mercredi 19 mars 2014

Tant de nuit…

Je passe tant de nuits à dormir et à rêver que je me demande si cela est bien sérieux.

Autant de temps où je ne suis ni au travail ni devant mon ordi ou la TV ! Et moins dans les pages d’un livre !

Non juste je dors, puisque par chance le sommeil, chez moi, n’a jamais été un problème, bien au contraire c’est un refuge aux aléas de la vie…

Alors je dors, je dors et je rêve…

De beaux rêves des fois, et d’autres non…

Je rêve d’elle ou d’une autre, je rêve de tortues, de vélo ou…

Encore d’elle et de robe rouge…

Tant de nuit et ce n’est pas fini, du moins je l’espère, parce que le rêve…

Et sinon encore une belle chanson qui me parle…


Ce mois-çi : Bashung ; la chanson du jour : Tant de nuit.

(048/397)

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mardi 18 mars 2014

Station-service

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Des bûches, de l’alcool, des chips, des stylos, des revues, des femmes nues avec des étoiles sur les seins, des bonbons rouges ou bleus et de l’essence.

L’odeur de l’essence à la pompe à essence autrefois, les petits personnages Walt Disney en gomme multicolore, collectionnés par mon frère. Ça portait un nom bizarre, j’ai oublié.

Pas de bûches, pas d’alcool, pas de chips, pas de stylos, pas de revues, pas de femmes nues avec des étoiles sur les seins, pas de bonbons rouges ou bleus. De l’essence. Des bouteilles de Butagaz en pyramide. Des flaques irisées parfois. Les chiffres tournaient sur la borne lentement, prix au litre. Comme la poupée Bella allongée, yeux clos. Redressée, yeux ouverts, iris bleu vif strié. Le petit bruit des paupières. J’adore.

Les dimanches au soir, saluer en partant les silhouettes vieillissantes depuis la plage arrière de la voiture. La rue dans la nuit du village. Arrivés au stop, tourner à droite. La station-service et son trottoir affaissé, la famille qui la tenait : un vieil homme, son fils, sa bru, les enfants. Deux fillettes très démodées. Un garçon peut-être. Deux bornes. La télé, le générique annonçant le film du dimanche soir de TF1 derrière les rideaux de nylon. Et la route ensuite dans la campagne noire. Les phares jaunes.

 

 

47/397 : Station service

C'est un fantasme d'enfance qui m'a tenue longtemps, longtemps. Aujourd'hui encore, quand on s'arrête sur l'autoroute, quelque chose en moi frétille un petit peu en entrant dans la station-service. Une oasis. Tout ce qu'il faut pour satisfaire tous nos besoins - même ceux bien sûr qu'on n'avait pas encore avant d'arrêter la voiture. Je vouais une passion aux sandwiches-triangle, aux chocolats chauds des machines, aux sèche-mains automatiques (oui, bon, j'habitais à la campagne quoi).

Les voyages en voiture avec mes parents et ma soeur sont d'une époque révolue. Dans la famille qu'on s'est construite avec le Tigre, il n'y a qu'un permis de conduire, zéro bagnole, et deux grosses trouilles permanentes d'avoir un accident ; donc, on prend le train. Mais le wagon-bar c'est moins bien que la station-service...

397 chansons à prise rapide ?
Aujourd'hui "Station service" d'Alain Bashung

station service

Supercortemaggiore

Ma station service, celle mythique de l’enfance, c’est la station supercortemaggiore (devenue AGIP  depuis).

Elle était synonyme de vacances, de virée en Italie certes mais surtout ce chien à six pattes me paraissait magique et j’essayais de les collectionner. Le nom aussi m’enchantait avec sa longueur et sa sonorité. Il fallait bien prendre son souffle pour arriver à le faire chanter aussi bien que les italiens.

Dans les stations ou dans un magasin proche, je ne sais plus, ils vendaient aussi des sucettes avec un dessin au milieu, qu’à cette époque on ne trouvait pas dans nos magasins habituels. C’était devenu le bonbon rituel, dans une famille pas très portée sur les achats de confiserie….

sucettes-

Chaque voyage était donc jour de fête mais je vous parle là d’un temps que les moins de trois fois vingt ans ne peuvent guère connaître…

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Alain Bashung : station service

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Résidences

Entre mes deux résidences, celle de notre choix de vie et celle imposée par le boulot, il y a le train, TGV et TER.

