mardi, 5 février 2013

Aujourd'hui rapetassage

J’avais passé du temps à fignoler ce nouveau site web pour ce projet professionnel. Soigner la CSS (la présentation pour les non-initiés), faire en sorte que le CMS (logiciel de gestion de contenu utilisé pour fabriquer le site) réponde exactement comme le cahier des charges l’exigeait.

Et puis le chef de projet a demandé leurs avis aux décideurs. J’ai alors passé plusieurs heures à changer ici et là quelques mots, quelques phrases, en fonction des désidératas des uns et des autres, forcément divergeants !

Ce matin, quelques minutes avant la présentation du résultat — a priori, mais j’en doute — final du site, dernier rapetassage sur le texte d’introduction pour revenir à la virgule près à celui que j’avais mis initialement !

Allez, on se calme, on écoute un peu de musique, et on passe à autre chose…

Fichier audio intégré

5 février : rapetassage

C’est pas peu dire qu’on l’a rapetassé [1], ce texte-ci.

Juste moi, je dois en être à 17 ou 18 relectures (les 10 dernières étant les plus inefficaces, comme chacun sait). Et on est au moins 3 à avoir fait de même, sans parler de l’agence qui aurait dû produire, dès le début, un texte utilisable.

Mais ça y est. On va ouvrir le salon, où pour une fois je ne viens que par curiosité et par petites périodes, et je le tiens en main.

Le dossier de presse du nouveau machin trop bien qu’on va tenter de vendre.

C’est pas dommage.

Note

[1] corrections successives dans un texte

Mais si

Je rapetasse
souvent même.
Ce n’est pas parce que
je publie des mini-textes
que je ne le fais pas.


Ma participation aux Obsolètes à prise rapide

05/02 : rapetassage

Franck préfère que l’on parle aujourd’hui du rapetassage d’un texte plutôt que celui d’une vieille chaussette. Soit.

Donc, comme à chaque fois, je pianote frénétiquement au rythme de mes pensées. Mots en vrac, propos alambiqués, syntaxes approximatives, ne rien omettre. Ensuite nombreuses relectures. Comme à voix haute mais muet. Pour trouver un rythme. Et je remplace, déplace, supprime. Beaucoup. Marche avant, marche arrière.

Comme une des consignes est de ne pas dépasser les 100 mots, j’élague enfin. C’est douloureux mais je réalise que c’est franchement jouissif.

Mes voisins se castellisent

Ce soir, mes voisins m’ont invité à écouter du jazz dans une église. C’était un traquenard propagantiste catholique — j’aurais du m’en douter.

Ils ont grandi en Suisse, et puis lui à Oxford, elle à Passadéna. Ils sont aussi un peu indiens, riches et influents. Il est entrepreneur, ses frères écrivains à succès. Elle, plus discrète, je ne sais pas trop. Il commence une thèse en théologie de l’économie. Tout nous sépare, mais ils louent le duplex au-dessus de notre appartement, et nous avons sympathisé.

Le mois prochain, mes voisins déménagent. Ils ont acheté une maison, se sont castellisés.

366 obsolètes à prise rapide

Aujourd'hui rapetassage…

Aujourd’hui, pas certain d’avoir le temps d’écrire, beaucoup de route en camionnette, hôtel ce soir, alors… 

Peut-être quelques notes à la volée sur un de mes deux petits carnets, celui du tout-venant ou celui des émotions pour me souvenir quand il le faut.

Et puis de toute manière, même quand j’écris un texte, une histoire, un dialogue, c’est essentiellement d’un jet, peu de reprise ou autre rapetassage*. Surtout des corrections stylistiques.

D’ailleurs, c’est souvent quand je retravaille beaucoup que cela devient mauvais… 

À moins que ce soit parce que c’est mauvais que je doive le retravailler ?

*Rapetassage : correction successive dans un texte

NB: Autre définition apparemment plus courante que je trouve pour ce mot :  action de raccommoder grossièrement 

(005/366)

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lundi, 4 février 2013

Aujourd'hui vénusté

(Grâce, élégance)

Je ne vais pas vraiment chercher à écrire un billet sur moi-même, excepté que je trouve que je ne suis en rien “vénusté”. Mon chéri me reproche régulièrement ma “finesse teutonne”. Cela veut tout dire.

Alors quoi ? Peut-être les yeux très bleus de la femme assise en face de moi ce soir dans le tram ? 

Ah non, je sais. Mes collègues m’ont raconté qu’une nouvelle émission serait diffusée cette semaine. Ce vendredi ou ce week-end je chercherai donc la vénusté de ces pauvres célébrités (enfin, j’espère qu’elles sont chèrement payées au moins) dans la nouvelle émission de la première chaîne : Splash, le grand plongeon. Attention accrochez-vous bien, c’est un concours de plongeons. Oui oui, comme danse avec les stars, mais dans une piscine. Et là, que vous dire qu’avec les collègues, nous n’avons qu’une hâte, glousser sur Danielle Evenou et Jean-Luc Lahaye en maillot de bain. Et preuve que TF1 est une chaîne sadique : ils auraient pu organiser ça dans une île paradisiaque histoire de nous filmer tout cela en plein air, non. Ils ont enregistré ça en Alsace, à Strasbourg. En février. Dans le centre nautique de Schiltigheim. Ahem.

J’ai tout mélangé, pour un début, on peut dire que j’ai tout faux ! Hier j’ai pris le mot d’aujourd’hui. Donc aujourd’hui je prend le mot d’hier ! Promis, pour les prochains, je me concentre !

Aujourd'hui castelliser

Ah, j’en connais qui aimeraient castelliser à tout va, pouvoir lire des journées entières, se faire servir, aller se promener dans les jardins… ne pas avoir à faire le ménage… Il est vrai que je ne suis pas particulièrement emballé par cette dernière proposition, que j’aurais d’ailleurs dû appliquer aujourd’hui.

Au lieu de ça, j’ai regardé tomber la pluie entre 2 coups de fils, un coup de html, un autre de css, la routine en somme.

Quand je pense qu’il y a des artistes qui vont faire des séjours à la Villa Médicis (castellisation de première classe) et sortent des albums sublimes. Je dis ça juste pour que vous courriez écouter le dernier album de Claire Diterzi, Le Salon des refusées.


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