Moto

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Moto

Voyez ce que j’emporte dans le top-case de la moto : mon sac photo, forcément ; et cette fois-là c’était l’année dernière — oui je compte encore en années scolaires — quand je m’étais perdu avec plaisir sur les routes d’Ardèche, puis un peu plus loin du côté de Toulouse.

Ardèche

Je pars environ une semaine, voire dix jours, en moto, en solo, avec l’appareil photo, pour visiter du pays comme on dit. Je roule de bon matin, jusque dans le milieu de l’après-midi, avec moult arrêts ici et là, essentiellement guidés par l’œil qui dit stop, faut faire une photo, ou le ciboulot qui dit stop, faut faire une pause !

Ardèche

Je me souviens n’avoir pas été très gâté par le temps au printemps dernier — c’est en général au mois de mai que je « photo-roule », pour éponger les derniers jours de congés me restant à prendre — avec de la pluie, un peu, et surtout du froid et un vent conséquent, voire furieux à faire pencher la moto et être obligé de s’y opposer en se penchant de l’autre côté ; souvenirs des hauts-plateaux d’Ardèche où je m’étais aventuré et n’avais pas croisé beaucoup de congénères à deux-roues, hormis des cyclistes, mais je crois qu’ils sont fous !

Sud-ouest

Alors, une fois les quelques circuits que j’avais prévus de faire, j’ai écourté mon séjour là-bas et je suis descendu dans le sud-ouest, à Toulouse, vers la chaleur et la douceur, avant de remonter doucement vers Paname, en passant par Rochefort. L’ami motard qui hébergeait ma moto m’a proposé une virée du côté du Gers me semble-t-il (je n’ai pas trop bonne mémoire pour la géographie des lieux où je suis allé) et m’a fait découvrir ce petit village charmant dont j’ai bien sûr complètement oublié le nom !

Sud-ouest

On a posé les motos à l’ombre et on est partis ce promener, l’appareil photo en bandoulière, pour visiter et boire une boisson fraîche à l’ombre d’un arbre planté là. C’était bien !

Sud-ouest

Cette année je crois que je vais retourner traverser les Pyrénées ; je suis resté frustré de ma précédente virée là-bas, faite trop rapidement ; il faut dire que descendre de Paris et d’y remonter ensuite consomme déjà pas mal de jours sur la dizaine que je m’octroie. Alors comme cette année le rassemblement moto du forum où je traîne est organisé dans le sud-est dans le Verdon pendant le week-end de l’ascension, je crois que je vais en profiter pour filer ensuite vers l’ouest, avant de remonter vers chez moi.

Sud-ouest

Et puis de toute façon, le dimanche qui suit c’est Macbeth à Toulouse, alors je n’ai pas le choix, il va bien falloir que je m’occupe entre les deux ! Une journée ou deux pour filer jusqu’à Perpignan en passant par le Lubéron et peut-être Carcassonne, quatre jours dans les Pyrénées pour aller jusqu’à Biarritz, une journée pour « remonter » à Toulouse. Ça sera copieux et agréable !

Bistrot

Puis ensuite remontée vers Paris, en deux journées, sans savoir aujourd’hui exactement par où je vais passer ; ça sera surement à l’inspiration !

Sud-ouest

Les voyages à moto vous font voir les choses d’une façon totalement différente. En voiture, on est enfermé. Parce qu’on y est habitué, on ne se rend plus compte qu’à travers les vitres on ne voit pas mieux le paysage qu’à la télé. On n’est plus que le témoin passif d’un spectacle ennuyeux, figé.

En moto, plus d’écran. Un contact direct avec les choses. On fait partie du spectacle, au lieu d’être un simple spectateur. Le ruban de béton, qui se déroule en sifflant à dix centimètres sous vos pieds, c’est vraiment un ruban de béton. Son image reste floue, mais à tout moment on peut le toucher du talon, tout reste accessible à la conscience immédiate.

Robert M. Pirsig, Traité du zen et de l’entretien des motocyclettes

Sud-ouest

J’ai envie d’aller rouler en Corse, aussi, mais pas tout seul, et refaire la route des grandes Alpes, en choisissant mieux mes dates pour profiter de tous les grands cols mythiques parfois fermés jusqu’à mi-mai, voire la fin quand ce n’est pas jusqu’à mi-juin pour les plus hauts d’entre eux. Souvent je me dis que la prochaine retraite me permettra plus de liberté pour les dates, mais j’apprécie aussi assez d’être plutôt seul sur les routes ces dernières années en mai, surtout dans les coins où je me rends.

Halle aux grains

Je me sens heureux d’être arrivé ici- et un peu triste en même temps. Parfois, mieux vaut voyager, qu’arriver.

ibid.

Sud-ouest

La prochaine fois, promis, je vous montre à nouveau des bateaux !

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