vendredi, 20 septembre 2013

Aujourd'hui interlope

Encore ce matin j’ai poursuivi mon habitude de saluer tous les motards que je croisais, coutume ancienne et qui perdure encore de nos jours, bien que un peu moins bien suivie. J’ai l’impression d’avoir une attitude quelque peu interlope en faisant ça vu le nombre de saluts qui me sont retournés.

J’ai compté ce matin. Dix-huit motards croisés et salués, zéro salut en retour.

Ciel d'équinoxe

C’est quasi systématique, à de très rares exceptions près, le fait que je sois sur un scooter, fut-il maxi, me place d’emblée dans une autre catégorie, autre que motard.

J’avoue avoir du mal à comprendre, ou alors je comprends trop bien que les motards à moto sont dédaigneux, sectaires et à la limite saluent la machine sous le pilote, uniquement quand c’est une moto, et pas le pilote lui-même, eu-t-il souffert pour passer son permis moto tout comme eux.

Alors je sais que quelques motards me lisent. Je sais que je leur ai déjà demandé leur avis la dessus et je sais que aucun ne m’a répondu depuis. J’espère que cette fois ils daigneront m’informer des conditions d’entrée dans leur secte, et j’attends avec impatience de lire leurs arguments.

En attendant je vais continuer à surveiller les petites annonces, des fois que…

jeudi, 19 septembre 2013

Je t'aime...


« Je t’aime », ces trois mots n’en font qu’un…

Il en est des comme celui-ci, qu’ils soient criés ou susurrer, écrit ou pensé qui ne laisse jamais indifférent.

Je regardais ce couple dans le métro et je pensais à Brel :

Il doit lui dire « Je t´aime ! »

Elle doit lui dire « Je t´aime ! »

Je crois qu´ils sont en train

De ne rien se promettre

Ces deux-là sont trop maigres

Pour être malhonnêtes


C’est un mot empreint de sincérité, un mot difficile à dire, agréable à entendre. 

Il ne sort que quand il est libre, que cela lui paraît être juste, que quand c’est le bon moment. 

C’est un mot d’éternité, quand on le dit, on ne doute pas, maintenant est demain et pour toujours. 

Peu importe que plus tard on le regrette, qu’on y croit plus, peu importe qu’après-demain ce soit la guerre, quand on l’a dit la première fois, il était vrai, on y croyait, une évidence… 

ce n’était pas une pensée interlope[1]

Amoureux


Leurs lèvres se touchent, leurs souffles se mélangent…


C’est un mot rare, je ne l’ai pas dit à beaucoup de femmes, mais à elles, je l’ai beaucoup dit…

Même trop des fois, si cela est possible…

Jamais je n’ai douté en le disant, jamais je n’ai regretté après…

Ce mot est un espace-temps à lui tout seul, ce qui se dit avant et après, peu importe, ce mot c’est juste l’instant.

Je regarde se couple, et je sais que ce soir c’est pour la vie, ce soir et peut-être demain. Ils sont beaux, ils sont jeunes, heureux, chanceux…


La première fois que je l’ai dit, c’était dans le creux de son oreille ; je venais de devenir un homme, elle une femme…

La première fois que l’on me l’a dit, elle s’appelait Florence, elle avait les yeux bleus, le plus beau sourire du monde ; tous les garçons lui tournaient autour.

J’étais un ado boutonneux et timide ; je lui avais écrit un poème que j’avais caché dans la poche de son manteau…

Nous faisions de la voile et quand nos bateaux furent côte à côte, presque en vue de la bouée, elle me l’a crié, tout le monde a entendu, j’ai dessalé et elle a gagné la régate.

Ce furent Sûrement parmi les plus belles de mes vacances…


Ce doux frisson qui vous parcourt l’échine quand on l’entend.


Ils sont beaux, leurs yeux déjà font l’amour, l’impatience des corps est là…

« Dit ? On est bientôt arrivé ? »


Ils sont dans l’éternité, et l’éternité c’est long quand on attend et bien trop court après…

Je suis content pour eux, je suis jaloux pour moi ; je rêve qu’un jour, de nouveau, quelqu’un à qui le dire, quelqu’un pour me le dire…

Montparnasse, je laisse mes tourtereaux à leurs jeux d’amour, moi à mes rêves et souvenirs…

Ils m’ont donné la pêche finalement…


PS : Ce mot il y a aussi mille autres façons de le dire. Gilda sur Truc de book a partagé un lien. Juste une belle déclaration d’amour à un gars qui a bien de la chance ;-)


(229/366)

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Notes :

[1] interlope : Qui opère ou se fait en fraude.

