lundi 12 mai 2014

J’entends, j’entends

Aragon, pour moi « le Poète » du XXème siècle. Magnifiquement mis en valeur par quelques chanteurs mais principalement par Jean Ferrat.

Mais Jean ferrat choississait dans les textes les parties de poème qu’il avait envie de chanter, et dans celui ci, il a coupé tout le début :

« J’entends j’entends le monde est là
Il passe des gens sur la route
Plus que mon coeur je les écoute
Le monde est mal fait mon coeur las

Faute de vaillance ou d’audace
Tout va son train rien n’a changé
On s’arrange avec le danger
L’âge vient sans que rien se passe

Au printemps de quoi rêvais-tu
On prend la main de qui l’on croise
Ah mettez les mots sur l’ardoise
Compte qui peut le temps perdu

Tous ces visages ces visages
J’en ai tant vu des malheureux
Et qu’est-ce que j’ai fait fait pour eux
Sinon gaspiller mon courage

Sinon chanter chanter chanter
Pour que l’ombre se fasse humaine
Comme un dimanche à la semaine
Et l’espoir à la vérité »

 Mais il fera de la phrase « au printemps de quoi révais-tu? » le point de départ d’une autre chanson…. Et c’est dans Nuit et brouillard que « l’ombre se fait humaine ».

Jean Ferrat : J’entends, j’entends
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dimanche 11 mai 2014

Ma vie, mais qu’est ce que que c’est ?

Aurais-je assez d’une vie pour trouver la réponse à cette question ?

Jean Ferrat : Ma vie, qu’est ce que c’est ?
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Ma vie, qu’est-ce que c’est ?

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Ma vie passe comme les trains dans la campagne. Je suis la vache qui meugle en regardant ce spectacle, ignorant qu’elle en est le personnage essentiel.

Et je meugle quoi ?

« Tu m’as dit que j’étais faite pour une drôle de vie, j’ai des idées plein la tête et je fais c’que j’ai envie ».

Nul ne guérit de son enfance

J’aurais mis près de cinquante ans à me rendre compte de la véracité de cette phrase.

Nul ne guérit de son enfance, car il y a toujours quelque part, une déchirure avec un monde merveilleux. Qu’elle soit due aux évènements, la guerre pour Jean Ferrat, un déménagement à presque neuf ans comme pour moi, ou simplement à la fin de l’enfance et à la découverte de l’age adulte, cette déchirure reste ouverte malgré le temps. Et il m’aura fallu ce demi-siècle pour décider de l’affronter et retourner à l’endroit de cette enfance et me rendre compte que la magie fonctionnait toujours, que tout était gravé dans mon cerveau et dans mon corps.

Je ne sais plus si ce retour là c’était fait en avion ou en bateau. Toujours est-il que je garde un souvenir ému du Jean Laborde dont je viens de retrouver la photo tel qu’avant 1963, comme je l’ai connu. Cette photo est issue de la collection de P. Ramona sur la page consacrée à ce bateau sur le site « encyclopédie des Messageries Maritimes »

Capture

Il reste pour moi le symbole de l’éloignement du paradis perdu de l’enfance.

 

Jean Ferrat : nul ne guérit de son enfance
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samedi 10 mai 2014

On ne guérit pas de son enfance

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C’est probablement pour cette raison que l’on fait (ou que l’on ne fait pas) des mômes. Pour revivre son enfance différemment, pour le plaisir de donner le goût de vivre sans doute aussi. Catherine Millet, dans son Enfance de rêve décrit ces gestes initiatiques parentaux mieux que je pourrais le faire.

Et puis en faisant des enfants, on revoit le théorème de Pythagore et d’autres trucs tordus pas toujours compris. C’est l’occasion de refaire l’histoire et de guérir d’une part de son enfance.

La mienne fut heureuse et inquiète.

 

 

Nul ne guérit de son enfance

Nul ne guérit de son enfance. Je confirme, l’enfance laisse des traces indélébiles et profondes, quelques relents désagréables qu’il faut mettre de côté et au milieu de tout ce foutoir quelques bons souvenirs, hélas peu nombreux.

Je ne vais pas faire un historique qui serait long, monotone et ennuyeux, on s’en tape un peu, et puis j’ai des balades[1] à préparer…

Cadeau surprise

Et puis il y a des choses qui sont beaucoup plus plaisantes, comme ce gros colis qui m’attendait sur mon bureau hier au boulot !

