lundi 10 mars 2014

J’envisage

J’envisage une histoire que je ne finirai jamais. J’envisage un détour qui me perd un moment. J’envisage un regard que je fixerai sur la pelloche numérique. J’envisage, à longueur de journée, parfois du fond de mes rêves.

À propos de rêves, je passe mon temps, depuis des nuits, à me perdre dans des aéroports, à perdre ma valise, ou mon sac photo, ou bien encore mes billets, quand ce n’est pas simplement mon chemin. C’est curieux et bien sûr les fondamentaux sont présents, noir et blanc, quelques voix claires dans le haut-parleur dont je ne comprends pas un traitre mot, la nécessité de courir pour attraper mon vol et la difficulté à mettre un pied devant l’autre — j’imagine souvent la lutte, alors endormi, de mes pieds et de la couette, au dessus, qui les retient de bouger.

J’envisage une nouvelle tirée de nos aventures réelles ou oniriques, et puis d’autres rêves s’amorcent et je passe à autre chose. Il fait beau, doux, enfin.

J’oscille entre l’envie de me lancer dans l’écriture, qui me prendra quelques heures et plus et celle de simplement profiter doucement de ces journées de congés. La forêt de Fontainebleau et ses rochers ? Aller voir la mer demain en Normandie ? S’arrêter à Rouen, ou pourquoi pas à Jumièges ? On décidera le moment venu avec le fiston de nos destinations du jour et peut-être de demain.

The Breakfast Club, Camden passage, London

Je mangerais bien un Full Monty !

Robert…

Robert n’est ni beau ni moche, il est quelconque et pourtant…

Robert est un dragueur, un tombeur…

Robert ne veut pas s’attacher, c’est sa seule crainte dans la vie, s’attacher…

Robert fait rarement dans la dentelle, cela complique un peu, c’est son plaisir, son secret…

Robert regardait fixement cette fille assise en face de lui dans le métro, trop fixement…

- Non mais qu’est-ce que vous avez à me dévisager comme cela ? Dit-elle agacé !

- Je ne vous dévisage pas, répondit-il un petit rictus en coin, j’envisage…

Mathilde prit un air outré !

Robert souriait, le poisson était ferré, il savait que ce soir elle serait dans son lit…



Ce mois-çi : Bashung ; la chanson du jour : J’envisage

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dimanche 9 mars 2014

J’avais un pense-bête

Il m’arrive de plus en plus souvent de ne plus savoir où j’ai mis tel ou tel objet et de partir dans de longues recherches, pour finalement retrouver l’objet … à sa place, bien rangé.

Inattention, vieillissement, je ne sais mais en tout cas, cela m’agace !

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Alain Bashung : J’avais un pense-bête

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38/397 : J'avais un pense-bête

Je n'écris pas tant les choses pour m'en souvenir, que pour le sentiment d'accomplissement une fois qu'elles sont faites, quand je peux barrer l'item dans ma liste.

J'ai poussé le vice, que dis-je, la névrose, jusqu'à user des outils informatisés de bureautique pour me fabriquer un superbe tableau à double-entrée dont je colore les cellules à mesure que les tâches sont effectuées, suivant un nuancier soigneusement choisi de manière à ce que le fichier soit un plaisir visuel - modeste mais tangible - à chaque fois que je l'ouvre.

Il est envisageable que la tenue à jour de ce document me prenne un temps que je pourrais sans doute dédier à des activités plus constructives. Que voulez-vous ; procrastination is my religion. (Et en parlant de procrastination, il FAUT que vous voyiez ce merveilleux film de Johnny Kelly, dont j'ai déjà parlé...)

397 chansons à prise rapide ?
Aujourd'hui "J'avais un pense-bête" d'Alain Bashung

J'avais un pense-bête

Quand j’étais (un peu plus) jeune, je n’avais que peu de choses à noter. Mon agenda de poche, puis un cahier, suffisaient largement. En tant qu’étudiant ou débutant, on ne doit pas jongler avec des dizaines de thèmes ou projets différents. Avec l’âge, ça se complique.

Le cahier unique n’est pas efficace : toutes les notes ou idées des différents projets s’y retrouvent. L’archivage devient délicat, tout comme la recherche d’un point ou d’une idée que l’on a noté, mais sur quelle page ? Avoir autant de cahiers/carnets que de projets est aussi peu pratique, à moins de se promener avec une caisse à roulettes. J’ai… Lire J’avais un pense-bête

J’avais un pense-bête

J’avais un pense-bête, que dis-je, j’en avais, j’en ai encore plein !

  • Ma boîte aux lettres électronique perso ;
  • celle du boulot ;
  • mes agendas persos, voire pour certains partagés ;
  • idem côté boulot ;
  • un GTD qui me sert pour plein de trucs au fil des jours, c’est une sorte de vrac mais plutôt organisé — j’utilise l’application Things sur mon Mac et sur mes iBidules ;
  • Evernote (à la fois sur Mac et sur mes iBidules) me sert aussi à ça, pour gérer mes notes ou ma progression sur les réels, obsolètes et aujourd’hui les chansons à prise rapide ;
  • OurGroceries pour les listes de courses ou les choses à emporter en voyage ;
  • Pocket (toujours synchronisé comme le reste sur tous mes jouets), pour ce que je glane au fur et à mesure de ma sérendipité sur le net ;
  • l’appli Notes (OSX/iOS) pour les p’tites listes volatiles ;
  • un dossier sur le Mac contenant les photos restant à publier ;
  • et pour finir un simple bloc de papier et un stylo, posés sur le bureau, à la maison et également au boulot.

J’ai l’impression d’en oublier, mais je crois que non. Étonnamment je n’éprouve aucun souci à jongler avec ces différents pense-bêtes car chacun est dédié à une catégorie particulière. Cela dit, cette liste varie au gré de mes découvertes ou de mes besoins.

Les pense-bêtes sont les porte-clés de la mémoire.

Pierre Dac

Ah si, je sais :

  • J’ai aussi une série d’onglets dans Firefox ;
  • une belle collection de mots de passe stockée via une application sécurisée ;
  • quelques espaces partagés (ou pas d’ailleurs), dans ce qu’on appelle aujourd’hui le cloud, avec quelques documents ;
  • et pour finir quelques mémentos qui trainent sur mon bureau ou dans mon cartable.

Finalement ce billet va me servir de méta pense-bête !

Vous en avez autant, vous ?

Me souviens plus…

J’ai un pense-bête…

Mais je ne me souviens plus lequel…

C’est ballot, vous ne trouvez pas ?



Ce mois-çi : Bashung ; la chanson du jour : J’avais un pense-bête

(038/397)

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J’avais un pense-bête

img030Un petit bloc de post-it. J’ai oublié d’y noter les courses, les rendez-vous. J’ai dessiné bêtement ce qui me passait par la main.

 

 

samedi 8 mars 2014

J’ai longtemps contemplé

J’ai longtemps contemplé le vent dans les herbes au printemps. La pupille dilatée du chat. Et puis l’an dernier m’est apparu essentiel le tremblement des feuilles de platanes sous l’effet du vent, quand elles craquent sous le soleil d’une fin d’été.  Cet hiver, ce fut au tour des ciels aux nuages énormes . La pupille étroite de mon chat se prélassant à la lumière. L’éblouissante abstraction de son iris pâle.

Pour le reste de ce que j’aimais contempler, on m’a crevé les yeux.

J’ai longtemps contemplé

J’ai longtemps contemplé ce paysage

P1000349

et il me manque, comme tous ceux de cette île.

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Alain Bashung : J’ai longtemps contemplé

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