans son look jupe plissée, ballerines, queue-de-cheval ; un petit drapeau rose roulé dans la main, elle revenait probablement de manifester avec Livide Cageot !

Bah je n’aime pas me moquer des gens alors j’ai rigolé sous cape et passé mon chemin…

Et puis c’était une belle journée, alors, inutile de la gâcher avec des fâcheux…

(080/366)

Venez nous rejoindre, d’autres 366 obsolètes ici

Notes :

[1] Jober : Railler,moquer.

Aujourd'hui jober

Voilà le compte qui va bien pour troller un peu a été créé, plus qu’à mettre en place le personnage, lui donner un peu de consistance, en faire un hésitant sur les questions de société mais prêt à être convaincu pour peu que quelques arguments bien tournés touchent un ou plusieurs points sensibles et ce sera gagné.

Ensuite, la girouette se mettra en branle, toujours dans le sens du vent en retournant sa veste autant que nécessaire en fonction des événements.

Jobez, jobez, il en restera toujours quelque chose !

21/04 : jober

De par mon éducation (imitation), j'ai une fâcheuse tendance à la moquerie. Mais je me freine. Je refuse cette sorte de supériorité du moqueur sur l'objet de sa moquerie. Souvent facile, souvent imbécile, forcément blessante.

Là, aujourd'hui, vraiment, on se jobe de moi : un, deux, trois millions de manifestants (je ne connais pas encore le score) ne seront jamais équivalents aux 18 millions de voix ayant élu un homme qui avait pourtant annoncé la couleur.

Beaucoup de mauvaise foi, beaucoup de haine... Les vannes sont grandes ouvertes. Mais où sont passés les éclusiers ?

- page 117 de 190 -