dimanche 25 mai 2014

Dimanche pluvieux…

Aujourd’hui j’irais voter, je vais toujours voter. Je ne sais plus très bien ou est la légalité de se vote puisque je n’ai reçu aucune profession de foi.

Européen convaincu, malheureusement je ne me fais aucune illusion quant aux résultats. Si par surprise, la peste brune qui gangrène de plus en plus l’Europe a été stoppée aux Pays-Bas, notre peste blonde risque de gagner dans notre pays ; ses électeurs à elle se déplacent pour voter !

Alors, quand viendra le soir je vais allumer ma télé, regarder 10 minutes d’info pour me faire confirmer cette triste débâcle et puis je vais plonger dans un bon bouquin, un verre de whisky tourbé à la main pour oublier que si tous ceux qui simplement ne veulent pas de ces idées nauséabondes allaient voter, l’extrême droite ne serait pas aujourd’hui à la place où il est…


Ce mois-çi : Jean Ferrat ; la chanson du jour : Lorsque s’en vient le soir.

(115/397)

Venez nous rejoindre sur les 397 chansons à prise rapide

samedi 24 mai 2014

Devine…

Je vous laisse devinez la légende de cette image…

Devine


Ce mois-çi : Jean Ferrat ; la chanson du jour : Devine.

(114/397)

Venez nous rejoindre sur les 397 chansons à prise rapide

vendredi 23 mai 2014

Chambres d’un moment

Les boxes des prises en charge ambulatoires

La sieste déborde sur la volonté quand on est enceinte, à s’endormir n’importe où

Les porches des rues pavées, refuges d’étreintes poignantes

Les draps étendus sur une terrasse, derrière lesquels se cherchent Marcello et Sophia, pourtant incompatibles

Chambres d’un moment.

 

 

 

 

 

 

 

Par la fenêtre de la chambre (81 et 82)...

L’apanage du travailleur voyageur est d’aller d’hôtel en hôtel…

Pour ma virée anglaise, mes sympathiques clients font dans le beau et confortable ; du moins normalement !

Vous pouvez d’ores et déjà, des fois que c’était dans vos projets, oublier Le Holliday In d’Oxford. Si le personnel est sympathique, le service est au-dessous de tout, je veux dire pour des chambres de ce prix (environ 300 £ la nuit) et le standing qu’ils se disent avoir ! 

Le truc idiot, un petit berlingot de sucre par terre sous la table de la chambre, un peu négligé cote service de chambre ! 

Nous somme trois à table, personne n’est jamais venu enlever le 4e couvert, dont au passage un verre était cassé. 

Ils ont carrément oublié un plat deux soirs de suite. 

Internet à 5£ l’heure (soit environs 6,17) euros; je ne comprends même pas qu’aujourd’hui internet soit encore payant dans ce type d’établissement. 

Coté vue de la fenêtre de ma chambre dommage que, clim oblige, on ne puisse pas l’ouvrir. Juste des arbres qui cachent l’autoroute…


Par la fenêtre de la chambre (81)

Par contre, si vous êtes riches, à Londres, le Novotel Waterloo (cette manie des Anglais de donner des noms de défaite !) vaut le détour, sauf pour la vue de la fenêtre quand vous êtes du mauvais côté du bâtiment. 

Par la fenêtre de la chambre (82)

Le collègue a droit à la vue sur Westminster, moi sur un vieil immeuble tout pourrave…

Mais la chambre est bien confortable, alors…


Ce mois-çi : Jean Ferrat ; la chanson du jour : Chambre d’un moment.

(113/397)

Venez nous rejoindre sur les 397 chansons à prise rapide

Chambres d’un moment

Voilà, trois prochaines nuits, trois chambres différentes.

