mardi 17 juin 2014

Parlez-moi de lui

Il est petit.

Il se range dans un écrin noir à lanières.

Il est quasiment tout en courbe.

Il possède une longue queue.

Il recèle de petits objets.

Il souffle fort.

C’est mon petit compresseur de secours.

Chaud devant…

— Parlez-moi de Lui…
— Mais avec plaisir… 

Je lui dois mes premiers émois d’adolescents, à une époque où le monde du virtuel n’existait pas encore ; cachée sous le lit, souvent piqué au grand frère -voir au père-, en vacance je savais l’armoire secrète où tonton les planquait ! 
Ce journal s’était fait une spécialité de déshabiller nos vedettes féminines françaises et étrangère, stars du cinéma ou de la chanson ; peu nombreuse sont celle qui se sont dérobée ! 
Bo Derek, Bardot, Birkin, Dany, Romy Scheider, Miou-Miou, Claudia Cardinal, Jane Fonda faisaient le bonheur de la couverture… 
Ah et puis Marlène Jobert, dans mes rêves d’alors ! 



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Les photos étaient faites par des professionnels, étaient assez réussies, belles, et mettaient bien en valeurs celles qui s’y montraient. On ne faisait pas encore dans la précision gynécologique des magazines dits « de charme » d’aujourd’hui ! 
D’ailleurs rares sont maintenant les vedettes qui acceptent de poser nue, la vulgarisation outrancière de ce genre d’image via le NET rend de moins en moins crédible toute velléité artistique dans ce domaine… 
 
Mais revenons à nos moutons, la vérité, la vraie, pour laquelle les hommes lisaient le magazine « Lui » ce ne sont pas nos starlettes en tenue d’Ève, non, ceci n’était qu’une piètre excuse, mais bien sa rubrique « La défonce du consommateur » devant laquel le mâle pouvait se délecter de clichés des dernières technologies les plus hi-Tech du moment comme le minitel, le téléphone à touche, le minicassette enregistreur… 
 
Depuis peu, ce magazine a refait surface, j’avoue avoir acheté le premier numéro pour voir… 
Je ne nie pas le côté charmant de Léa Seydoux qui en faisait la une, mais je n’y ai pas retrouvé mes frissons d’antan…


Ce mois-çi : Dalida ; la chanson du jour : Parlez moi de Lui.

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lundi 16 juin 2014

Tire l'aiguille


La chanson me trotte dans la tête. Je n'ai pas entendu Dalida la chanter. Mais ma mère l'ironisait autrefois. Alors, je pense à ses mains dont le vieillissement me fait pleurer.
Elle ne les aime pas, ses mains,  elle les juge trop héritées de celles de son père. Elle a toujours préféré les miennes, pareilles à celles de sa mère. Pour ma part, j'aime ses ongles carrés, légèrement striés. Ces mains qui ont été épaissies par une vie de mère au foyer consciencieuse, s'épuisant dans des travaux physiques comme pour oublier qu'elle n'aurait jamais de retraite. Injustice. Ma mère coud si bien, elle tire si bien l'aiguille que j'en ai développé une incapacité rageante  à ravauder le moindre trou de chaussette, à faire le plus facile ourlet.
Plus d’infos »

Truc à la con…

Aujourd’hui, dans la série nos dictons à la con :

« Tire l’aiguillette et la meulette de foin cherra »

Ah ben vi mais là désolé, pas trouvé mieux !



Ce mois-çi : Dalida ; la chanson du jour : Tire l’aiguille.

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Tire l’aiguille

J’ai un peu tiré l’aiguille du compteur, hier, en faisant ma (relative) petite balade. Puis à mi-chemin je suis tombé sur un joli château, celui de Pierrefonds, au bas duquel j’ai découvert un nid…

Château de Pierrefonds

… de motards. La plupart attablés en terrasse d’un bar-restaurant, certains discutant tranquillement, d’autres franchement plus bruyants, au point de couvrir la musique et le chant de ce guitariste qui jouait juste à côté et pourtant muni d’un micro et d’enceintes !

