lundi, 13 mai 2013

13/05 : misologue

Comment peut-on être ennemi de la raison ?

Il me semble que c'est la recherche d'une compréhension fine des évènements, l'analyse raisonnée des causes et des faits, l'estimation de leurs conséquences qui permettent de progresser et de ne pas être manipulé.

Certes, trop lucide, on peut alors envier ceux qui vivent un bonheur sans questionnement, instinctif. Mais pas au point de devenir misologue. Non ?

Le raisonnement est pour moi le moteur essentiel de ma mémoire. Ainsi, lycéen, je ne retenais les formules mathématiques que par le biais de leur démonstration. Tordu mais plutôt efficace.

Y a-t-il un âge ?

Cela fait 8 jours et demi (si, si le demi compte) que je suis à la maison pour raison de santé.
Hier j’ai eu la joie de voir mon tout petit avec mon A.P. et son prince, vous dire qu’ils sont mimi tout les trois c’est rien de le dire, ils se sont même tracassés pour me trouver un repas de midi qui me ferait plaisir et sont venus avec.
J’ai énormément apprécié le geste et j’ai mangé avec joie.
Ensuite première sortie avec eux ballade sur la plage qui est à 5 mn de la maison (au retour j’ai cru avoir fait 20 bornes tant j’étais fatigués, mais heureuse).

Donc si on enlève hier et les 4 premiers jours ou j’étais semi comateuse, il reste 3 jours et demi de solitude et c’est pas innocent.
En trois jours il s’en passe des trucs dans la tête, ça tourne comme une valse, ça fait les cent pas, ça s’en va et ça revient.

Tout cela pour en venir au fait que je suis misologue* pour certaines choses, notamment tout ce qui concernent les piqûres et les rendez-vous dentaires.
J’ai beau tourner cela dans tout les sens, je flippe comme une malade et cela me terrorise.
Demain j’ai rendez-vous chez mon dentiste à 7h45, je sais qu’il va me faire mal, puisqu’il doit ôter mes implants, je sais qu’il va m’endormir le lieux, je sais qu’après il n’y aura plus d’infection, je sais mais j’arrive pas à me raisonner.

Et si en plus il n’y avait que cela, je retourne voir le toubib mercredi et si tout va bien je suis sensée reprendre le boulot le 21.

Inch’allah

*misologue (Ennemi de la raison)

Aujourd'hui misologue

Définition : un misologue est un ennemi de la raison

Mise en situation :

Échange twitter

Michel Janva (‏@MichelJanva, salon beige) :
@LordTaFille @ilios06 Pratiquer l’homosexualité ne rend pas heureux. Des personnes ayant ces tendances en témoignent contre le mensonge

Franck Paul ‏(@franckpaul)
@MichelJanva On ne “Pratique” pas l’homosexualité, on est ou on n’est pas homosexuel, nuance !

MJ :
@franckpaul On n’est pas. On est homme ou femme.

Moi :
@MichelJanva ah non, vous vous êtes plutôt du genre misologue, je ne vois que ça !

MJ :
@franckpaul Désolé, je ne place pas l’intelligence sous le bas-ventre.

Et ensuite je lui ai demandé s’il était cis ou trans, mais je n’ai pas eu de réponse… en fait si, il y a une suite qui vaut son pesant de cacahuètes !

CQFD

Trait de caractère★7

Il m’arrive, par jeu
d’être misologue.
Il m’arrive d’avoir un côté peste.

Ma participation aux Obsolètes à prise rapide

dimanche, 12 mai 2013

Re-miam

Je n'ai jamais été safre. Même quand j'ai très faim, je sais me (re)tenir.

Pas d'exception aujourd'hui pour les repas, mais j'ai apprécié à sa juste valeur l'essai réussi de gâteau aux carottes préparé ensemble avec le reste de nos carottes du jardin (oui, il en restait...).


Le calendrier des obsolètes (et les définitions des mots).

Pendules à l’heure : les obsolètes à jour

mâche-dru

Que faire en vacances perdu en pleine campagne ? Courir au Spar chercher des saloperies et se comporter en mâche-dru jusqu’à épuisement des stocks… Moi qui pensais le premier jour mourir de chagrin là-bas et donc revenir sylphide… Raté !

(Gros mangeur, gourmand)

 

 

ébaubi

Ils ont été tout ébaubis quand nous leur avons donné des sucettes du Spar qui coloraient la langue.

(Qui exprime une grande surprise)

 

 

s’évaltonner

Comme je m’évaltonnais ce matin en briquant le sol, en bouclant les valises, en nouant mes lacets… Les vacances à la campagne étaient enfin finies.

(Prendre un ton dégagé, s’émanciper)

 

safre

Gras comme des boudins, las du voyage interminable, repus d’agapes champêtres déraisonnables, tous autour de moi furent tout sauf safres. Jour maigre avant la rentrée.

(Qui se jette avidement sur la nourriture)


Noyons le poisson…

Ah non, la nourriture on ne se jette pas dessus, on regarde, on sent puis on mange en savourant… 

Du moins quand le repas est bon et prometteur, parce que pour de vulgaires hot-dogs ou Macface, chacun fait comme il veut !

Je me rappelle l’époque où je faisais de l’aquariophilie, j’adorais leur donner à manger, ils étaient si safres [1]  que c’en était amusant de les voir se précipiter sur la moindre paillette !

Quoi ? Ce billet est inintéressant ? Et alors ?

fondue

(101/366)

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Notes :

[1] Safre : Qui se jette avidement sur la nourriture.

Obsolètes - Aujourd’hui safre

Aujourd’hui safre (Qui se jette avidement sur la nourriture)

Étonnant à quel point des nourritures autres que celles qui sustantent le corps physique peuvent parfois le faire oublier. Et du coup au matin, le corps se rappelle qu'il a besoin de choses quelque peu plus concrètes que les mots, la musique et la pensée. En passant dans la rue mon nez a été attirée par les effluves bien particulières d'une boulangerie au petit matin, dans une ville vide de dimanche. Nous avons acheté un croissant, peut-être deux et safres, les avons engloutis en quelques bouchées, avant de repartir.

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