vendredi, 1 février 2013

Aujourd'hui, céladon…

Comme je vous l’ai dit hier, cette après-midi je me trouverais donc dans le public du grand Journal de Canal +. 

Non par curiosité, la télé reste un peu mon métier, mais par plaisir et amusement. 

Me retrouver pour une fois de l’autre côté de la barrière. 

Et puis aussi parce que j’aime bien les deux invités : François Gabart et Armel Le Cléach. 

Pour m’habiller et rester dans la discrétion que j’aime bien, j’ai choisi des couleurs sobres. 

Pas de céladon, ce sont des teintes qui par superstition sont bannies des plateaux. Juste un rouge brique foncé…

(001/366)

Venez nous rejoindre, d’autres 366 obsolètes

01/02 : céladon

Aujourd’hui, je suis face au mot obsolète du jour comme une poule devant un couteau.

Céladon ?

Je le prends, le triture ( = “c’est donc là”), le retourne ( = “don lassé”), fouille le oueb pour en chercher le sens. Misère et stupéfaction : plusieurs définitions hétéroclites. Dont celle imposée aujourd’hui : “Couleur vert pâle légèrement grisé (…)”.

Donc une couleur poétiquement désignée par un #83A697 très numérique. Pas vraiment de celles que mon jardin en hibernation me propose aujourd’hui avec ses verts pisseux et ses arbres rouillés.

Céladon

J’ai mis longtemps à aimer cette couleur, pendant de longue année, elle m’a rappelé des événements forts désagréables.

Imaginez une petite fille de 5ans entourée d’un drapeau, elle ne voit pas grand chose, elle sent juste la main de sa maman qui essaie de la rassurer.

Autour des hommes crient, menacent, on entend des coups de fusil……et puis plus rien juste le noir sur ma mémoire d’enfant et une aversion pour cette couleur.

Il m’a fallu plus de 25 ans pour comprendre et accepter, aujourd’hui j’arrive à en porter, mais pas trop….. faut pas exagérer non plus

1/365 C’est là, donc !

Aujourd’hui, je démarre un nouveau jeu. J’espère aller plus loin qu’avec le précédent. La contrainte du jour m’évoque un texte… que je joue demain, et donc ne parle pas d’aujourd’hui, à ceci près que ce genre de chose vous accompagne tous les jours !

C’est par l’apprentissage dudit, en tout cas, que j’ai rencontré ce mot (et quelques autres) et, par voie de conséquence, je serais bien embêté d’en causer si ce n’avait pas été le cas. Il semble toutefois que dans le texte, on parle moins de couleur que de porcelaine – voire du berger de l’histoire ?

1/366 Céladon

Ce matin, Madame Canaille n’est pas venue travailler en Vélib’. Elle a dû filer au Clown de Montmartre acheter quelques farces et attrapes. L’équipe d’Alain Rey accueille la facétieuse lundi prochain : exit les mots croisés, bonjour les mots en liste.

Avant son départ, Madame Canaille a souhaité pérenniser le mot de la semaine. La lexicographe nous proposait chaque lundi un mot rare. Notre défi ? Le replacer au détour d’une conversation : ribouldingue, coruscant, céladon, vison-visu, immarcescible nous amusèrent.

Ma mélancolie fut telle que je refusais de poursuivre ce jeu lexical sans elle.

Et voici les « 366 obsolètes à prise rapide » dont le mode d’emploi est ici


1er février : Céladon

Je me demandais ce matin quelle était la nuance exacte du vert très pâle de notre couloir. Ca m’a rappelé le mur céladon du salon de mon enfance, souvent rebaptisé “comédon” parce qu’à cette époque, on jouait beaucoup à faire exprès de remplacer un mot par un autre. Les vulnérables du bridge devenaient, tour après tour, imputrescible, dasyure, dasyprocte… Et le mur céladon, comédon, donc. Évident.

Le nôtre, je ne crois pas. Il me semble qu’il est d’une nuance un peu plus claire.

(Merci Franck pour l’initiative des 366 obsolètes à prise rapide dont le mode d’emploi est ici)

Reprise

Je suis céladon
rien qu’à l’idée de
reprendre le boulot.

Dans 15 jours, je suis en vacances.
Il faut bien ça pour que je tienne le coup.

Participation aux Obsolètes à prise rapide, je les rangerai tous là.

Aujourd'hui céladon

Il est d’usage et j’avoue que cela est fort pratique, d’user de la poignée gauche des scooters pour actionner le frein arrière. Or, depuis quelques jours, c’est mou et rend délicate la manœuvre dite de « l’arrêt d’urgence / qu’est-ce qu’il fout là ce con / aïe aïe aïe ça va taper ».

Ce matin direction le “docteur” à la recherche d’une fuite de ce liquide céladon, croyais-je, alors qu’en fait il est plutôt de couleur ambre.

page 190 de 190 -