lundi, 26 août 2013

Aujourd'hui quinaude

Voulez vous payer ung bussart de vin breton, si je vous foys quinault en ce propous ?

François Rabelais, Gargantua

J’aime bien les vieilles citations dont je ne comprends qu’à moitié le sens. Cela dit, je me demande bien ce que pouvait être ce vin breton cité par Rabelais !

Je me plais à penser qu’elle pu être quinaude, admettant enfin sa malfaçon à mon égard et prenant alors toute la mesure de ce qu’elle attend des autres sans réciprocité. C’est un travers que j’ai constaté maintes fois, dans le passé, comme si je devais deviner à l’instant ses projets ou contraintes sans qu’elle n’ait le moindre besoin de les évoquer.

Cette phrase convient à plusieurs personnes que j’ai côtoyées et il m’a paru toujours étrange de découvrir qu’on pouvait raisonner ainsi.

Pour finir, non, je ne suis pas devin.

dimanche, 25 août 2013

Paltoquet

Fuir comme la peste le paltoquet[1], il ne fera qu’énerver, dégoûter, rendre les choses plus difficiles.


PS : cette succession de mots décrivant des personnes peu affables me pèse et ne m’inspire guère. Vivement qu’on revienne à du plus léger, si j’arrive encore à me motiver.

Note

[1] Homme grossier, sans mérite, prétentieux

Aujourd'hui paltoquet

Contrairement aux coïons d’hier, je connais quelques paltoquets, bien malgré moi d’ailleurs, la vie fournissant paradoxalement plus d’occasions de rencontrer des énergumènes de cette espèce que le contraire.

Cimetière de bateaux sur l'Odet

Le premier qui me vient en tête — n’espérez pas que je cite des noms ici — avait pour habitude de s’attribuer sans vergogne le travail d’autrui. Une espèce très répandue si j’en crois les témoignages que j’ai pu recueillir ici et là.

Quant au deuxième, j’aurais bien en tête quelques stages de management à lui conseiller, mais je pense que ce serait peine perdue tellement la conviction d’avoir toujours raison le rend imperméable à toute évolution, voire révolution dans sa façon de diriger ses gens.

Le troisième, quant à lui, ou plutôt la troisième … Je me demande tout d’un coup quelle est le féminin de paltoquet, parce que paltoquette n’existe pas, même dans un vieux dictionnaire, ce qui veut peut-être dire que cet adjectif est inapplicable à la gent féminine — le premier qui me sort le mauvais jeu de mot « Gilette » prend deux baffes dans sa face —, la langue française n’est pas si riche que ça finalement.

La troisième donc, capricieuse comme je n’en ai que rarement croisé dans ma vie, … Ah tiens, j’avais oublié celle-ci, la quatrième, sournoise et fourbe — finalement je me suis trompé, la langue française à quelques qualificatifs qui s’accordent parfaitement au féminin — est capable de tous les coups bas et d’ailleurs je pense que paltoquet est beaucoup trop léger comme adjectif.

Etc.

Il y a matière à écrire, probablement, et il suffirait que je leur trouve à chacun un sobriquet — j’en ai déjà un en tête pour la quatrième — pour rédiger le premier épisode…

PS : La photo du cimetière de bateaux sur l’Odet qui illustre ce billet n’a rien à voir avec son contenu, quoi que… j’en logerais bien quelques uns ici, plutôt qu’ailleurs !

samedi, 24 août 2013

Noir / blanc

N’est pas feuilliste[1] qui veut. Certains s’enorgueillissent pendant que d’autres n’en peuvent plus. Certains ne cherchent qu’à placer le plus de jeux de mots débiles pour se rendre intéressants. Le contenu ? On s’en fout, faut de l’humour, de la dérision. Faut du sang, de la polémique.

Le coïon[2] ne passera pas par moi.

Notes

[1] Péjorativement, celui qui fait métier d’écrire des feuilles périodiques

[2] Lâche, poltron, sot

Aujourd'hui coïon

Grand coïon, plus acide qu’un grand couillon, bien que tous les deux aient la même étymologie qui fait qu’on n’en parle au masculin. J’en connais peut-être, quoi qu’à bien y réfléchir je cherche encore le nom du gonze qui correspondrait. Disons que grand couillon serait presque affectif, alors que grand coïon ne l’est pas du tout.

Je vous le dis, petits bonhommes, couillons de la vie, battus, rançonnés, transpirants de toujours, je vous préviens. Quand les grands de ce monde se mettent à vous aimer, c’est qu’ils vont vous tourner en saucissons de bataille… C’est le signe… il est infaillible. C’est par l’affection que ça commence. Louis XIV lui au moins, qu’on se souvienne, s’en foutait à tout rompre du bon peuple. Quand à Louis XV, du même.

Louis Ferdinand Destouches dit Céline, Voyage au bout de la nuit

Après on peut se poser la même question avec un autre adjectif que grand, petit par exemple ou gros, ou encore sale qui fait pencher du côté pas affectif du tout, en tout cas dans mon échelle personnelle qui est tellement complexe qu’il m’arrive même de m’y perdre, sauf pour une chose : ceux qui n’y ont pas posé leur pied ne risquent pas de le faire de sitôt et resteront probablement ad vitam aeternam en bas à observer les autres…

Il m’arrive parfois d’avoir la rancune tenace, à la hauteur des blessures qui ont généré ce sentiment.

Maintenant vous pouvez aussi m’appeler grand coïon ou grand couillon, je n’en porterai pas ombrage !

Tout les jours...

Il y a des jours où ce petit jeu des obsolètes me donne l’impression de me transformer en feuilliste [1]  ! Juste écrire un truc, plus pour le fun que par intérêt. 

Ce soir, après une bonne journée et une excellente soirée, pas certain que j’eusse écrit un billet sans ce challenge !

(203/366)
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Notes :

[1] Feuilliste : Péjorativement, celui qui fait métier d’écrire des feuilles périodiques.

vendredi, 23 août 2013

Aujourd'hui feuilliste

Soleil couchant à la Pointe de la Torche

Tel un feuilliste il arrive, reste quelques minutes le temps de prendre la température, puis lorsqu’il comprend que rien de ce qui sera abordé ne l’intéresse repartira aussitôt. Je n’aime pas les butineurs, ceux qui profitent et qui s’éloignent aussitôt leur besace garnie, parfois au détriment des autres. Pas plus d’ailleurs ceux qui œuvrent à l’exclusif bénéfice de leur paroisse ou dessein.

L’égoïsme inspire une telle horreur que nous avons inventé la politesse pour le cacher, mais il perce à travers tous les voiles et se trahit en toute rencontre.

Arthur Schopenhauer, La Morale

Certes je suis et reste poli, mais parfois Il commence à me les briser menu !

23/08 : feuilliste

En fait, les plantes à feuilles caduques
sont d’authentiques feuillistes.

Péjorativement ou pas.

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