mardi, 10 décembre 2013

Allô Houston...

L’homme est arrivé, tranquille, en jeans et chemise à carreaux, café à la main. Ils nous saluent en riant, nous demandent comment on faisait pour nous y retrouver dans tous nos boutons. S’enquière si les vacanciers à Houston sont réveillés, puis lance à la cantonade, hilare, ce n’est pas tout  mais j’ai un travail moi !

Et le voilà reparti…

À voir sa nonchalance, l’on pourrait imaginer qu’il s’en va bibeloter[1] dans un quelconque bureau bien planqué.

Dans la salle d’à côté, une dame est déjà sur la table, des tuyaux, des fils, des bips…

Quand il revient 10 minutes plus tard, il est tout de vert vêtu, l’ingénieur du son lui met son oreillette et son micro. Il nous demande à quelle heure le faisceau satellite avec Houston…

Dans un langage incompréhensible pour les profanes il prend les dernières nouvelles et diverses données sur la patiente allongée, raconte l’histoire d’une blonde qui annonce à sa mère qu’elle est enceinte[2] [3][4] , éclate de rire, puis un œil à l’horloge enfile son tablier de plomb et son protège thyroïde par dessus la blouse ; dans quelques minutes, c’est un autre poids qu’il aura sur les épaules, celui d’une vie, un anévrisme à réparer dans un cerveau. En plus tout cela est filmé et retransmis en direct pour un congrès de toubib de l’autre coté de l’Atlantique…

Cet homme que l’on pourrait croire à première vue insouciant, est un grand professeur de médecine, et je vous jure que si un jour le destin m’y conduit, je me sentirais entre de bonnes mains dans les siennes…

Allô Houston ? On peut y aller…

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Notes:

[1] Bibeloter : s’occuper à de petits travaux sans importance.

[2] Donc elle dit à sa mère, maman je suis enceinte, la mère de lui répondre : “mais enfin ma fille, où avait-tu la tête ?” et la blonde de répondre : “ben sur le volant !”

[3] Voila, je suis désolé pour mes lectrices blondes, je ne fais que retranscrire ;-)

[4] Bon j’ai honte, mais j’ai ri quand même ;-)

Deadline

Je n’ai vraiment pas le temps de bibeloter[1], ou alors juste suffisamment pour me distraire quelques minutes de mon activité principale et très intensive du moment.

Je n’aime pas plus que ça travailler à ce point sous la contrainte.

Note

[1] S’occuper à de petits travaux sans importance

Aujourd'hui bibeloter

Je me suis toujours demandé à quoi servait la pratique actuelle de nettoyer les feuilles mortes. Je comprends qu’on le fasse sur les trottoirs pour éviter des chutes intempestives par contre venir aussi souffler sur les étendues gazonnées ou encore sous les arbustes comme je l’ai vu faire ce matin sous les fenêtre de mon bureau me paraît idiot.

Les souffleurs de feuilles mortes

Pour moi les feuilles mortes produisent de l’humus qui servira à la croissance des plantes qui vivent au dessus et dessous, forcément. Il y a donc perte sèche pour l’environnement. Puis ces souffleuses, non contentes de faire un bruit assurément insupportable consomment de l’essence, ce qui est aussi une perte sèche pour l’environnement. Et enfin c’est du temps passé à bibeloter qui pourrait tout aussi bien être employé à faire quelque chose de plus cohérent.

À mettre sur ma liste de petites choses énervantes…

10/12 : bibeloter

Je bibelote très souvent.

Si ce que j’entreprends me semble essentiel, indispensable, voire vital, un reste de lucidité me porte à penser que ce ne sont que des broutilles aux yeux des autres du reste du monde de la galaxie de tout l’univers.

Comme les dernières modifications du look de ce blog, par exemple.

Je m'occupe

Je bibelote, en attendant
les grands travaux dus à un déménagement,
mais je n’ai toujours pas de date.

Ma participation aux Obsolètes à prise rapide

lundi, 9 décembre 2013

Pénible...

Cette semaine je travaille avec un gars, qui s’il n’est pas un mauvais bougre à un caractère vite exaspérant par son côté rogue[1]  ! 

C’est un bon professionnel, qui connaît bien son boulot, mais il faut toujours à un moment ou un autre, que par une basse réflexion, il abaisse ceux qui bossent avec lui.

Si maintenant, en ce qui me concerne, cela me glisse dessus, je sais ce que je vaux, j’avoue que cela finit par être désagréable dans le taf quotidien !

C’est dommage, parce qu’au fond, je l’aime bien.

(308/366)

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Notes:

[1] Rogue : arrogant, avec une nuance de rudesse en plus.

dimanche, 8 décembre 2013

Rêves érotiques…

M’en voudrez-vous, Madame, si je vous conte un monde

Où vous fûtes encore mienne et vos fesses bien rondes

Quel cul ! Ô, mais quel cul ! S’écrie le grand illustre

D’un délire érotique, de mes rêves les plus rustres

Par ces temps de vaches maigres, c’est au vôtre que je pense

De ses songes, Madame, n’y voyez pas offense

De vôtre entrefesson[1] du Graal s’entrouvrait l’huis

Et d’un plaisir commun nous en avons joui

Las de l’extase, les yeux s’ouvrent et la nuit s’envole

Dans mon lit je suis seul et mes rêves frivoles

M’en voudrez-vous, Madame, si une nuit prochaine

Dans les bras de Morphée, mes chimères m’entraînent

Encore et toujours vers vos délices sans fin.

(307/366)

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Notes:

[1] Entrefesson : Partie du corps située entre les deux cuisses.


Aujourd'hui entrefesson

Histoire d’entrefessons hier soir à la brasserie où nous nous étions tous retrouvés et où était retransmis la cérémonie des Miss France. Maillots de bain une pièce bizarrement échancrés, ou pas, c’est une question de point de vue, ou plutôt de prise de vue.

J’ai préféré la pièce vue l’après-midi, « Les 39 marches », mise en scène par Éric Métayer, au Théâtre des Béliers Parisiens.

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