Balade Seine, Marne et Oise

Deux-cents cinquante kilomètres, assez roulants, avec quelques parties plutôt rigolotes et qui permettraient un peu d’arsouille si j’étais un peu plus hardi que je ne suis, avec de jolis endroits dans cette campagne beaucoup moins courue que la vallée de Chevreuse.

dimanche 15 juin 2014

Un peu de douceur

J’ai envie de partager ici ces petits moments de vie fondants et fragiles. Les images ici ont la part belle, les couleurs me plaisent, le campement devrait pouvoir durer. 
Avec un peu de veine et de foi, ce petit blog vieillira gentiment.

J’ai nommé cet endroit la minute de Narcisso. L’exercice doit en effet rester bref et nul doute, il sera personnel.
Voilà, tout est prêt.

Mes doigts sont blancs de sucre glace
Les loukoums sont parfaits.

Et je suis aux galères...

Il y a des chansons d’enfances qui vous reviennent en tête comme cela, je pense que c’est aux louveteaux que j’ai dû la chanter la première fois, et bien plus tard je l’ai aussi joué à la guitare…



Ce mois-çi : Dalida ; la chanson du jour : Ma mère me disait

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Ma mère me disait

Ma mère me disait souvent : « Tu n’es qu’un bon à rien ! », et finalement dans ce domaine, j’suis plutôt assez bon je trouve ! Donc je peux dire avec fierté que j’ai réussi dans la vie !

Fresque murale à Vitry-sur-Seine

Et puis ensuite, j’ai fini par choisir deux-trois choses qui me plaisait, l’électronique qui s’est transformé ensuite en informatique quand la formation par correspondance que j’avais demandée dans le premier domaine, alors que j’étais à l’armée, m’avait été refusée au prétexte qu’ils ne pouvaient correspondre avec un militaire situé en Allemagne, quand bien même ce n’était que pour l’année de mon service là-bas ; et puis ensuite, au fil de l’eau, est venue la photo, timidement au début et j’ai eu ensuite envie d’illustrer moi-même ce que je publiais plutôt que de le faire avec les images d’autrui ; un peu d’écriture, pour le plaisir, etc.

Et puis aussi rencontrer des gens, aller me balader en moto, faire à manger aux copains, essayer de faire grandir le fiston qui ne sera qu’un bon à …

samedi 14 juin 2014

La consultation

Des souvenirs de nausée pendant la prise d’empreinte avec cette pâte au soi-disant goût de fraise, de roulette qui faisaient ronfler tout l’intérieur du crâne, d’outil qui par mégarde ou par maladresse touchait le nerf encore à vif, de blessures provoquées par cet appareil qui finissait toujours par casser, à un un moment ou à un autre…

J’en ai passé des heures chez le dentiste, petit, et franchement, l’idée de devoir y retourner bientôt pour remettre un peu d’ordre dans mon râtelier qui aurait bien besoin de quelques petites réparations ne m’enchante pas plus que ça !

Elle ressentit un petit froid au coeur, comme cela arrive lorsqu’on feuillette une revue de l’année précédente, tout en sachant que la porte va s’ouvrir à l’instant et que le dentiste va surgir sur le seuil.

Vladimir Nabokov, La défense Loujine

Alors je repousse sans cesse le jour où je décrocherai le téléphone pour obtenir un rendez-vous…

Baie Attitude, le retour…

Merci à Louise et à son talent pour la conception de l’affiche, il a fallu moult consultations des uns et des autres sur les différentes esquisses pour affiner puis choisir celle de mon exposition estivale de « Baie Attitude ».

Elle aura donc lieu à partir du 30 juin et jusqu’à fin Août, dans son fief normand,  à Granville.

J’espère que vous serez nombreux à avoir l’occasion de passer y boire un verre.


Affiche Baie Attitude


Ce mois-çi : Dalida ; la chanson du jour : La consultation.

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