dimanche, 24 mars 2013

24/03 : cacochyme

Il y a des vieux qui râlent souvent, donc de mauvaise humeur. L’humeur en médecine est ce qui contient ou produit un mauvais suc. Par extension, cette humeur mauvaise évoque quelqu’un en état d’extrême faiblesse due à la vieillesse…

Un vieillard râleur est cacochyme.

CQFD.

Je suis une petite chose fragile

Je dis souvent quand je suis dans une discussion un peu musclé, où je ne trouve pas les mots justes pour être entendue que je suis une petite chose faible et fragile, en règle générale cela fait sourire (surtout les personnes qui me connaissent bien).

Mais de la à dire que je suis cacochyme il y a une frontière que je ne franchirai pas, pour la simple raison que malgré les nombreux soucis de santé que j’ai pu avoir, la teigne que je suis, c’est toujours battue pour les surmontés et jusqu’à présent je m’en sors plutôt bien.
Certes il y a eu des épisodes un peu plus difficiles que d’autres, mais ma petite voix intérieure me dit toujours :

  • avance ma belle, regarde autour de toi je suis sûre qu’il y a pire

Et ma foi j’avance, il y a toujours un coin de ciel bleu dans les gris de la vie

Aujourd'hui cacochyme

Hier soir je m’attendais à un peu plus de participation que les quelques lumières qui se sont éteintes entre 20h30 et 21h30. D’ailleurs je ne suis même pas sur que celles-ci l’aient été pour suivre le mouvement et pas seulement mus par le besoin du moment. J’ai comme l’impression que ce genre d’appel lancé au même moment que d’autres bien plus racoleurs est comme un souffle cacochyme au milieu de l’ouragan.

Voyez plutôt, 20h, 20h40, 21h et enfin 21h30 :

20h 20h40 21h 21h30

Seules les lumières du stade, au loin, se sont éteintes, à 21h30…

samedi, 23 mars 2013

Comment ?

Ordoncques aujourd’hui, j’ai profité d’un audioscan gratuit pour évaluer l’état de mes oreilles, après des années à faire du son, à jouer de la musique amplifiée, à aller voir des concerts…

C’est toujours un peu effrayant de se tester de la sorte, on se demande si on n’abuse pas trop des décibels furieux qui parfois vous feraient tomber et pousser à écorche-cul tant la pression acoustique est forte.

Et bien que nenni. Mon oreille gauche est quasi sans perte, la droite est bien au-dessus de la moyenne de mon âge.

Chouette.

À écorche-cul

J’ai eu plusieurs fois l’occasion de me déplacer à écorche-cul. Souvenirs heureux ou malheureux, c’est selon. Comment ça ?

Une fois, je n’étais plus sûre de moi, j’avais trop peur, on m’a rattrapé par la taille. Et je n’ai plus bougé

Une autre fois, j’avais une jambe en miettes et les miettes étaient conglomérées par des fiches de métal hurlant. Alors je me descendais les escaliers ainsi, partout, des mois et me redressais sur les béquilles ensuite et drop !

Et puis, j’ai fait du tapecul avec mon frère en 74. Tous deux dévalions sur un carton les flancs d’une descente abrupte. Rires complices.

 

(à écorche-cul : en glissant, en se traînant sur le derrière)


non merci

Pas question d’aller où que se soit à écorche-cul.

1) Je tiens trop à mon popotin

2) Vu ma taille je risque de me faire crabouiller par le premier venu

3) Je ne suis pas une serpillière.

Allez hop sur mes deux pieds je vais faire un petit tapioca au lait de coco pour notre dessert.

I go to the market…

Ce matin dans la rue piétonne, comme tous les jours de marché, les tracteurs sont là, de toute tendance politique, se moquant des uns des autres de manière bon enfant.

Chacun à son endroit, toujours les mêmes et nulle possibilité de les éviter.

Aujourd’hui, un peu à l’écart, chignon de rigueur pour elle, petit foulard de soie pour lui, comme s’il voulait coller à une caricature catho bourgeoise qui leur colle à la peau, les tenants de la manif pour tous personne de l’affreuse Frigide Barjot, essayait de rameuter un peu de monde à leurs causes. Malgré mon geste de refus, il m’a suivi sur quelques mètres pour essayer de me convaincre. Sûrement qu’il l’aurait joué écorche-cul [1]  s’il avait pensé avoir la moindre chance de réussir !

(052/366)

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Notes :

[1] Écorche-cul : En glissant, en se trainant sur le derrière.

23/03 : à écorche-cul

Il était une fois Mirovinben qui se rendait au sous-sol du petit immeuble où il habitait. A l’époque, il avait un chat, “Matoun”, qui l’accompagnait à la cave. Les voisins du dessous avaient une très jeune chatte, “Myrtille”, qui furetait souvent dans les parties communes.

Miaulements étranges. Musique inhabituelle. Nous découvrons Myrtille qui frotte son arrière-train sur le sol cimenté en avançant à écorche-cul et qui “chante” des miaous langoureux. C’est la première fois qu’elle est en chaleur. Matoun la regarde faire, perplexe et très embarrassé.

“Miaule toujours, Myrtille, je suis castré…”

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