lundi, 24 juin 2013

Intime et écrit…

Voici longtemps que je n’ai plus vraiment mis de texte sur ce blogue. 

Soyons honnête pas trop envie d’écrire, et en ce moment les impromptus m’inspirent moins qu’avant.

Par contre, en privé, je continue à gribouiller des choses sur mes carnets ; souvent sans queues, ni têtes…

Depuis un an, ce carnet est devenu numérique, d’abord cela prend moins de place et puis le but était au départ de tester Dragon Dictate un logiciel de reconnaissance de parole. Cela marche assez bien, même s’il faut bien se relire pour éviter des doubles sens sur des mots mal interprétés. Mais depuis peu, je suis revenu au bon vieux clavier. Je pensais qu’en parlant et en laissant filer ma pensée ce n’en serait que meilleur ; en fait pas du tout, le style est bien plus mauvais qu’en écrivant soi-même !

Côté style justement, je me fais peur quand je me relis. C’est très mauvais ! 

D’un autre côté, ce n’est pas le but de ces pensées au jour le jour, suite de phrase sans cautèle [1] , brute de décoffrage, pour me faire du bien à moi, me vider de mes maux ou de mes joies.

Cela, je ne le publierais pas, trop intime, pas fait pour être lu…

Se pose alors la question, pourquoi l’écrire ?

Pennach, nous a dit un jour dans un cours que l’on écrivait toujours pour être lu, même les journaux intimes…

Va savoir…

(144/366)

Venez nous rejoindre, d’autres 366 obsolètes ici

Notes :

[1] Cautèle : Finesse, prudence mêlée de ruse.

Cautèle

Peps est une jeune chatte  fine comme une belette. Son maquillage a tout d’une assiette d’aquarelles délavées et fondues. La farouche apprend  lentement la cautèle. L’autre jour,  elle a joué les rats d’hôtel à la maison. Surprise par mon arrivée, mademoiselle  tenta de fuir.

Mais dans les filets des rideaux… elle ne fut plus qu’un gardon frétillant au fond de la nasse.

 

 

(cautèle : finesse, prudence mêlée de ruse)


Aujourd'hui cautèle

Il n’y a point d’entreprise plus difficile, plus douteuse, ni plus dangereuse que celle de vouloir introduire de nouvelles lois. Parce que l’auteur a pour ennemis tous ceux qui se trouvent bien des anciennes, et pour tièdes défendeurs ceux même à qui les nouvelles tourneraient à profit. Et cette tiédeur vient en partie de la peur qu’ils ont de leurs adversaires, c’est à dire de ceux qui sont contents des anciennes ; et en partie de l’incrédulité des hommes, qui n’ont jamais bonne opinion des nouveaux établissements qu’après en avoir fait une longue expérience.

Nicolas Machiavel, Le Prince

Comment croire que les parlementaires usant des bénéfices de leurs fonctions iront prôner et légiférer pour une transparence exhaustive de leurs emplois ? Dit à la mode du far-west ça donnerait : « Où comment se tirer une balle dans le pied ».

Certes tous ne portent pas à la critique, mais quasiment tous portent haut la voix, la main du serment sur le cœur, leur honnêteté sans faille et jour après jour éclatent enfin les méfaits des moins prudents ou de ceux qui croient pouvoir agir en toute impunité. Peu importe la couleur politique ou partisane d’ailleurs.

Un peu d’introspection ne leur ferait pas de mal, peut-être qu’ils comprendraient qu’ils sont à notre service et pas nous au leur, mais pour ça leurs regards devraient se détourner du pouvoir vers lequel tendent leurs pensées.

Et ils espèrent encore nos voix, pauvres fous…

24/06 : cautèle

Ce mot souffle le chaud et le froid…

Finesse et prudence me semblent être de grandes qualités, surtout dans un monde individualiste, égoïste, féroce, brutal, voir vulgaire. Juste histoire de ne pas se faire happer par la grande machine et de faire preuve de délicatesse, de tact et d’élégance dans nos rapports aux autres.

Mais mêlé de ruse, là je le sens moyennement. Mentir ? Feinter ? Simuler ? Tromper ? Abuser ?

Je n’ai pas envie d’être cauteleux.

dimanche, 23 juin 2013

Arrangements

Back to work!

Faire en sorte que les différents sons, textures sonores et notes n’aient pas l’air d’une bigarrure[1] et aient une réelle cohérence (jusque dans la dissonance, parfois) n’est pas toujours évident.

Oui, j’ai enfin repris de l’activité sur le projet Tomek.


Le calendrier des obsolètes (et les définitions des mots).

Note

[1] Réunion de choses disparates

Bigarrure

C’était brocante aujourd’hui et nous passions au peigne fin les allées, en quête d’inattendu. On cherche toujours pour les gens aimés : opalines bleues pour elle, romans d’anticipation pour lui, les…  . Non, ne plus regarder les… pour lui. S’en désintéresser et surtout ne pas soupirer. Faire diversion.

La vie est magique, forcément encore une fois, car dans toute cette bigarrure, me voici nez à nez avec la plus jolie poupée ashanti jamais vue. Prix dérisoire, affaire conclue, enchère d’un passant obsolète. Trop tard.

Cette Ashanti-là, c’est exactement ce que nous adorions ensemble il y a un mois encore (à en lécher les vitrines des boutiques d’arts premiers, à en écrire des lignes).

 

(bigarrure : réunion de choses disparates)


Aujourd'hui bigarrure

Il faut parfois faire bigarrure avec ce qui est disponible, en veillant toutefois à assembler ensemble les éléments de même couleur afin d’offrir tout de même un semblant d’harmonie.

bigarrure.jpg

Cette tour Eiffel est tout de même plus jolie ainsi que dans sa robe terne habituelle.

23/06 : bigarrure

Heu…

Il paraîtrait que les bigorneaux de Bigorre sont bigarrés de combis garés en débits carrés à la big carrure.

Bigre !

Me d’mande si je chupporte ben les mélanges disbarates à base d’alcool. D’ailleurs je protechte bigoureusement : “bigarrure” n’est point toboslète.

Voui.

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