Aujourd'hui accagner

Oyez oyez, mesdames et messieurs, l’histoire que je vais vous conter et qui est arrivée pas plus tard qu’hier alors que votre humble serviteur s’en allait céans vaquer à des occupations alimentaires.

Malotrus

Ordoncques, j’étais sur le point d’aller au travail, comme chaque matin, lorsque j’avisais un camion de transport de véhicules garé devant ma machine. Évidemment, un autre scooter était garé derrière moi, une moto à côté et une jolie barrière sur la droite finissait de m’encercler. Damnation, j’étais cerné !

J’ai été voir dans la cabine du camion, personne.

J’ai regardé alentours pour tenter de trouver le manant qui osait bloquer une huitaine de deux-roues motorisés sans vergogne, mais nada.

J’ai hésité, j’ai tergiversé, je me suis demandé in petto dans le dedans de moi-même si ça vallait le coup d’appeler les flics ou que sais-je encore, j’ai pesté in petto et in extenso, j’ai fulminé, j’ai… bref j’étais pas content.

Quelques minutes, bretonnes, se passèrent, et voilà l’énergumène qui arriva, sans se presser, et qui commença à faire descendre une rampe pour y faire monter une voiture. J’allai immédiatement le voir et lui signala mon problème. Que n’avais-je fait, puisque ce n’était pas le sien, il s’en tapait complètement, se limitant à me dire qu’il n’en avait que pour quelques minutes.

Je vous passe le détail de nos échanges, sommes toutes courtois, enfin presque, et j’ai donc patienté, n’ayant pas envie de me fritter plus que verbalement avec ce monsieur. Appeler les flics, m’étais-je dit in petto encore, ne servirait pas à grand chose, en estimant que le temps qu’ils arrivent serait supérieur au temps du dérangement probable.

J’étais donc tenu d’attendre, ce que je fis.

Pendant ce temps, donc, le gus s’occupait de la voiture dont le propriétaire n’ayant cure de mon souci immédiat n’avait en tête que de photographier l’objet de toutes ses attentions, peiné qu’il avait l’air de voir partir son destrier loin de Paris, tout en m’ignorant superbement, sachant très bien qu’il était en partie l’objet de mon courroux.

Je vais faire court, parce que sinon ça sera trop long…

Vers la fin de la manœuvre, alors que le malotru chauffeur de camion remontait sa rampe une fois la voiture fixée correctement et que le malotru propriétaire de la bagnole continuait à admirer icelle, j’entendis un soudain et brusque bruit de plastique.

En effet, le camion occupant la moitié de la place disponible sur la chaussée, un chauffeur — malotru lui aussi, vous verrez pourquoi ensuite — de taxi s’était permis de s’arrêter en double file, obligeant les voitures se trouvant derrière lui à slalomer entre son véhicule et le camion.

Jusque là, pas trop de problème, il y avait assez de place pour circuler — sauf moi bien sûr qui attendait encore que le camion bougeât —, sauf qu’au moment où les voitures avaient commencé à rouler, ayant fini d’attendre que le taxi s’arrête, celui-ci avait eu l’excellente et très pertinente idée d’ouvrir sa portière pour en sortir (sic). Vous comprenez maintenant ce qui m’amène à vous décrire les événements.

La portière ouverte, donc, empiétait elle aussi sur la chaussée — vous admettrez qu’à ce moment du récit la chaussée était passablement encombrée, à telle point que plus personne ne pouvait circuler, moi compris mais sauf les deux-roues (j’espère que je suis clair) —, et la première voiture qui circulait à embouti celle-ci, cassant un peu de plastique et rayant un peu de métal, mais pas beaucoup.

Le chauffeur de taxi, furax, sortit en hurlant de son fier destrier et accagna copieusement le chauffeur de la stock-car qui avait emboutit légèrement son outil de travail. Un constat, il voulait un constat sur l’heure et sommait l’autre de se garer et de descendre pour établir le dit papier.

L’autre, emboutisseur malgré lui pensais-je puisqu’il n’avait pas eu beaucoup de temps pour s’apercevoir de l’ouverture péremptoire de la portière du taxi, avait plutôt l’idée de s’enfuir au plus vite de cet endroit vociférant et menaçant qu’avait tout spécialement organisé pour lui le chauffeur de taxi.

Derrière, vous vous en doutez, on entendait la douce mélodie des klaxons en tout genre et même, ici et là, quelques « Dégagez ! Je bosse moi ! », comme si les autres étaient là pour se promener, moi non-compris parce que vous savez que j’allais au boulot, enfin, j’essayais de !

