vendredi, 1 mars 2013

01/03 : conglutiner

Parfois, dehors, je n’entends pas que des acouphènes :

  • Allo ? Bzz-leader ? ici Bzz-éclaireur, je suis en approche d’une surface appétissante. A vous.
  • Ici Bzz-leader : Bzz-éclaireur, atterrissage autorisé.
  • Ici Bzz-éclaireur, étrange, ça remue… A vous.
  • Ici Bzz-leader, posez-vous prudemment.
  • Ici Bzz-éclaireur, arrgh ! Je suis tout conglutiné ! Fuyez la zone ! Terminé.

Voilà ce qui arrive à une escadrille de guêpes quand Mme Mirovinben teste le truc du miel sur sa peau pour soigner des rougeurs cutanées. Ça poisse, ça colle, ça englue.

Et ça ne donne pas trop envie de la câliner.

Aujourd'hui conglutiner…

est-il de bon aloi de dire à une femme: “Madame, je vous aime, voulez vous vous conglutinez avec moi ?”

Hm je me le demande…

*Conglutiner: Joindre deux ou plusieurs corps avec une matière visqueuse.

(030/366)

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jeudi, 28 février 2013

Fin du début de l'aventure !

fdhnbvgh

Je m’étais acoquinée à ce jeu…

mais ce ne fut qu’une petite bluette

Ce soir je me sens un tantinet quinaude car mes billevesées

me donnent l’impression de tintinabuler avec une grande impéritie

Moi qui suis en mode courantine la plupart du temps,

Je n’ai pas envie ribon-ribaine de continuer à lantiponner plein de farrago qui n’ont aucun rimbolo.

Nonobstant ,madame Hurluberlu restera rasibus des 366 obsoletes

car elle aime être ébaudie par vous tous…

Très très Cordialement !

Aujourd'hui... *

J’avoue avoir beaucoup de mal aujourd’hui.

Du mal avec ce mot : Même avec l’explication[1], je ne vois pas comment l’employer.

Du mal avec ce jour triste où l’on a accompagné le dernier voyage d’une belle personne.

Du mal à retenir mes larmes.

Du mal à ne pas se remémorer sa voix, sa gaieté, sa générosité, sa bienveillance.


*titre du jour, logiquement : Aujourd’hui regabeler

Note

[1] Chercher des difficultés sur

28 Regabeler

Je passe mes journées à ouvrir des vannes cérébrales et à laisser couler tout le jus de cervelle des auteurs qui réécrivent, complexifient.

Plus c’est tordu, mieux c’est. Parfois, une définition échappe à ma compréhension. Je regabèle sur un mot et n’y comprends goutte.

Je lève les yeux. Dehors, l’architecture du paysage est celle d’une grille de mots croisés : des cases et des cases reflètent la vapeur du ciel, le fil à bâtir d’un avion très haut, le granit de l’hôtel asiatique en face, quelques silhouettes de salariés de Cetelem ou d’ailleurs. Moi-même en miroir lointain.

(regabeler : chercher des difficultés sur)


Aujourd’hui regabeler

Je me torture tous les jours sur mes deux projets « rédactionnels » (je préfère mettre ici une jolie paire de guillemets tant il est difficile de parler de rédaction quand on voit ce que je produis). Est-ce que le thème du jour des 366 obsolètes va me convenir ? Est-ce que je vais réussir à faire une photo autre que mon chat en train de dormir pour mon projet de 365 photos?

Tous les jours, je cherche des difficultés en m’imposant ces deux projets. Continuer, arrêter, ralentir, ne tenter qu’un seul des deux projets. À suivre.

regabeler
vi (re-ga-be-lé)    
Terme vieilli. Chercher des difficultés sur.

L'homme qui voulait être heureux…

« J’ai pensé à toi en le lisant » m’a dit l’amie qui m’a prêté ce livre, et à sa lecture j’ai compris pourquoi. 

Je me suis trouvé nombre de points communs avec le héros dans la manière de penser, d’être, jusqu’à la croix huguenote qui orne en permanence son cou. Il est rare que je m’identifie à ce point à un personnage.

C’est l’histoire d’un homme en vacance à Bali, qui par curiosité va rencontrer un guérisseur à la grande réputation. Son diagnostic est formel, il n’est pas malade, mais, plus grave peut-être, il n’est pas heureux !

La grande sagesse du guérisseur va l’aider à trouver un nouveau chemin sur l’aventure de la vie à travers d’étonnante expérience.