Je suis une habituée de longue date des trains et de la SNCF. Si les lignes sont hélas de plus en plus rares, il faut bien reconnaître  qu’elles se sont bien améliorées, en confort comme en services ou en informations.

Mais je ne pratique que les grandes lignes et ne connaît pas l’usage quotidien des RER qui semble une belle galère.

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Alain Bashung : Résidences

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lundi 17 mars 2014

46/397 : Résidences

Nous sommes le cul entre deux résidences, l'actuelle dans laquelle il nous reste moins de deux mois à passer, et la future.

Home is where the heart is, qu'y disent, les angliches, et ils ont raison : du moment que je suis avec mon Chou et ma Chouquette, tout est bien.

Mais qui sait ce que je vais trouver, en échange

  • du super supermarché en bas de chez nous, ouvert le soir, le matin, le dimanche, bref à tous ces moments embêtants quand on n'est pas organisé
  • du spectacle de la vieille bouledogue qui préfère rouler sur le dos et feignasser au soleil, plutôt que de se promener, malgré les cajoleries de sa maitresse
  • des trois bus et des deux métros
  • du bar où Hiboute va prendre l'apéro depuis qu'elle a trois semaines
  • de la crèche à laquelle nous nous sommes attachés
  • des zelliges dans notre cuisine

?

Oui, bien sûr, la terrasse...

397 chansons à prise rapide ?
Aujourd'hui "Résidences" d'Alain Bashung

Résidences

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Il y a les maisons que l’on rêve d’avoir, les maisons dans lesquelles on a grandi et que l’on recherche tout le restant de notre existence.

Les maisons d’un an, de dix ans, de vingt ans. Je dois en être à ma douzième résidence. J’en ai oublié deux, trop petite alors.

Et puis les maisons de vacances, les maisons d’amis, les maisons d’aînés.

Dans ma maison, tu viendras… dit le poète.

Dans ma maison, il y a de vieilles choses. On allume pas vraiment la télé, même si elle a été choisie avec soin. Si ce n’était que moi, elle irait au diable. C’est plein de livres et de tentures, d’objets bizarres et obsolètes. Des photos des enfants. Des dessins d’enfants. Une chatte sur un dessus-de-lit, jouant, horreur, avec une tête de merle.

Oh l’affreuse !

 

 

Phare...

Un rêve d’enfant, prendre résidence dans un phare quelques jours solitaire.

Phare


Pas un comme celui-ci trop bien ancré sur ces terres,

mais un, solide bâtisse, amarrée au milieu de la mer.

Et si en plus il pouvait y avoir une belle tempête, sentir vent et embrun d’une grande colère

Le plus heureux des hommes je serais au sommet de cet amer !

Avouons-le mon rêve inaccessible s’appellerait par exemple Ouessant, mais à l’heure de l’automatisation mieux vaut ne plus y penser au risque d’être amer…

Ce mois-çi : Bashung ; la chanson du jour : Résidence

(046/397)

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Résidences

Je ne resterai pas à la maison aujourd’hui, bien que je sois pile dans la zone concernée par la circulation alternée et que la plaque de ma baleine soit paire, j’ai trouvé l’engin idéal pour me rendre au boulot ce matin :

Vieille auto

Vous aurez tout de suite remarqué que sa plaque est impaire, et qu’elle peut par conséquent rouler[1] \o/

Note

[1] Bon pour de vrai, c’est pas vrai, vu qu’elle n’a pas de pot catalytique, mais j’avais envie de vous la montrer !

Ode à la vie

Passer le week-end avec un petit bonhomme de 4 ans,

voir sa curiosité , sa soif de savoir, de comprendre, passer son temps à répondre à ses questions,

voir son énergie, le voir chercher à maîtriser son petit vélo et progresser de jour en jour,

voir sa détermination, son envie d’être, de faire « tout seul »

quelle belle ode à la vie…

 

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Alain Bashung : Ode à la vie

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