jeudi, 28 mars 2013

Coup de mou…

Après deux jours de travail éprouvant, fatigué, je rêve d’appeler les gens que j’aime, qui me sont chers, de les inviter à une grande fête et de faire ribote [1]  dans la bonne humeur, de s’amuser et d’oublier les tracas du quotidien ne serait-ce que quelques heures !

Ouep, va falloir le faire tiens !

Et si j’allais me coucher en attendant ?

(057/366)

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Notes :

[1] Ribote :Exés de table, et surtout de boisson

Ribote

Du poireau en vinaigrette

Une omelette aux pommes de terre

Une salade de harengs

Des crêpes

du cidre oui du brut et du doux, à en avoir le hoquet…

Ribote en rêve

 

(ribote : excès de table, et surtout de boisson)


Tousse pas maman !

Au bureau, on a une collègue qui s’auto surnomme “maman”. Sur un mode Audiardo-Béruriesque, hein, pas qu’elle se prenne pour nos mamans.

Du coup, parfois, quand on lui cause, on croirait un peu qu’on parle avec l’inénarrable Norbert (mais si, faites pas semblant de ne pas savoir qui est Norbert de Top Chef de l’an dernier !!).

Bref, hier, quelqu’un me dit un truc débile, et comme malgré l’aspect quotidien de la chose, je ne suis pas encore habituée, je m’en étouffe en buvant mon thé. Quinte de toux s’ensuit, et là, je l’entends me dire :

“Tousse pas maman, y a rien de chaud !”.

Moment de silence incrédule sur l’open space.

Echanges de regards rigolards.

Puis fusent les “mais qu’est-ce que tu racontes ?”, “qu’est-ce que tu as dit ?”, “mais d’où tu sors ça ?”.

Elle extrêmement étonnée qu’on ne connaisse pas cette expression à ses yeux très répandue. Quelques recherches sur les internets lui ont montré que quand même, on était pas les seuls à ne pas connaître.

Et elle, hilare, assez convaincue que c’est le reste du monde qui a tort, même pas victime d’une quelconque ribote [1].

Faut dire, c’est déjà elle qui, la semaine dernière, nous avait fait un exposé sur le fait que les hommes de cavernes étaient de mauvaise humeur parce qu’à force d’être dans les cavernes, ils ne voyaient pas assez le soleil, comme nous en hiver.

Si, comme moi, vous vous posiez la question de savoir comment on peut établir que les hommes des cavernes étaient de mauvaise humeur, sa réponse vous éclairera : “ben ça se voit, maman, à la télé, ils sont toujours en train de grogner”.

C.
Q.
F.
D.

Note

[1] Excès de table, et surtout de boisson

Aujourd'hui ribote

Aujourd’hui c’est ribote encore avec cet aspect qui a l’air de gêner, beaucoup plus qu’avant et qui pourtant, s’il n’avait pas été changé ne m’aurait pas conduit à faire tout ce travail les mois passés.

J’entends (ou je lis mais c’est pareil) des mots comme inutile, horrible, immense (dans le sens qui occupe toute la place), et puis encore des on peut pas revenir comme avant ? (sachant qu’avant il gênait dans certains contextes et que maintenant il faut simplement faire défiler la page, et encore, pas toujours), y’a qu’à l’enlever !, etc.

Alors plus ça va plus j’ai envie de le rendre encore plus prégnant, plus grand, plus majestueux ! Qui a dit que j’étais susceptible ? J’ai les noms, hein ?

N’empêche qu’il a, pour l’instant, une petite valeur affective pour moi et que par conséquent il ne sera pas retiré de sitôt.

28/03 : ribote

Comme je l'ai écrit pas plus tard qu'avant-hier, j'aime dévorer, déguster, bouffer, becqueter, grailler, me sustenter, me réfecter, me restaurer, me nourrir. Abondamment. Avec gourmandise mais pas de n'importe quoi ni avec n'importe qui.

J'aime également boire, me rafraîchir, picoler, bessoner, écluser, m'imbiber, chucher, me désaltérer, boichonner. Avec modération en principe mais pas toujours. Mais avec éclectisme et sans chauvinisme aucun.

Le pèse-personne tique un peu, les siestes sont parfois trop lourdes mais la ribote est un truc qui me plaît très beaucoup goulûment bien.

mercredi, 27 mars 2013

Ce soir, alouvi, l’odeur alléchante de la potée au chou me...



Ce soir, alouvi, l’odeur alléchante de la potée au chou me nargue.

366 obsolètes à prise rapide

Ils commencent à me les briser menu !

Là il faut avouer que ça dépasse les bornes.

Je n'ai pas le dépris assez fort, ni le mépris assez intense pour réagir de façon épidermique à toutes les âneries qu'on peut entendre ces jours-ci. Comment peut-on à ce point s'illusionner d'être dans le sens de l'histoire (un "printemps français", on aura tout vu !) alors qu'on est plongé dans un obscurantisme du ô, tième siècle[1] bien tassé, et contre l'histoire et son évolution ? Comment peut-on croire pouvoir renverser un gouvernement qui ne serait pas légitime car de gauche[2] et donc incapable ? Comment peut-on s'offusquer que dans une manifestation dont certains éléments sont incontrôlés et bravent une interdiction, des gaz lacrymogènes sont utilisés ?

Ah ça, on ne s'offusque pas quand il s'agit d'ouvriers aux abois qui n'ont plus que la colère et le désespoir comme motivation et qui se prennent des lacrymo.

Ils me dégoûtent, je n'arrive pas à ne pas me mettre en colère face à ce déchaînement de haine (refoulée ou non, assumée ou non).

Notes

[1] Tous les siècles en ont leur part, non ?

[2] En fait de centre droit, mais passons, c'est presque un détail, là.

Aujourd'hui dépris

Aujourd’hui je n’irais pas jusqu’à dire que je déprise ceux à qui l’avertissement écrit et surement lu ne suffit pas, probablement parce qu’ils s’estiment ne pas devoir en tenir compte pour une raison que j’ai du mal à imaginer, mais tout de même, l’agacement est certain quand d’aucun utilise un autre médium que celui conseillé pour obtenir gain de cause.

Peut-être que mon français n’est pas assez explicite, peut-être que le message n’était pas assez clair ?

Par contre je méprise sans aucune nuance ceux qui usant du médium idoine y déversent moult récriminations geignardes et bien souvent puériles au prétexte qu’ils ont des besoins immédiats non satisfaits.

Mug Paris-Web #sharethelove

Sur ce, je veux un café avec un demi-sucre immédiatement !

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