Œil n. m. , du latin oculus. Pluriel : des yeux (un seuil, des cieux ; un deuil, des dieux ; un œil, des yeux). L’œil est à la vue ce que l’Humanité est au parti communiste : c’est son organe central. L’œil est un outil merveilleux. C’est grâce à lui que l’homme peut, en un instant, reconnaître à coup sûr une langoustine d’un autobus, ce qui lui confère évidemment un immense sentiment de puissance sur la nature. La preuve en est qu’un homme privé de ses yeux se met instantanément à raser les murs honteusement. Un homme privé de ses yeux s’appelle un aveugle, dans le langage populaire, ou un non-voyant, dans le dialecte des politicards populistes gluants. Les aveugles sont parfois ridicules. On en a vu manger des autobus ou voyager en langoustine. Pour ne rien arranger, les aveugles lisent en braillant, au risque de réveiller les sourds. L’œil se compose essentiellement de l’iris, lui-même percé en son centre de la pupille. Contrairement à la pupille de la nation, la pupille de l’œil peut se refermer sur elle-même ou s’agrandir à tout moment, sans autorisation spéciale des pouvoirs publics, même dans les pays totalitaires : on cite le cas de plusieurs dizaines de milliers de pupilles s’agrandissant d’effroi en toute liberté, en Union soviétique et au Chili notamment. Le fond de l’œil est tapissé de la rétine sur laquelle se forment des objets tels que langoustine, autobus, etc. dont l’encéphale, qui a oublié d’être con, enregistrera la perception grâce au nerf optique. L’œil humain est une mécanique merveilleuse dont la réussite parfaite nous conforte dans notre foi en Dieu. On regrettera seulement que l’œil du cochon d’Inde ou du verrat périgourdin bénéficient de la même géniale complexité. C’est vexant, même à Périgueux. Les principales anomalies de l’œil sont : la myopie, qu’on corrige à l’aide de verres divergents ; l’hypermétropie, qu’on corrige par le port de verres convergents ; le strabisme, qui prête à rire ; et la cyclopie, qu’on corrige par le port du monocle. L’œil est capable du clin. Le clin est la base même de la spécificité de l’œil. Il n’existe pas, en effet, de clin d’oreille, ni de clin de nez. Le clin d’œil sert à marquer subrepticement une complicité tacite entre deux ou plusieurs chenapans. Il permet aussi au dragueur de se faire connaître avec une relative retenue et une certaine discrétion qu’on ne retrouve pas dans la main au panier. L’œil du sourd est normal.

Pierre Desproges, Dictionnaire superflu à l’usage de l’élite et des bien nantis

Je vais ouvrir les yeux et aller faire le plein d’ailleurs…

PS : Il est possible que les publications ici soient retardées pendant ces quelques jours, peut-être même jusqu’à mardi prochain. Soyez sages, et ne cassez pas l’internet pendant mon absence.

jeudi 22 mai 2014

Vipères lubriques

En sortant du travail, je trouve au sol un coeur découpé dans du carton pâle sur lequel sont posées des lettres multicolores et maladroites : bonne fête maman  !

Oh, le petit drame intime de l’enfant ne sachant plus où il a perdu son coeur.

Plus loin, une fanfare emplit l’air bureautique. Aux fenêtres, des cols blancs se penchent. Deux Roumains se partagent la rue en jouant qui du cornet à pistons, qui de la trompette, tirant une boîte à musique à roulettes.

Au soir, Véronique Durruty, photographe de la sensorialité, présente son petit corps menu cadenassé dans une robe en lamé noir et ses photos incroyables du monde entier.

Elle explique qu’elle a travaillé dans un bordel et pour cela a mis plusieurs jours à sortir son appareil. Derrière moi,  y’en a un qui souffle : moi, j’aurais pas mis plusieurs jours à sortir mon appareil.

ah ah ah

Jalouse Aspic...

Poème déjà publié en 2010…

Jalouse aspic

Amante épique

Morsure sadique

Là y a un hic



Courbe féline

Yeux de gamine

Tu m’embobines

Dans tes épines



Amour subit

Regard tacite

Envie limite

Et je te quitte



Vengeance amère

Ça c’est ta guerre

Moi je préfère

Tes somnifères



Venin acide

Bien trop perfide

Tes yeux humides

C’est trop limpide



Je t’ai aimé

Tu m’as trompé

Je m’suis tiré

Tu veux m’noyer





En groupe,

Ce mois-çi : Jean Ferrat ; la chanson du jour : Vipères lubriques...

(112/397)

Venez nous rejoindre sur les 397 chansons à prise rapide

Vipères lubriques

C’est assez étrange, tout de même, que ce parking que je loue depuis quelques mois pas très loin de mon domicile.

Je l’ai trouvé via une annonce sur le site de petites annonces bien de chez nous que beaucoup d’entre nous utilisons souvent pour aller y garer ma nouvelle mobylette. Bien placée, sécurisée, c’était quasiment l’idéal. Sauf que…

Sauf qu’il y a un mois j’ai découvert en rentrant un soir une voiture garée sur ma place. J’ai laissé un mot sur le pare-brise demandant de dégager et au bout de pas mal de coups de fil, entre autre à la police qui m’avait éconduit en me disant que ça ne les concernait pas — alors que normalement ils doivent s’en occuper, a minima via le syndic —, au conducteur qui avait finalement fait l’intermédiaire entre l’autre soit-disant propriétaire ne parlant que chinois (ou vietnamien) et allemand et le mien, le poste de sécurité…, j’ai enfin récupéré l’usage de ma place.