Bref, n’ayant pas vu de mes propres yeux le moment où l’accident s’est produit, j’estimais qu’il ne servait à rien de rester, les deux zigotos étant sur le point d’en venir aux mains, et profitais alors d’une avancée certes minimale, mais suffisante du camion qui me bloquait pour me dégager de là et partir enfin vers mon but.

D’après mes souvenirs, mais ils valent ce qu’ils valent, la succession des événements avait été : arrêt du taxi en double-file, ouverture de portière et une ou deux secondes plus tard avancée de la voiture suiveuse qui n’avait donc matériellement pas la place de passer.

Je les ai donc laissés là, à discuter, à s’avoiner, à s’accagner vertement, avec quelques klaxons apparemment énervés et suis parti enfin vers mon travail, profitant alors d’une route superbement dégagée, puisque tout le monde était encore bloqué derrière par le camion et l’altercation.

C’était un matin ordinaire de la vie parisienne.

mercredi, 18 septembre 2013

Aujourd'hui ahan

Aujourd’hui il va y avoir quelques ahans sur les serveurs d’Apple, voire chez les sysadmins chargés de les surveiller, sortie d’iOS version 7 oblige et chacun voudra mettre à jour son iPhone pour profiter du relookage attendu. D’ailleurs depuis hier, quelques applications font leur apparition sur la liste des mises à jour en attente, pour se mettre au parfum.

Logo iOS 7

Je fais de même en ce moment avec mes nombreux plugins pour qu’ils soient intégrés au mieux dans la future administration de Dotclear 2.6 en préparation. J’en profite pour unifier, simplifier et harmoniser l’ensemble, ce qui n’est pas toujours simple.

Logo Dotclear 2.6

Y’a un petit air de ressemblance je trouve, non ?

mardi, 17 septembre 2013

Sourire du matin…

Cette Femme du train était belle. Je pense que dans ma rêverie, j’ai dû la fixer du regard, son sourire m’a réveillé ; je lui ai souri à mon tour.

Elle a replongé dans son polar. Peut-être parlait-il d’un tueur en série choisissant ses victimes dans les omnibus de banlieue…

Quoi qu’il en soit, je ne saurais jamais si elle est pecque[1] ou pas ; d’ailleurs, quelle importance ?

(227/366)

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Notes :

[1] Pecque : Femme sotte et impertinente qui fait l’entendue.

Aujourd'hui pecque

Mme Mercy Entooka, parfaite petite pecque, a parfois des réactions étranges, oyez plutôt…

Un jour, alors que je vantais l’efficacité du formulaire de recherche de Capitaine Train vis-à-vis de Voyage-Sncf[1], m’avait interrompu d’un péremptoire Voyages-Sncf c’est mieux ! sans appel.

L’imbécile est d’abord un être d’habitude et de parti pris. Arraché à son milieu il garde, entre ses deux valves étroitement closes, l’eau du lagon qui l’a nourri. Mais la vie moderne ne transporte pas seulement les imbéciles d’un lieu à un autre, elle les brasse avec une sorte de fureur.

Georges Bernanos, Les Grands Cimetières sous la lune

J’avais pourtant demandé quelques secondes auparavant si quelqu’un connaissait Capitaine Train et l’assemblée présente ce jour là au grand complet, avait répondu… non (elle compris il va sans dire).

C’est si doux, les veilles habitudes, même celles qui vous oppriment. Plutôt un malheur familier que ces nouveautés insolites, et cet effort encore pour comprendre, lorsqu’on atteint, rompu, la fin de la journée.

Nicolas Bouvier, L’usage du monde

Les habitudes ont la vie dure, parfois.

Note

[1] Qui s’est bien amélioré depuis quelques années, je dois le dire.

17/09 : pecque

Vous voulez rencontrer une pecque ?
No !

Bon, “ça”, c’est fait, nul mais trop tentant. Je retourne vaquer à mes photos…

lundi, 16 septembre 2013

Baie Attitude…

Aujourd’hui c’est le grand jour, celui de l’ouverture au public de Baie Attitude.
Cette exposition, j’ai eu plaisir à la préparer avec l’aide de certains d’entre vous ; j’espère que vous en aurez autant en la visitant, pour ceux qui en auront la possibilité.
Et afin qu’il n’y ait pas d’aliboron[1] parmi mes amis, je suis fier de vous signaler la sortie du livre photo ” Baie Attitude “.

Vous dire que ce soir je suis content…

Note

[1] Aliboron : Homme ignorant et stupide.

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