vendredi, 20 décembre 2013

Conclusion…

Discutant avec celui avec qui j’aime causer, en bilan 2013 on est arrivé à la conclusion que le mieux était encore de mettre une croquignole[1] aux mauvaises pensées et de cajoler les bonnes…

Dont acte ;-)


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Notes:

[1Croquignole : Chiquenaude.

Aujourd'hui croquignole

Voir un de ses arguments démonté d’une légère croquignole, voilà qui ne manque pas de sel. J’avais simplement interprété de la mauvaise façon, sans vérifier, l’URL utilisée pour un des liens que je signalais.

Plage de Loctudy

La vérité de demain se nourrit de l’erreur d’hier.

Antoine de Saint-Exupéry, Pilote de guerre

Mea culpa.

20/12 : croquignole

Découvrant ce sens inconnu de “croquignole”, j’ai réalisé, en fait, que ce ne serait pas surprenant de voir une croquignolette réponde à des avances par une chiquenaude croquignole.

Voir plus si pas d’affinité.

jeudi, 19 décembre 2013

Aujourd'hui pourpenser

Ça fait quelques jours déjà que je pourpense l’écosystème des commentaires, rétroliens et systèmes de notification disponibles (ou pas d’ailleurs) sur nos blogs, quel que soit l’application ou outil utilisé pour le publier.

Le piège à cauchemar sur le bunker de la plage de Tronoën

Hier, en publiant mon deuxième billet à ce propos, toujours en réaction à ce que j’avais pu lire ici et là, je ne pensais pas déclencher une discussion à bâton rompu entre quelques uns de mes interlocuteurs ici et ailleurs (Twitter principalement).

Karl Dubost, par exemple, a entrepris de faire une sorte d’état des lieux en prenant le temps de fouiller dans ses archives et d’en extraire des propos qu’il avait tenu ailleurs il y a quelques années. C’est très intéressant de voir qu’il a ressorti de vieux commentaires publiés sur son blog, fonctionnalité qui a disparue aujourd’hui chez lui. C’est pour moi une démonstration de l’intérêt de conserver en lien fort[1] entre la publication et les contributions des lecteurs et autres blogueurs.

Ce qu’il est en train de développer dans cet article restera dans mon collimateur, le temps qu’il le termine, c’est passionnant.

Éric Daspet, de son côté et quasiment simultanément publiait un article démontrant qu’à son avis le nouveau système WebMention, destiné (il me semble) à supplanter les pingbacks ne relevait pas du même objectif que les trackbacks (ou rétroliens en français). Je suis assez d’accord avec son analyse à ce sujet. Changer de protocole (pingback vers WebMention) revient au même (quasiment) que de passer de RSS à Atom pour suivre des flux de publication. La méthode de notification change, le résultat reste le même.

Personnellement, et je l’ai déjà dit ici et ailleurs, les commentaires et publications externes liées via rétroliens essentiellement participent de la richesse de l’éco-système des blogs et ce qui en fait un de ses principaux intérêts (au delà de celui implicite du contenu publié). Commenter est aisé, généralement. Publier une réponse sur son blog ou reprendre une analyse permet de développer une sorte de seconde branche qu’il est utile de rattacher à ce qui l’a initié. Les deux sont complémentaires et je pense que la technique utilisée pour les relier n’a pas d’importance, du moment qu’elle est rémanente et robuste.

Le Web a été pensé et conçu ainsi, du contenu lié à d’autres contenus formant une sorte de toile d’araignée. À plus modeste niveau, un billet, ses commentaires et les rétroliens/pingbacks/WebMention/… liant d’autres billets et commentaires forment aussi de petits réseaux qu’on peut parcourir aujourd’hui et j’espère demain (tant qu’ils ne rouillent pas trop[2]).

Pour en revenir à des préoccupations plus pragmatiques, je pense à Dotclear et son développement, je ne crois pas qu’ajouter la fonction WebMention change quoi que ce soit à la façon dont les liens se distendent. On l’intègrera si une demande en ce sens se fait insistante, mais ce n’est pas vraiment une priorité, pour l’instant.

Je l’ai déjà mentionné ici, je vais avoir du mal, sans passer par un réseau annexe (Twitter, mail, IRC, …), à signaler ce billet à ceux que j’ai cité. Ce lien ne fera pas partie de ce qui compose ce billet et ses ramifications, c’est à dire que dans quelques temps, si le moyen utilisé pour les notifier a disparu, ils auront aussi du mal à retrouver cette source qui cite leurs publications. Je n’aurai pas non plus l’historique de ces notifications associé à ma publication (c’est en tout cas archivé avec Dotclear, et probablement avec d’autres systèmes).

