lundi, 23 décembre 2013

Mon facteur boit…

Hier je vous mettais en haleine à propos d’un fameux objet taille XL trop grand pour tenir dans une boîte aux lettres aux standards officielle dans laquelle se sont déjà glissé nombre de petits paquets.

Las ! 

Tout cela n’était que rocambole[1] au vu de ce qui m’attendait à la poste !

Mon facteur doit boire, je ne vois que cela !

En fait de colis, il s’agissait juste d’une revue d’art graphique que je reçois depuis quelque temps sans d’ailleurs m’y être abonné. La chose est plus petit qu’un format A4, quoique relativement épais de l’ordre de 2 centimètres.

Bref, rien ne justifiant le fait qu’il n’est pas trouvé place dès samedi matin dans mon courrier…

Alcool, drogue, fatigue ; allez savoir les ravages du dur labeur de fin d’année de nos facteurs adorés !

Et pour moi pas de cadeaux surprise de la part d’une admiratrice cachée…

Rocambole

(322/366)

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Notes:

[1] Rocambole (Plaisanterie usée, objet futile, sans valeur)

23/12 : rocambole

En fait, et après mûre réflexion (zavez vu ? ce billet a été posté après ma sieste post-prandiale) : tout ce que j’aime dire et entendre à propos du sexe dit faible n’est que plaisanterie usée, objet futile et sans valeur.

Mais qu’est ce que ça peut me faire gondoler…
Horrible et indécrottable macho je suis.

Aujourd'hui rocambole

Je m’étonne souvent de la relative valeur que j’accorde aux choses, quand elles vieillissent, qu’elles s’usent, quand j’en prends de plus en plus l’habitude. À tel point que parfois ce que j’aurais espéré et désiré pendant longtemps devient simple rocambole au bout d’un certain temps passé au fond de ma poche.

C’est un point de vue, une façon d’expliquer ce phénomène.

Je pourrais tout aussi bien dire que finalement, petit à petit, je me détache de l’avoir au profit de l’être, ce qui me semble un peu plus présomptueux mais peut-être pas si éloigné de la vérité.

Cela est un autre point de vue.

La vérité est probablement un savant mélange — ou le résultat d’un formidable chaos — de tout ces points de vue.

Je me souviens encore aujourd’hui d’une phrase qu’on m’a dite, un jour :

Il n’y a pas une vérité ; il y a votre vérité. Chacun a sa vérité qui n’est pas la vôtre autant que la vôtre n’est pas la leur. Il faut composer ainsi et ne pas chercher l’universalité, une réponse ultime et définitive, vous y perdrez votre vie à votre propre détriment.

Alors quand on m’assène une certitude absolue, je me remémore ces propos et je souris…

dimanche, 22 décembre 2013

Monde moderne…

Smartphone, ordinateur, internet, montre, télévision, bracelet, des fois je me dis que voici le domesticime[1] moderne qui rend les mieux élevées d’entre nous au rang de vulgaire goujat lorsque d’un regard en coin plus ou moins discret il essaye de vérifier si par hasard un message de la plus extrême importance ne serait pas arrivé sur son terminal depuis cinq minutes. Des fois que

Moi le premier…

Quand je partais 15 jours faire mes trekkings sahariens, je laissais le téléphone dans un tiroir ; dès lors plus d’info, déconnecté, juste le soleil, le sable et la vie.

Je ne sais aujourd’hui où il faudrait que j’aille pour retrouver pareille sensation, 15 jours loin de tout cela, sans la tentation de « jeter vite fait un œil à mes méls».

Il y a quelques semaines un reportage sur les gens qui font des retraites dans un monastère ; plus cela va plus cette idée fait son bout de chemin.

Pas pour le côté spirituel d’une quelconque croyance, mais simplement pour se dépolluer quelque jour, un retour sur soi-même.