Note

[1] D’ailleurs j’ai modifié hier le réglage du sélecteur de ma moto, eh bien ça m’a permis d’éliminer le dernier défaut que je lui trouvait ; un vrai régal à piloter.

vendredi 9 mai 2014

C'est un fait...

Il y a une chose qu’il faut savoir, c’est qu’il y a une grande chance pour que les jeunes imbéciles d’aujourd’hui soient les vieux cons de demain…

On appelle cela la vie…

Et n’oubliez pas non plus que l’on est toujours le con, jeune ou vieux, de quelqu’un…



Ce mois-çi : Jean Ferrat ; la chanson du jour : Les Jeunes imbéciles

(099/397)

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Les jeunes imbéciles…

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…sont souvent appelés des ânes dans les mots fléchés. Comme les cancres. C’est une facilité de construction des grilles de placer un mot de trois lettres, dont deux voyelles. Les croisements sont faciles.

Bien des mots porteurs d’idées reçues restent ainsi indispensables à la confection des jeux.  Pour varier le jeu, le verbicruciste développe tous les sens possibles, même les plus vieillis, les plus amoraux aussi.

Pour un bon mot, un auteur est capable de vendre père et mère.

 

jeudi 8 mai 2014

Gros titres...

À la une aujourd’hui :

— 4 heures de route pour rejoindre mon petit coin de Normandie, enjoy ! Sous la flotte, moins enjoy !

— J’ai trouvé un moyen pour l’état de réduire son déficit ! Mettre des radars sur l’autoroute un jour de pluie. Apparemment plus de 50% des conducteurs ne savent pas que par temps de pluie la vitesse est limitée à 110 km/h (ce qui se justifie au vu du revêtement pas du tout absorbant !) 

—démonstration est faite une fois de plus que les grosses berlines teutonnes commençant par B et finissant par W, c’est luxueux, chers mais que cela ne tient pas la route sur chaussée mouillée et glissante ! (Je n’ai pas eu le temps de voir qui de la voiture ou du rail de sécurité  avait le mieux résisté )

—J’ai profité de la route pour écouter plus précisément «L’amour qui s’invente», le dernier disque de Mokaïech, du beau et du bon tant au niveau texte que musique même si je préfère le coté plus «écorché» du précédent ; l’impression qu’il se range un peu des voitures.

— Le patron du bistrot à changé, j’aimais bien l’ancien. Celui là à l’air sympa, mais il a la tête à écluser son fond de commerce. On verras à l’usage !

— Ma mer est toujours là, et putain que cela fait du bien de la revoir !

Jullouville

— Le bruit du vent et de la mer dehors, un feu de bois, un verre de Whisky et un bon bouquin quoi de mieux avant un gros dodo ?



Ce mois-çi : Jean Ferrat ; la chanson du jour : À la une.

(098/397)

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À la une

On a beau faire des checklists de choses à faire, à vérifier, à modifier, à tester, on arrive quand même parfois à se planter en beauté. Un jour futur, peut-être, les checklists ne laisseront rien au hasard. Hier, je suis presque devenu dingue à ne pas trouver pourquoi tel truc devait fonctionner et merdait finalement. Et aujourd’hui, libération, ahah[1].

Quoiqu’il en soit, ce n’est pas ça que je voulais mettre à la une aujourd’hui. Rien en particulier en fait. J’ai vu passer des mots qui m’inspiraient, sans prendre le temps de me déprendre de mes occupations préoccupantes (cf le paragraphe précédent) pour parler de ce qu’ils m’évoquaient.
Ainsi la montagne fait revenir en moi les souvenirs de balades dans des parcs naturels, dans des lieux magiques et grandioses…
Dans le silence de la ville, je me suis longtemps promené, parcourant les rues en pleine nuit, le seul bruit étant parfois le vent… quelle ville ? Toutes revêtent un air de liberté, une sensation qu’elles nous appartiennent toutes entières, à ce moment précis, que personne ne viendra perturber les divagations nocturnes, s’arrêter ici, regarder là, découvrir un passage…


Découvrir d’autres chansons à prise rapide. Ce mois-ci : Jean Ferrat

Note

[1] Bon, évidemment, le raccourci est saisissant pour ne pas dire limite, mais je ne me refuse rien.

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