Finalement, ces quartiers, cette vie faite de désespérance pour tout un groupe social, même si individuellement certains arrivent à espérer et avancer, je ne la connais surtout à travers des écrits, des articles, des romans…
Je l’ai perçue aussi pour avoir du, lors d’entretiens d’embauche, en refuser certains, a contre cœur, non parce qu’ils avaient telle ou telle adresse mais que parce que l’entretien de recrutement montrait une telle méconnaissance des codes sociaux utilisés dans une vie professionnelle que le rejet, peut-être réciproque, aurait été immédiat. Et pourtant j’en ai fait de la discrimination positive, à compétences égales, recherchant la diversité qui est pour moi une source de richesse. Mais si l’entreprise peut (et doit) faire un effort, elle ne peut pas faire tout le chemin, elle est un collectif qu’il faut aussi pouvoir intégrer.
Les études universitaires donnent un savoir mais n’ enseigne pas ces codes à ces jeunes, tout comme la vie ne m’a pas appris leurs codes. Et c’est pourtant une des clés de l’intégration dans le monde professionnel.
**** Juliette : Les garçons de mon quartieret pour voir toutes les participations, c’est par ici