Livre à la joyeuse philosophie. Pas besoin de regabeler* sa vie pour être bien dans sa peau, les choses sont parfois si simples. Ne pas juger, savoir observer, être honnête avec soi-même. Des fois il faut juste oser et surtout croire, car «ce que l’on croit peut devenir réalité».

Une des dernières phrases du livre résume bien le propos. Le héros s’adresse à un enfant et lui dit :

«Andy,ne laisse jamais personne te dire ce dont tu n’es pas capable. C’est à toi de choisir et de vivre ta vie. »

En lisant ce roman, j’ai pensé à Stéphane Hessel qui disait que sa philosophie de vie c’était d’être heureux en toutes circonstances, parce que le bonheur, c’est contagieux…

Voilà un agréable petit livre qui fait du bien et que je vous conseille chaleureusement !

« L’homme qui voulait être heureux » de Laurent Gounelle — Roman — ed. Pocket

*Regabeler (chercher des difficultés sur)

livres

(028/366)

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p.s : Comme Sacrip’ Anne, j’ai décidé de ne plus donner systématiquement le nom du mot obsolète du jour en titre

p.s 2 : Et puis les 100 mots, je crois que des fois je vais oublier ;-)

L'explosion des bulles

Parfois, pour se rendre la vie plus simple, il faut d’abord regabeler [1].

Ou plutôt, aller chercher les difficultés là où elles sont nichées.

Hier soir on a “convoqué” le Lutin Facétieux pour une discussion fort sérieuse.

Où il a été d’abord question du rappel à la loi : interdit de frapper, soi, un autre humain. C’est partout dans le monde, c’est valable pour tout le monde, dans toutes les circonstances. Que quand on ne respecte pas la loi, il y a des sanctions, quand on est grand, ça peut être une amende, ou la prison, ou faire des choses pour la communauté. Et que pour les petits, ça prenait d’autres formes. Que son père allait voir le psychologue du Lutin la semaine prochaine pour en parler avec lui et qu’on poserait des règles spéciales pour lui à la rentrée. Que le but n’était pas de l’exclure, mais de lui donner des guides pour qu’il regagne notre confiance, qu’il rentre dans la loi. Qu’on trouverait des dérivatifs à la pulsion, comme crier un grand coup, ou tordre son bonnet de rage (j’en tricoterai d’autres !).

On a ensuite évoqué le point le plus douloureux : si tu as fait ça, c’est sans doute parce que tu as une grande souffrance. Et on a commencé à passer en revue ce qui pouvait coincer dans sa vie, parce que les mots, chez lui, c’est compliqué. Alors parfois il faut lui en soumettre quelques uns pour qu’il reconnaisse ce qui, en lui, fait écho. Evidemment, la souffrance d’être moqué pour ses difficultés de langage. Rassurer. Rappeler qu’il n’y est pour rien, mais qu’il travaille dur pour améliorer. Que ça n’est qu’une partie de qui il est. Qu’il est normal qu’il en souffre, mais qu’il y a des adultes autour de lui pour l’aider, sur tous les plans.

Et puis évidemment, évidemment, la souffrance de ne pas vivre avec sa mère la relation qu’il en espère. On a acquiescé au fait que c’était un vrai grand motif de souffrance. Expliqué qu’on était trop près de lui pour l’aider, mais que c’est pour ça que le psychologue était là. Pour voir quoi faire de cette souffrance. Que c’était dur pour lui et qu’on le savait, mais qu’on ne le laisserait pas dévorer par son petit monstre intérieur de souffrance devenu incontrôlable.

La bonne nouvelle c’est qu’il était dans un piteux état avant, signe que ça a cogité. La bonne nouvelle c’est qu’il me semble que si c’est sorti à ce moment, c’est aussi signe qu’il se sent dans un environnement qui peut l’aider à trouver des solutions. La bonne nouvelle c’est qu’il avait finalement l’air soulagé de s’être fait prendre, j’y vois le soulagement de qui se dit qu’il n’a pas trouvé la porte de sortie, mais qu’il y a des gens pour l’aider à trouver, maintenant. La bonne nouvelle c’est que Cro-Mi va bien, elle a tout à fait compris que finalement, elle était la victime mais qu’elle n’y était pour rien, et que c’était signe, bizarre et inacceptable, mais signe quand même, qu’elle était importante pour lui. La bonne nouvelle c’est qu’elle semble être partante pour faire partie de la solution. La bonne nouvelle c’est que demain soir, c’est les vacances, qu’il va aller s’aérer, et nous souffler un peu, faire le point avec son psy, réfléchir à comment intégrer celle de l’école dans le processus.

Mais bon sang, c’est dur, et on est épuisés.

Note

[1] Chercher des difficultés sur

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