vendredi, 6 septembre 2013

Le cri de l'herbe

Si tu as la fibre un brin écolo, et que tu passes la tondeuse (thermique) dans ton chez toi : ne lis pas ce que Wikipédia en dit. Je ne regarderai plus jamais l’herbe qui pousse de la même façon ; j’ai même appris qu’à cause que[1] je ne la passe pas au bon moment, ben ça pollue encore plus.

Ce qui atténue légèrement ce sentiment de crime contre la nature, c’est que je ne procède que quand c’est vraiment nécessaire (soit 2 à 3 fois moins que les voisins), et, au printemps, je laisse une partie en friche pour que les fleurs puissent s’épanouir sans entrave.

Note

[1] Parce que

Aujourd'hui à cause que

Aujourd’hui, à cause que un grand couillon a enlevé le bouchon de la bonde :

Port de Kerity

Il y a dans les afflictions diverses sortes d’hypocrisie.
Dans l’une, sous prétexte de pleurer la perte d’une personne qui nous est chère, nous nous pleurons nous-mêmes ; nous regrettons la bonne opinion qu’il avait de nous ; nous pleurons la diminution de notre bien, de notre plaisir, de notre considération. Ainsi les morts ont l’honneur des larmes qui ne coulent que pour les vivants. Je dis que c’est une espèce d’hypocrisie, à cause que dans ces sortes d’afflictions on se trompe soi-même.
Il y a une autre hypocrisie qui n’est pas si innocente, parce qu’elle impose à tout le monde : c’est l’affliction de certaines personnes qui aspirent à la gloire d’une belle et immortelle douleur. Après que le temps qui consume tout a fait cesser celle qu’elles avaient en effet, elles ne laissent pas d’opiniâtrer leurs pleurs, leurs plaintes, et leurs soupirs ; elles prennent un personnage lugubre, et travaillent à persuader par toutes leurs actions que leur déplaisir ne finira qu’avec leur vie. Cette triste et fatigante vanité se trouve d’ordinaire dans les femmes ambitieuses. Comme leur sexe leur ferme tous les chemins qui mènent à la gloire, elles s’efforcent de se rendre célèbres par la montre d’une inconsolable affliction.
Il y a encore une autre espèce de larmes qui n’ont que de petites sources qui coulent et se tarissent facilement : on pleure pour avoir la réputation d’être tendre, on pleure pour être plaint, on pleure pour être pleuré ; enfin on pleure pour éviter la honte de ne pleurer pas.

François La Rochefoucauld, Réflexions morales

Je ne suis pas d’accord avec la première, j’ai au moins un nom pour la seconde, quant à la troisième vu que je ne suis que rarement dupe de ce genre de démonstration…

En même temps, que se passerait-il si la planète entière se mettait à pleurer maintenant ? De combien de centimètres — parce que ça m’étonnerait que ça aille au delà — monterait le niveau des océans ?

Si vous avez la réponse, n’hésitez pas à m’instruire, grand couillon que je suis !

À cause que

Je me souviens
que l’on se faisait gronder
à l’école, quand on utilisait
cette conjonction.

Ma participation aux Obsolètes à prise rapide

06/09 : à cause que

À cause que je n’ai pas d’inspiration, je ne publie aucun billet aujourd’hui.

jeudi, 5 septembre 2013

Minnie s'envoie en l'air...

Beaucoup me pensent naïf quand je parle de mes rêves ; je suis juste un chouïa angélique, un petit côté berquinade [1]  .

J’ai rêvé de jolies réussites, je m’en suis pas trop mal sorti sans plus… 

J’ai rêvé le grand amour, c’était une belle histoire… 

Je rêvais du « ils vécurent heureux et eurent de nombreux enfants » et la vie de me rappeler qu’elle n’était pas un long fleuve tranquille…

Alors, les jours où je suis un peu amer, j’essaye de me souvenir que des fois, la vie, elle est sympa aussi !