J’emmènerais juste l’appareil photo, des bouquins, un ordi sans internet, pour écrire et traiter les images…

L’endroit idéal serait une petite île sauvage au milieu des flots pour de longues balades méditatives et de beaux clichés à faire…

On peut toujours rêver…

(321/366)

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Notes:

[1] Domesticisme : État de celui qui a perdu tout sentiment d’indépendance et se plie à toute domination.

Aujourd'hui domesticisme

Il était depuis longtemps contraint au domesticisme, trimballé sans pouvoir rechigner ni protester au fond d’un sac ou d’une poche, souvent malmené et même parfois victime d’une chute. Alors un beau matin, sa coupe étant pleine, il décida l’indicible.

Au moment du rassemblement matinal il se cacha bien au fond de la poche épaisse, ne laissant pas le soin à sa maîtresse de le trouver. Il attendit alors, sûr de lui et de sa détermination.

Soudain il sentit du mouvement. D’abord tassé, puis le silence complet et après un clac assourdissant un bruit étrange, assourdi, un moteur qui démarrait, puis au bout d’un moment son monde entier avait bougé. Dans un sens, puis dans l’autre, un peu comme sur un bateau chahuté par les vagues, quand enfin la libération tant espérée était survenue.

Les flots avaient surgi, balayant tout devant eux et rien ni personne ne pouvait y échapper. Cela avait duré longtemps. Il avait senti un peu l’humidité s’insérer, à la faveur de la chaleur distendant les liens et le métal. Mais toujours pas de fin, étonnement ! Puis ensuite l’eau s’était retirée, comme après l’inondation et vint le temps de la chaleur ; humide tout d’abord, puis de plus en plus sèche, le vent surgissant et rugissant tout autour de lui.

Au bout d’heures innombrables sa maîtresse le retrouva toujours caché au fond de sa poche, éteint. Elle le plaça dans un bain de riz, espérant que l’humidité rémanente ait la bonne idée d’aller s’installer à l’extérieur de l’appareil. Il apparaissait bien mort pourtant.

Trente-six heures plus tard, elle le brancha sur le secteur pour le charger et au bout de quelques minutes, appuya sur le bouton d’allumage…

Moïse, l'iPhone

Il n’était finalement pas mort, contraint de continuer sa vie de domesticité avec sa patronne. Il continuera alors pendant de longs mois à la servir, mais chacun pourra constater les stigmates de ce qu’il avait espéré et tenté.

Voilà toute l’histoire de ce téléphone passé à la machine à laver séchante et qu’il serait opportun de nommer dorénavant Boudu !

22/12 : domesticisme

Marié depuis plus de trente ans, j’ai perdu tout sentiment d’indépendance depuis longtemps. Par contre je rechigne à me plier à toute autre domination.

Une seule me suffit.
Je suis comblé.
Largement.

samedi, 21 décembre 2013

Fin d'année…

En cette période je me dis qu’il vaut mieux faire dans la fanfreluche[1] que dans les sujets graves.

Quelle qu’en soient l’inspiration, la fête est toujours bonne à faire ; au diable les pisse-froid qui trouveront forcément une raison de faire la gueule.

Quoi que je fasse, la terre continuera de tourner, des gens mourront de faim, les guerres ne vont pas s’éteindre…

Autant s’amuser…

(320/366)

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Notes:

[1] Fanfreluche : Chose légère, sans consistance.

Aujourd'hui fanfreluche

Hier, réunion générale et présentations quand tout d’un coup plus de vidéo projetée depuis le mac. C’est là qu’après avoir manipulé quelques secondes le mac, qui n’était pas fautif, tous les regards se sont tournés vers moi, l’informaticien, vous savez celui qui … (remplissez avec n’importe quelle activité ayant un rapport de près ou loin avec un ordinateur).

Prise VGA

J’ai alors fait preuve de ma fanfreluche magie, j’ai remplacé la prise fautive, vu son état après être passée dans les mains du lourdaud qui croyait pouvoir la réparer en l’ouvrant brutalement empêchant de manière très définitive sa fermeture ultérieure.

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