lundi 5 mai 2014

Balade…

Je marche dans les rues de ma ville. 

Besoin de bouger, de prendre l’air. 

Mille et une pensées me traversent l’esprit ; envie de rire à certaines, de pleurer à d’autres…

La cité est calme, silencieuse, sûrement l’effet « pont » ; il fait frais j’aurais dû mettre une veste…


Paris vue du toit de l'observatoire.


Ce mois-çi : Jean Ferrat ; la chanson du jour : Le silence de la ville.

(095/397)

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dimanche 4 mai 2014

Le bruit des bottes

 

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Aujourd’hui,  j’ai revu Lacombe Lucien. Le pas des occupants, on l’entend dans la première nuit du film. Ma grand-mère n’a jamais retrouvé le bruit exact des bottes allemandes dans les films que nous regardions parfois ensemble.  Il manquait la peur sans doute.

Enfin, Lacombe Lucien est sans doute l’un des meilleurs films sur la guerre et les Français. Tarantino s’en est inspiré grassement sur certains plans d’Inglorious Bastard. Sauf que rien ne m’a fait frémir dans sa bobine si ce n’est l’émergence d’une pensée : pourvu que l’avenir ne travestisse pas plus cette période. Les pastiches à ce sujet m’énervent.

Le bruit des bottes

Quand j’ai découvert le titre du jour, « Le bruit des bottes », j’ai aussitôt pensé à mon dilemme que je n’ai toujours pas résolu, après trois mois de moto. Vous allez me dire que ce n’est pas si important, mais ça fait partie des petites tracasseries que j’aimerais bien faire disparaître !

En effet, et là je rentre dans un exposé éminemment technique, la position du sélecteur de ma baleine me pose problème. À la montée des rapports, j’ai du mal à glisser ma botte sous la pédale, alors qu’à la descente c’est juste parfait comme position.

Je pourrais modifier la position d’un cran (vers le haut) mais je redoute de me retrouver exactement dans le cas contraire et je me doute qu’il vaut mieux être à l’aise pour rétrograder, par exemple en cas de gros freinage d’urgence, que pour accélérer.

Z’en pensez quoi vous autres les pros ?

Filature…

Il est tard, un moteur de mobylette au loin, un cri dans la nuit par là, une chauve-souris file entre les lampadaires, le bruit de ses pas résonne sur le pavé se répercutant en écho entre les murs de la ruelle. Je ralentis juste à rester dans les fragrances de son N° 5, quelques gouttes dans le creux de son cou. Sa fine silhouette se découpe dans la lueur des réverbères qui lui ouvre la route. La longue chevelure ondule au gré du vent coulis qui rafraîchit l’atmosphère. Un pardessus qui s’arrête au-dessus des genoux laisse deviner dans cette sombre clarté une douce peau délicatement gainée d’un bas de faible denier venant plonger dans la magnifique paire de bottes en cuir noir qui bat le trottoir d’un rythme franc et rapide. 

 A-t-elle mis cette petite robe rouge qui lui sied tant ? Je bande déjà tandis que mes pensées s’envolent vers les contrées coquines de mes pensées libidineuses. 

Clémenceau disait que le meilleur moment de l’amour, c’est quand on monte l’escalier ; je me demande si le pire n’est pas quand on le redescend…

Bottes


Ce mois-çi : Jean Ferrat ; la chanson du jour : Le bruit des bottes.

(094/397)

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samedi 3 mai 2014

La montagne

029

 

Aussi inévitable dans notre maison que les Alpes en géographie, cette petite curiosité. Regard vif adorable.

 

Montagnard de cœur…

« Pourtant que la montagne est belle chante le poète », et putain que c’est vrai ! 

Je m’interrogeais sur le peu de jolie photo que j’ai faite de montagne alors que je l’adore tout autant que l’océan. Mon côté Suisse est plein de souvenirs de balade, vague avec le grand-père, plus présent avec l’oncle. Des montées, des rochers, des alpages, des ruisseaux, des glaciers…

Des grandes courses, d’autres plus courte, dans de magnifiques paysages ; on s’y sent aussi petit que devant l’océan…

Cette beauté me semble plus compliquée à capturer, moi qui ai plus une photographie réflexe que réfléchie, posé, pensé. La lumière me paraît plus fine, difficile à capter.

Peut-être que la mer me facilite les choses en bougeant tout le temps, en étant à chaque fois la même et toujours différente…

Tiens ce soir j’ai envie de montagne…


La vue des Alpes


Ce mois-çi : Jean Ferrat ; la chanson du jour : La montagne.

(093/397)

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90, 91, 92/397 : Lapins ! Ma France et Un jour futur

Ah ça je vous en pose des lapins, depuis mercredi, et ce n'est pas fini. Nous revenons des Cévennes dimanche (une région qui s'est intégrée à ma France personnelle, et depuis quelques jours, c'est cette France-là que j'ai envie de traverser), et pour ce qui est du jour futur où nous déménagerons, je vous mets au parfum tout de suite : c'est mercredi prochain. Avec un flou très net quant à l'internet, qui va nous suivre en char à boeufs peut-être, ou en pédalo, enfin c'est pas gagné quoi.

Je compte sur le déménagement pour remettre la main sur le chargeur de mon mini-portable, histoire de pouvoir aller capter le wifi dans les cafés alentour, mais ça reste hypothétique. Non si l'univers me prive d'internet pour quelques jours, ce sera pour me forcer à vider les cartons et c'est pas plus mal comme ça...

vendredi 2 mai 2014

Un jour futur

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Ils regardent la cote de leur quartier. L’appartement des B., en vente, tout comme la maison de Madame de…

Un jour, leur logis sera en vente là probablement, et ailleurs. Un jour futur.

Plus tard…

Il ne faut jamais remettre à aujourd’hui, ce que tu pourras faire demain…



Ce mois-çi : Jean Ferrat ; la chanson du jour : Un jour futur.

(092/397)

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Un jour futur

Un jour futur je trierai tout ce qu’il y a dans les étagères et les tiroirs de mon bureau, un jour futur …

Vrac à trier

L’esprit humain ne fonctionne pas à la façon d’un ordinateur que l’on branche. Normal, il est infiniment plus puissant. Il picore, saute d’une idée à l’autre. Il revient en arrière, puis fait un bond vers le futur. Il s’égare, puis retrouve son chemin. Il semble perdre son temps, il rêve. Il fait et défait. Au bout du compte, il débusque une idée de génie.

Andrea H. Japp, Une ombre plus pâle

Voilà, ces étagères, et vous n’en voyez qu’une toute petite partie, sont à l’image du bordel intelligemment négligé qu’il y a dans ma tête !

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