Minnie s'envoie en l'air

(215/366)

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Notes :

[1Berquinade : Œuvre où les réalités de la vie sont peintes à l’eau de rose.

C'est ennuyeux

J’en connais qui aiment se plonger dans les berquinades[1] pour quitter le temps de la lecture la vie morne et ennuyeuse qui est la leur. Oui, pourquoi pas ?

De mon côté, j’essaie de rendre ma vie la moins ennuyeuse possible, et j’avoue que j’y parviens assez bien… je dirais même que parfois, ça me manquerait presque de pouvoir ne rien faire, n’avoir rien sur le feu. Bon, presque, hein, pas vraiment en fait, trop de choses passionnantes à faire, essayer, continuer !

Note

[1] Œuvres où les réalités de la vie sont peintes à l’eau de rose

Aujourd'hui berquinade

Angélique rougit, et son père profita de cette occasion pour lui apprendre qu’il existait réellement des hommes à qui la nature donnait un visage tout noir, mais qui n’étaient point à craindre pour les enfans ; qu’il y avait même un pays où les enfans étaient communément nourris par des femmes noires comme du jais, sans que leur teint perdît de sa blancheur. Dès ce moment, Angélique fut la première à rire de tous les contes bizarres que des personnes simples et crédules lui faisaient pour l’effrayer.

Arnaud Berquin, L’Ami des enfans (1782-1783)

J’ai lu récemment quelques articles sur le racisme et j’ai appris avec étonnement que certains pays l’étaient foncièrement beaucoup plus que d’autres et pas ceux que j’aurais pu, a priori — parce qu’on est farci d’a-priori — désigner si on m’avait posé la question. Regardez par exemple cette carte issue d’une étude effectuée par deux économistes suédois :

Carte de la tolérance raciale - Source : Washington Post

[ source : Washington Post : « A fascinating map of the world’s most and least racially tolerant countries » ]

J’ai surtout regretté la place de la France au beau milieu de l’Europe, tache rose du plus mauvais genre au milieu d’un bleu ciel européen de bon aloi.

Puis je suis tombé, parmi mes lectures, sur ce texte :

[ … ] Et tout l’escalier se met d’accord, en bloc, pour détester les roumains qui volent tout, absolument tout, jusqu’aux ampoules qui éclairent les escaliers, jusqu’aux poubelles (!) déposées dans la chute.

Il n’y a qu’à dire « les roumains » pour faire l’unanimité au sujet d’à peu près n’importe quoi. Les fleurs qu’on allait planter en face du bloc par exemple. Personne ne s’entendait, ni sur la couleur, ni sur les tâches de tous et chacun. Et puis, quelqu’un a dit; « de toutes façons, les roumains vont les voler », et on a tous rigolé comme des bossus. Je crois qu’on a bêtement planté des géraniums. Rouges.

Dans le bloc « E », j’obtiens ma nationalité française en quatre mois. Blanche, blonde et portant le prénom de celle qui a sauvé Paris des hordes d’Attila le Sauvage. Forcément, ça n’a pas trainé. Alors que les autres attendent leur nationalité depuis parfois dix ans… Raciste la France ? [ … ]

[ source : Chroniques Blondes : « Raciste(s) » ]

Moi qui pensait que ce sentiment était réservé aux blancs colonisateurs — et aussi aux japonais qui le sont assez m’a-t-on dit, quoique peut-être plus xénophobes que racistes —, eh bien que nenni, c’est aussi réparti sur la planète que la connerie ! Oui, oui.

mercredi, 4 septembre 2013

Where's my money ?

Hum, il semblerait que le mois de septembre voit une grève générale des comptables (à moins qu’ils ne soient toujours en vacances ?), ou une perte massive de factures.

Dois-je impugner [1] de façon hargneuse, ou juste faire remarquer que bon, là, ça serait bien de payer ?

Note

[1] Attaquer, combattre une proposition, un droit

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