Hier soir, rebelote, je découvre une autre voiture garée sur ma place. Je laisse un mot, et alors que revenais vers ma moto garée en vrac devant je vois arriver deux personnes, dont une qui s’avèrera être le réel propriétaire de la place que je loue. Nous nous expliquons et finalement le propriétaire me propose de continuer d’utiliser la place le temps que cette affaire soit réglée. Je commence, tout langue de pute de vipère lubrique que je suis, à imaginer une sombre arnaque entre le faux proprio qui habite en province, du côté de Toulouse, et celui qui finalement s’avèrera être non pas le gardien du parking mais le jardinier — reste à comprendre pourquoi c’est lui qui a servi d’intermédiaire et pas le gardien.

Une fois garée ma machine, je monte à la loge du gardien chez qui étaient auparavant passées les deux personnes à qui j’avais parlé plus tôt. Il prend le temps de vérifier les numéros de lot et effectivement, la place qui m’est louée n’appartient pas à mon bailleur mais à la personne qui m’a laissé sa carte de visite quelques minutes plus tôt. Je m’attendais à devoir aller porter plainte auprès de la police, celle-là même qui m’avait dit ne pas avoir à s’en préoccuper — je commençais déjà à voir poindre le début des emmerdes et du temps perdu —, quand le gardien m’a proposé de vérifier si mon bailleur était tout de même propriétaire d’un lot dans le parking.

Après recherche et vérification, il en possède 6 !

J’ai finalement réussi à parler avec mon bailleur au téléphone hier soir, une fois de retour à la maison, et il m’a alors expliqué qu’il avait à l’époque échangé sa vraie place au profit d’une autre parce que son voisin souhaitait disposer de deux places contigües. Il m’avait donc loué la place de son voisin de parking. Sauf que la dite place est actuellement occupée par une voiture qui n’a pas bougé d’un iota depuis des mois, je le sais, cette place est contigüe à celle que j’occupe et il m’a expliqué qu’il avait alerté le syndic qui devait (normalement) s’occuper de faire enlever la voiture par la fourrière, et que ça risquait de prendre du temps…

Il m’a alors proposé, le temps que tout soit réglé, d’occuper une de deux autres places dont il m’a indiqué les numéros et qui devraient (je le cite) normalement être libres.

Sauf que, sauf que j’ai vérifié, aucune des deux places qu’il me propose d’occuper temporairement ne lui appartiennent, d’après la liste que j’ai récupérée auprès du gardien. Accessoirement j’ai découvert, sur le même site d’annonce, qu’il avait mis en location deux autres de ses places de parking.

Reste l’hypothèse que les deux places qu’il me propose d’occuper appartiennent effectivement à son voisin de parking (il faudra que je demande son nom à mon bailleur, la prochaine fois que je l’aurai au téléphone, histoire de vérifier).

Vous en pensez quoi vous autres ? Je vais porter plainte pour escroquerie ce matin, je fais une enquête plus approfondie, je laisse tomber et je cherche un autre parking ? Parce qu’il est hors de question que je laisse ma moto garée dehors ne serait-ce qu’une seule nuit.

J’ai très mal dormi depuis hier soir !

mercredi 21 mai 2014

J’aurais seulement voulu

017

Brel en pensée : J’aurais bien aimé un peu plus de tendresse, ou alors un sourire, ou avoir plus de temps, mais au suivant, au suivant

Quelle pluie…

J’aurais seulement voulu ce soir que la chatte daigne bien se laisser frictionner et nettoyer les pattes avant de glisser sur le parquet comme une auto-tamponneuse.

J’aurais seulement voulu ne pas être moi-même trempée comme un rat mort sur mon vélo grinçant ce midi. Et si la chatte m’avait frictionnée vigoureusement pour me ragaillardir alors, ce n’aurait pas été un luxe.

Mais la féline préférait lustrer ses pattes mouchetées.

 

 

 

J'aurai simplement voulu...

J’aurais seulement voulu être près d’eux dans ce moment difficile

Comme l’ami que je sais être

J’aurais seulement voulu le voir grandir avec ses peines, avec ses joies

le voir sortir de mes rêves

J’aurais seulement voulu la serrer dans mes bras, sentir son corps, battre son coeur

m’enivrer de son parfum

J’aurais simplement voulu que la vie, l’amour, la mort se soient plus simples

Facile non ?

J’aurais simplement voulu lui dire que je vois un peu de la mer dans le bleu de ses yeux.

et que c’est beau…

j’aurais simplement voulu gagner le gros lot au loto

J’aurais simplement voulu d’une bonne bière…

ah ça c’est possible…. a la votre donc…



Ce mois-çi : Jean Ferrat ; la chanson du jour : J’aurai simplement voulu.

(111/397)

Venez nous rejoindre sur les 397 chansons à prise rapide

- page 80 de 132 -