lundi 23 juin 2014

Nous sommes tous morts à vingt ans

J’suis pas mort à vingt, mais là tout de suite j’suis un peu mort mais je n’ai plus vingt ans. Bref, réveil à trois heures du mat’, ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien du tout, et pourtant je suis un poil fatigué, à quatre heures passées, au moment où j’écris ce petit billet.

Pourtant hier soir n’était pas celui de la fête de la musique, alors à part quelque youyous du mariage d’à côté et ceux, un peu plus bruyants des algériens du quartier après la victoire de l’équipe nationale d’Algérie à la coupe du monde de foot — qui aurait cru qu’il y eut tant d’algériens en plein milieu du quartier chinois ? — rien d’exceptionnellement gênant pour dormir.

L’insomnie est la face sombre de l’imagination.

Delphine de Vigan, No et moi

Ça doit être ça, encore un rêve blanc et noir, voire en couleur — moi qui croyait ne rêver qu’en noir et blanc, sauf une fois, eh bien c’est terminé, tout progresse, c’est étonnant ! —, avec du noir, qui aura mal tourné. Faut dire que c’est assez mouvementé depuis quelques semaines du côté onirique de mes nuits.

Sur ces vaines paroles cliquetantes et pourtant silencieuses je vais aller retrouver mon paddock et le moustique qui tourne autour depuis cette nuit ; quelle idée aussi de vouloir dormir la fenêtre et les volets grands ouverts alors qu’il ne fait même pas au moins quarante deux degrés Celsius dehors ?

Bonne nuit ! Enfin, ce qu’il en reste pour ceux de mon fuseau horaire…

dimanche 22 juin 2014

Tables séparées

J’ai longtemps craint que mes enfants décrochent en grammaire en classe de CM1. Cette peur avait des fondations mystérieuses. Dans ma vie professionnelle, je garde des hésitations dans les raisonnements inscrits à cet âge scolaire.
Un jour de CM1, la maîtresse m’a tiré le bras pour me placer à l’arrière de la classe. Elle était très nerveuse et m’a fait refaire des exercices. Je n’étais pas un cancre, juste une enfant très introvertie, manquant de confiance en soi.
Ma meilleure amie, qui était malentendante, restait au deuxième rang, seule près de ma place vacante.
Je garde de cette heure d’exclusion studieuse un sentiment douloureux.
Mes enfants n’ont pas décroché en grammaire.

143/397 : Tables séparées

Souvent, les manuels de puériculture recommandent de prendre les repas en même temps que le petit enfant, pour l’initier à la convivialité de ces moments partagés.
Haha ! Les conseilleurs ne sont pas les payeurs… C’est pas compliqué, si je fais manger Hiboute à la table des grands, non seulement elle dégueulasse encore plus ses fringues, la chaise haute et le sol tout autour, dans un périmètre surprenamment vaste, mais en plus, MOI je profite beaucoup moins de mon repas, et qui me connaît un tout petit peu sait combien c’est on ne peut plus fâcheux… Conclusion : tables (et heures) séparées. On réévaluera l’intérêt de la convivialité de ces moments partagés (beaucoup) plus tard.

397 chansons à prise rapide ?
Aujourd’hui "Tables séparées" de Dalida

Tables séparées

On étaient à des tables séparées, Édouard Bracame, Jean Manchzeck, Jean-Raoul Ducable et Guido Brasletti à une table, Jéjé l’aspi, Paulo les gaz, Pierrot la Fouine à une seconde et moi qui les observait, debout au comptoir en train de siroter un demi.

Joe Bar

Un peu plus loin, juste à la sortie, les gendarmes avaient garé leur Alpine A310 toute neuve, assortie de la poêle à frire emblématique.

La tension est montée, doucement, jusqu’au moment où Joe, le patron du bar, nous a foutu dehors…

C’est là que le réveil, ce matin, a sonné :-)

Ça c'était avant...

Déjà qu’au lit ils avaient fini de parler, et puis un jour elle était allée dormir dans la chambre d’amis. 

Alors il n’a plus attendu qu’elle rentre pour manger et quand elle était là, il se faisait son plateau télé, tandis qu’elle dînait sur la table de la cuisine.

Il y a maintenant des années qu’ils s’ignorent, oubliant qu’un jour ils se sont aimés…



Ce mois-çi : Dalida ; la chanson du jour : Tables Séparées.

(143/397)

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samedi 21 juin 2014

Si j'avais des millions

Des millions de quoi ?
des millions de poux, ils me boufferaient la tête, ma cervelle en serait toute entamée
Des millions de quoi ?
Des millions de rires à venir, ils me feraient des abdos d’enfer, et je serais toute pleine de pattes d’oie
Des millions de quoi ?
Des millions de bulles dans mon bain, mais elles sont là déjà.
Des millions de quoi ?
Ahh… des millions de sous ? ils me boufferaient la tête, ma cervelle en serait toute entamée.


142/397 : Si j'avais des millions

Un questionnaire à remplir pour participer à un jeu télé dont j’ai eu vent il y a quelques semaines demandait "Si vous gagnez le jackpot, qu’allez-vous en faire ?". Et il était précisé ensuite qu’il fallait être sincère ET original. Ces gens de la télé étaient fatigués, les pauvres, d’entendre les gens toujours raconter qu’ils feraient des voyages, habiteraient une plus grande maison, inviteraient leurs amis dans des grands restaurants, mettraient leurs proches à l’abri du besoin, donneraient aux associations qui leur tiennent à cœur… Mais qui rêve de tellement autre chose ? (bon, OK, sans doute que je louerais Fort Boyard le temps d’un weekend, histoire de rigoler un peu…)

397 chansons à prise rapide ?
Aujourd’hui "Si j’avais des millions" de Dalida

La vie en grand…

Ah si j’avais des millions, je referais immédiatement tous les tirages de l’expo en 80X60, parce que, Il n’y a pas, cela jette !

Seule la « Brune dans la brume » a eu le droit à cet honneur et ma foi, j’en reste baba comme cela rend bien !


La brune dans la brume en grand



Ce mois-çi : Dalida ; la chanson du jour : Si j’avais des millions.

(142/397)

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Si j’avais des millions

Si j’avais des millions… Mais je ne les ai pas, donc.

Si je diffère de toi, loin de te léser, je t’augmente, Saint Exupéry, Lettre à un otage. Cette évidence, tous nos réflexes la nient. Notre besoin superficiel de confort intellectuel nous pousse à tout ramener à des types et à juger selon la conformité aux types ; mais la richesse est dans la différence.

Albert Jacquard, Éloge de la différence : La génétique et les hommes

Voilà…

vendredi 20 juin 2014

141/397 : Voyage sans bagages

Mes voyages préférés…Même pour les déplacements quotidiens à travers la ville, ça m’embête, de traîner un sac. L’hiver, avec les poches du manteau, c’est faisable, mais l’été ça se complique. Alors je prends des non-sacs, de vagues sacs en tissu beigeasse qui me servent à transporter des couches et des biscuits pour Hiboute aussi bien que mon dossier d’examens lors d’un rendez-vous chez l’endocrino, que les trois courses faites à l’épicerie en rentrant, qu’un pot de lasure et un pinceau les jours de bricolage, sans oublier bien sûr, mes magnifiques œuvres réalisées au cours de céramique.

Assurément, j’asseois mon manque de style.

397 chansons à prise rapide ?
Aujourd’hui "Voyage sans bagages" de Dalida

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