J’aurais surement l’occasion de revenir sur tout ceci, ma réflexion a encore besoin d’être nourrie de ce que d’autres auront envie de dire (et publier) à ce sujet.

Il est temps pour moi d’aller profiter des prochaines heures pour me balader et aller respirer les embruns avant de revenir à Paname…

Notes

[1] J’entends par fort un lien qui ne repose pas sur un système ou réseau différent de celui utilisé pour publier l’article original, ici le Web.

[2] Clin d’œil à une récente présentation à laquelle j’ai assisté pendant le dernier Paris-Web.

19/12 : pourpenser

Ce matin, en découvrant l’obsolète du jour, j’ai commencé à méditer longuement sur le “quoi dire”, examiné avec attention le “comment dire”, avec réflexion sur les bouts d’humour à ajouter…

Et je n’ai rien trouvé.

mardi, 17 décembre 2013

El Sénior…

Ma cliente d’aujourd’hui était très sympa.

Nous avons eu longuement l’occasion de causer de notre boulot ; elle a monté une petite société de production événementielle. 

Et puis on c’est mis à parler des années quatre-vingt-dix et de l’âge d’or de notre métier, quand tout était à inventer, quand nous étions passionnés, quand des gentils fous étaient aux manettes et les entreprises prêtes à donner les moyens pour de jolis délires. Aujourd’hui les financiers on prit le pouvoir, dans nos boîtes comme chez les clients. Des diplômes ont été inventés pour encarter les créatifs, et en riant nous faisons un pareil constat, plus cela va plus nos professions perdent leurs intérêts ; plus ils ne deviennent qu’alimentaires.

Dans notre divagation du c’était mieux avant, nous nous rendons compte que nous avons le même âge, fait des études à peu près identique et un parcours en quasi parallèle ! 

Étonnant que nous ne nous soyons pas croisés en 25 ans !

Nous ne faisons pas nos âges, du moins il parait, et pourtant c’est officiel, à peu d’années de la cinquantaine, nous faisons désormais partie de la caste des seniors ; professionnellement parlant bien sûr…

Je me sens encore jeune, mais j’espère que je ne deviendrais pas un jour un pauvre roquentin[1] en mal de reconnaissance…

(316/366)

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Notes:

[1] Roquentin : Vieillard ridicule qui veut faire le jeune homme.

Aujourd'hui roquentin

Je me suis souvent demandé comment les vieux roquentins pouvaient ignorer le ridicule dans lequel ils se complaisaient dans leurs relations avec les femmes plus jeunes. Encore un exemple constaté de visu, hier dans le train, où celui installé deux ou trois rangs devant nous usait de « je vous en prie », « pardonnez-moi », accompagnés de grands sourires et de petits gestes, etc, à tel point que celle qui était l’objet de toutes ses attentions en paraissait passablement agacée.

Métro ligne 4, station Porte d'Orléans

Étrange sensation de me retrouver dans le métro new-yorkais hier matin, alors que j’étais à Paris, dans cette station en travaux de la ligne 4, à Porte d’Orléans. J’étais presque déçu de voir arriver une rame blanche et verte, aux formes arrondies, plutôt que le métro coloré et cubique de là-bas.

Lecteur de journal dans le TGV

Finalement mon mal des transports — bizarrement je n’éprouve aucune gêne sur un bateau qui roule et qui tangue, allez comprendre pourquoi — qui m’empêche toute activité sur ordinateur ou lecture autrement que sur la liseuse placée suffisamment loin de mes yeux pourrait être pas mal atténuée avec l’accoutumance que j’ai acquise pendant ces quelques dernières semaines en transport en commun où j’ai dévoré six ou sept bouquins.

Le voyage en train et surtout en car hier me l’a un peu prouvé, car j’ai pu, à quelques reprises, utiliser sans ressentir de début de nausée, mon smartphone. Ce qui n’aurais pas manqué de me mettre très mal à l’aise quelque temps auparavant.

Pour lutter contre le mal de mer, sucez une noix de muscade (sans l’avaler, c’est toxique). Si vous n’avez pas de noix de muscade, allez-y en bicyclette.

Pierre Desproges, L’Almanach

Est-ce que ce qui gère l’équilibre au niveau de l’oreille interne, car il me semble que c’est là que ça se joue, peut-être éduqué pour réduire voire supprimer ces nausées ?

17/12 : roquentin

J’en connais quelques-uns qui cachent sous une moumoute improbable mais tellement visible ou des cheveux trop longs rabattus de la tempe vers le sommet du crâne, une calvitie pas forcément inesthétique.

Certains d’entre eux sont célèbres, hommes de pouvoir ou bardés de diplômes. Pourquoi refuser à ce point la fuite du temps ? Je ne comprends pas. La désillusion est au bout du chemin. Forcément.

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