mercredi, 27 mars 2013

Le parler vrai

Hier j’ai pris part à une réunion fort intéressante, en présence de tous nos directeurs commerciaux, de leur chef, du mien [1] et bien sûr leurs costards et leurs cravates.

Outre le fait que c’était vraiment intéressant, et que c’est chouette d’être embarquée dans ces moments d’échanges où la stratégie se dessine, j’ai pu, à la teneur des échanges, deviner quel était le dernier thème des formations des chefs des commerciaux.

Il y en avait un qui sortait cette expression à tout bout de champ.

“Le parler vrai !”

“On va leur parler vrai !”

“Il ne faut pas hésiter à leur parler vrai !”

Le tout avec la ferveur d’un nouveau converti.

C’est à se moment qu’il faut s”interdire tout dépris[2]. Ok, les nôtres sont sensibles au jargon, aux modes, au dernier qui a parlé qui a raison. Ok ils cherchent le moyen le plus facile de convaincre leurs futurs clients que c’est avec nous qu’il faut travailler et sont prêts à beaucoup pour ça.

Mais tout bel effort vers la simplicité dans la communication est bon à prendre. Toute volonté d’élaguer le superflu pour aller à l’essentiel est à encourager.

Ravaler, alors, les “c’est vrai, avant on leur parlait faux, mais ça c’était avant”.

Ricaner, quand même, un peu, intérieurement. On est pas des bêtes.

Mais sachez le brave gens, aujourd’hui, quand on cherche à vous vendre un truc, on va tenter de le faire en vous parlant vrai. Il fallait y penser, non ? :D[3]

Notes

[1] autant dire qu’on était pas beaucoup de femmes, oh ! comme c’est étonnant ! Alors qu’on fait toute cette communication sur la diversité cheux nous

[2] sentiment par lequel on déprise, et qui est moins fort que le mépris de la gent commerciale

[3] Ok, en vrai, je ne m’en remets pas de rire. Ca et “on veut faire un “tout en image” avec du texte”, j’en peux plus !

27/03 : dépris

Entre "être épris" et "avoir du mépris", il y a une marge dans laquelle je me suis engouffré :

  • L + épris = les prix montent, grimpent et inflationnent,
  • N + épris = nez pris, souvent. Mouchoir.

Il y a aussi, phonétiquement parlant :

  • C : c'est pris ! Cherche ailleurs...
  • D : dépris ? comme débarrassé ? Il semble bien que non..
  • G : j'ai pris et je garde.
  • K : Capri, c'est en Italie.
  • T : t'es pris au piège de mes âneries.

Guère épris de cet obsolète et probablement en pleine méprise des règles, je suis.

Achetez des lunettes

Un homme, dans le bus, nous explique
sa conception de dieu :
il a créé le monde à son image,
il voit tout.
Je me suis posé des questions
sur les capacités de dieu.
J’éprouve un sentiment de dépris
par rapport à ses aptitudes, à dieu,
à rendre notre monde meilleur.
Encore faut-il que je croie, moi,
à un tel concept.


Ma participation aux Obsolètes à prise rapide

mardi, 26 mars 2013

Alouvi

Les gens quand ils reviennent vivants de Koh Lanta sont tous alouvis. Ils prennent en moyenne 15 kilos en un mois, et pas du muscle.  Après, ils le racontent dans les journaux. Et moi je lis ça quand je vais chez le coiffeur.

 

(alouvi : qui éprouve une faim insatiable, dévorante, une faim de loup)


Home made

Ça fait déjà quelques temps qu'on est tombé dedans avec délectation.

À une époque c'était bien commode, nous avions un resto-traiteur qui en préparait de bons et pas très chers à quelques km de là, on pouvait s'offrir le voyage pour en manger. Et puis il a fermé, trop "exotique" pour les bouseux[1] du coin sans doute. Pfff...

Alors du coup on s'est remis à en faire[2], et ce soir, alors qu'alouvis comme d'habitude à cette heure, nous les avons dégustés avec des baguettes, du wasabi, du gingembre mariné et de la sauce soja. Mioum !

Notes

[1] Nan mais y a pas que des bouseux ici, hein.

[2] Oui car on en faisait déjà avant, mais la flemme n'aidant pas...

26/03 : alouvi

Ça, c'est tout moi.

Sauf grosse contrariété, je dévore, déguste, bouffe, becquette, graille, me sustente, me réfecte, me restaure, me nourris. Abondamment. Avec gourmandise et goulûment. Il faut juste que ce soit bien cuisiné, avec de bons produits, sans trop de graisses, de sucre et de sel.

Je suis un omnivore insatiable qui avale à une vitesse quasi supersonique. Même au Japon, même avec des baguettes. Du coup le cerveau a rarement le temps de déclencher le signal de satiété.

Et là, maintenant, j'ai (déjà/encore) faim.

Aujourd'hui alouvi

Curieux phénomène que celui qui m’amène à vouloir faire des photos sans faim (pouf pouf) pendant des mois pour ensuite passer quelques temps à ne quasiment plus sortir mon appareil de ma besace, sauf en de rares exceptions. Et puis, soudain, comme alouvi malgré moi j’ai de nouveau une envie impérieuse d’en faire.

J’ai du mal à identifier le déclencheur (pouf pouf again) de ces changements de cycle et puis j’ai aussi envie de changer ma façon ; pourquoi pas en imaginant des séries, un ou plusieurs thèmes particuliers auxquels je me tiendrais tant qu’ils ne seraient pas bouclés.

Besoin de réflexion à moins que ce ne soit d’inspiration, peut-être…

Tout ce bouscule

Le marathon a commencé, je sens que le temps dans les semaines et les mois qui arrive vont m’être compté.

Entre mon boulot d’animation qui se termine fin juin, l’ouverture du snack vendredi soir et surtout l’arrivé du petit lièvre, ma vie va un peu se compliquer.

Je serai alouvi mais pas de nourriture, non, de temps oui.

Et après on dira que les séniors n’ont plus l’énergie pour tenir la cadence.

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