mardi, 19 mars 2013

Coule

Ce soir, dans la salle polyvalente du collège, le chauffage était absent. La conseillère d’orientation lisait sans charme ses slides, c’était barbant. Quelques parents, le matériel de l’école, les tables nickel. Pas de coule.  Moi qui dessinais sur le bois des pupitres avec acharnement, collaisdes stalactites malabar sous la table, grattais de la pointe du compas la table pour tatouer quelques délires adolescents… Pas cool !

(coule : menus gaspillages causés dans une maison, dans une
administration, par des domestiques, des employés peu vigilants ou peu délicats)


Aujourd'hui coule

Étrange mot que celui d’aujourd’hui, coule, qui désigne cela :

Menus gaspillages causés dans une maison, dans une administration, par des domestiques, des employés peu vigilants ou peu délicats.

J’ai effectué une recherche sur internet et je suis tombé sur le vêtement liturgique du même nom, sur quelques expressions du type à la coule, mais rien sur le sens obsolète choisi pour aujourd’hui.

Cela dit, et vu que ça heurte ma manière de prendre soin de mes affaires, de ne pas (trop) gaspiller, à part l’utiliser pour en faire le reproche à quelqu’un — il faudrait d’ailleurs et auparavant que j’embauche une cuisinière, un commis de cuisine, un valet de chambre, un majordome, une lingère et peut-être un chauffeur — je ne vois pas trop comment l’employer dans mes propos quotidiens.

L'inscription la plus compliquée du monde

Cinq visites, deux jeux de copie intégraux des revenus, deux ou trois coups de fil, c’est ce qu’il aura fallu pour que notre mairie daigne ENFIN inscrire le Lutin à la cantine et au centre (fort heureusement, il y est allé, quand même).

Un coup il manque des papiers, un coup encore un peu, le troisième il en faut de nouveaux, le quatrième, finalement on va faire autrement, le cinquième, suite à un courrier disant qu’il fallait l’inscrire (gné ? mais c’est fait depuis belle lurette) pour dire “oups, ben on a perdu le dossier, on va recommencer”.

Pour finir par un calcul tellement à l’ouest qu’il en fait rire, si ça ne donnait pas envie de pleurer. Enfin, nous voilà aux deux tiers de mars, et la bonne nouvelle, c’est qu’il faudra tout recommencer dans deux mois, pour l’année de CE1.

Outre l’agacement, la fatigue, la colère devant l’employée qui ne peut s’empêcher de porter jugement sur tous les pans de notre vie qui lui sont donnés à voir, mais que de coule [1]. De papier, d’énergie, de bon sens. De temps.

Et moi qui ai souvent à coeur de défendre le service public et ceux qui l’assurent, là, je vous le dis tout net, ma mairie, je n’en suis pas fière.

Enfin. Ca c’est fait.

Note

[1] Menus gaspillages causés dans une maison, dans une administration, par des domestiques, des employés peu vigilants ou peu délicats

19/03 : coule

Je connais un Raoul pas très délicat mais très énervé : cool Raoul !
Car, quand certains rouquins sont peu vigilants, les roux coulent…
N’empêche… Si les rives sont propres, les rivières s’écoulent au mieux.

Voui, j’en conviens, le dernier, celui à connotation fromagère, est des plus approximatif.
Désolé. Ou pas…

lundi, 18 mars 2013

Loi des séries...

Une fois de plus, je vais parler musique, de celle qui vous retourne comme une crêpe, qui vous bouleverse par sa simplicité et sa sincérité. Pas certain qu’on puisse parler d’une musique alliciante, cependant, tant elle peut paraître dépouillée et âpre au premier abord.

Ce soir j’apprends la mort à 39 ans d’un artiste hors pair, peu connu dans les sphères publiques habituelles mais dont l’œuvre a su séduire un public fidèle sur toute la planète indie… Il s’appelait Jason Molina.

Le lien de son site, pour celles et ceux qui lisent l’anglais.

Alliciante

Un homme fouille les poubelles de la médiathèque vers 13h le mardi. Je le sais car je suis un oiseau à col blanc, je le regarde faire depuis le sommet d’un immeuble de six étages. Il y a aussi deux robes de mariée suspendues à la vitrine du pressing depuis trois semaines. Le soir, la dame du pressing les porte, se regarde dans le miroir de sa chambre, reflet alliciante. Enfin, peut-être pas ?

(alliciante : qui séduit, qui captive)


Tendres gamineries...

Tendre et joli matin

Pris dans mes rêves d’airain

En songe elle apparaît

En chair et en vrai



Reluquer son postérieur

Réveille toute ma vigueur

Une main sur son sein

Pour gage de mes desseins



Un seul regard d’elle

Ravive ma chandelle

Que de douces caresses

Mènent à l’allégresse



Ce n’est que souvenir

Pour mes fantasmes assouvir

De tendres gamineries

Pour d’alliciantes [1]  coquineries


(047/366)
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Notes :

[1] Alliciante : Qui séduit, qui captive

Aujourd'hui alliciante

La mer me manque. Je pourrais probablement rester longtemps, assis sur un rocher, sur un banc, à observer ses mouvements, sa musique, son fracas, sa brutalité et son alliciante manière de bouger.

Des Négresses blanches par Catherine M'Boudi et Alain Korkos

Certains textes ou certains dessins me font le même effet. Ceux-là par exemple, surtout que j’y retrouve des choses que d’autres ne voient pas car je connais leurs auteurs.

Parfois il m’arrive de rester longtemps à lire et relire un bout de code, étrangement, simplement pour tenter de m’imprégner de la façon de faire particulière. Malgré les tentatives d’harmonisation, de standardiser ce à quoi doit ressembler du code, on arrive encore, souvent, à repérer le style de celui qui l’a écrit.

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