dimanche, 3 février 2013

3 février : venusté

Je profite des week-ends sans eux, mais ça sonne vide, dans la maison. Le Lutin Facétieux en plein épanouissement est un régal, et Cro-Mignonne m’enchante en ce moment.

Elle est rigolote, et sa vénusté[1] de belle petite fille bien dans ses baskets irradie toute la maisonnée, je trouve.

Ce soir ils seront là et je vais les trouver bruyants, casse-pieds, désordonnés, incorrigibles, infernaux, bavards, revendicateurs. Ils vont râler pour tout, unir leur inertie contre les consignes, renâcler pour se laver les dents…

Mais quand même, j’aime bien quand ils sont là, la nichée.

Note

[1] Grâce, élégance

3/365 V(i)enne use thé

En tombant sur le mot du jour, je le confesse, un doute m’a envahi. Est-il possible qu’on ait conçu un mot aussi moche pour évoquer la grâce ?

Vénusté ?

Seriously ?

Le dimanche, c’est le jour des filles, au théâtre. Deux comédiennes, qui ne jouent, avec nous, que dans un spectacle et qui, chaque fois font pousser des oh et de ah à notre metteur en scène, eu égard à la variété de le garde-robe. Moi, à qui la mode ne parle pas, je préfère leur conversation…

03/02 : vénusté

Mme Mirovinben, quelque soit la tâche qu’elle accomplit (hier origami, aujourd’hui découpe du poulet dominical, peut-être demain reprisage d’une chaussette), procède toujours avec vénusté. Des gestes gracieux, élégants, efficaces et précis.

Comportement sans doute lié à son passé d’infirmière aux gestes doux et méticuleux, aux piqûres indolores. J’aime la voir faire. Moi qui suis un peu speedé, sec, souvent pressé d’en finir et pas forcément détendu lorsqu’elle me regarde gesticuler.

Aujourd'hui vénusté

J’ai reçu il y a peu mes nouvelles lunettes commandées il y a quinze jours après quelques semaines de tergiversations et surtout de fainéantise assumée. Un ami à moi que j’ai, en voyant la photo publiée hier, m’a dit ceci :

YannOrpheus
@franckpaul oh des gepetto ! ^^ :p <3

Je trouve ce nom très approprié surtout quand on connaît la vénusté de l’auteur ! Mais voyez plutôt :

Mes gepetto

Il ne reste plus qu’à m’adapter à la progressivité (myopie et presbytie à des degrés divers) des verres.

vénusté

Rire de bon matin juste en lisant un mot que mon cerveau avait mal enregistré….merci les 366 et surtout à celui qui les a pondu.

Voilà ce que j’ai cru lire : vétusté et c’est bien dans cette état là que je me sentais ce matin au réveil.

Deux heures plus tard, 2 cafés plus loin et prête à passer sous la douche je serai plus vénusté que n’importe qui et je préfère finalement cet état à l’autre

samedi, 2 février 2013

2/365 Faith mate Yeu

Le souci, quand on bosse dans le classique, c’est que les mots passés de mode, on nage dedans. Ainsi, le samedi, souvent, j’entends Harpagon se faire traiter de fesse-mathieu – ce qui provoque une célèbre scène de bastonnade, dont le succès ne se dément pas depuis plus de 300 ans. La programmation a récemment changé, et, à cet horaire, on entend maintenant les mots d’un autrichien dépressif…

La bonne nouvelle, pour mes lecteurs, c’est que je travaille surtout en fin de semaine : je vais finir par arrêter de parler boutique ;-)

PS : Pfff, deuxième jour et je suis déjà à la bourre, ça s’embarque bien, c’t’affaire !

2/365 Fesse-mathieu

Souvent, je soulève le la languette de la boîte aux lettres et renâcle : elle ne contient rien d’intéressant (publicités, relevés de la sécurité sociale, loyer). Pas de  lettres à joli timbre comme autrefois, pas de cartes postales envoyées par des amis heureux ou des cousins excités par leur séjour à Lacanau ou Interlaken.

J’ai oublié les lettres de malheureux samedis signés au vitriol par un fesse-mathieu de Nanterre. L’huissier s’obstinait à poster le vendredi des menaces sans teneur profonde. C’était assez pervers, monsieur, de lécher l’enveloppe ainsi chaque fois en pensant pourrir la vie d’un petit entrepreneur en liquidation.

Raté !


Aujourd'hui Fesse-Mathieu

Il m’est sans doute arrivé d’en croiser, mais il faut bien avouer que ce genre d’individus sans scrupule profitant du malheur des autres ne m’attire pas du tout, du tout.

Non, aujourd’hui, la rencontre fut tout autre : j’ai complété mes connaissances en maintenance de sites d’instruments à 6 cordes, ou parfois à 12, mais j’ai aussi apporté un instrument à 8, histoire de brouiller les pistes. Tout ça orchestré par un luthier, et suivi par d’autres pratiquants de la 6 cordes. On a même eu le loisir de s’occuper d’une 4 cordes, quelle folie !


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