mardi, 9 juillet 2013

09/07 : muche

Dans mes outils, j’ai perceuse sans fil et mèches.
Si, face au miroir, je me trouve vieux et moche,
j’ose affirmer que ma salade favorite est la mâche.
Quant aux tartines, je préfère la baguette à la miche…

Je suis sûr de n’être pas muche
car plus très jeune homme
et pas beaucoup timide.

lundi, 8 juillet 2013

Va savoir…

Éternelle question que tout homme se pose forcément un jour : quel amant suis-je ?

Triste céladon [1]  ou fougueux étalon ?

À chacun sa certitude, à elles seules la vérité…

(157/366)

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Notes :

[1] Céladon : Avec ironie, amant délicat et langoureux.

Céladon

Pour la première fois, ce soir, l’enfant de dix ans qui vit cachée dans mon corps d’adulte, oui l’enfant a dit tout haut qu’elle en avait marre de voir ce qu’elle est devenue.

J’aime la chemise en lin que tu portes en juillet, les tablettes Hollywood à la chlorophylle. Poudrées de sucre glace. Les paysages de campagne l’été, quand le ciel est grisâtre.

Tout ce vert.

J’aime l’eau stagnante des rivières assommées par la sécheresse. Le poids des lentilles à la surface. Le passage d’une barque. La couleur des yeux délavés de ma mère. Oui maman, on peut souhaiter mourir pour un chagrin.

Tout ce glauque.

J’aime la tasse vert sombre brisée la première fois que tu m’as fait du thé. Et surtout j’aime que tu l’aies réparée.

J’aime ce céladon dont nous adorions la nuance ensemble.

Que nous adorons encore chacun de notre côté.

(Nous ignorions le sens second de cet obsolète. C’est mieux ainsi.)

(céladon :  avec ironie, amant délicat et langoureux)


Aujourd'hui céladon

C’est céladon, ironique, paradoxal qu’au moment où je reprends un projet[1] il n’y ait plus de … projet. Pourtant j’en avais quelques uns, d’autres aussi en ont, c’est ballot, mais les disponibilités, ou les envies, ne sont plus au rendez-vous. Je m’aperçois aujourd’hui du cadeau empoisonné que j’ai accepté, parce qu’être quasi seul à porter, c’est tout le contraire de ce que je voulais et voudrais[2].

J’ai essayé d’insuffler un peu de dynamique[3], d’animer un peu la bête[4], mais peine perdue, rage contenue et finalement découragement profond. Je comprends mieux maintenant pourquoi certains, qui se sont trouvés dans la même situation, avaient eu du mal à lâcher prise et le soulagement qu’ils en ont eu ensuite.

Jusqu’à maintenant je m’étais (un peu) gardé de trop m’en plaindre, eu égard à ceux qui y croient encore un peu et également par loyauté vis-à-vis des copains, mais ça ne sert qu’à intérioriser quelque chose qui ronge. D’aucuns me diront que ça fait longtemps qu’on a avancé ainsi, et c’est vrai, mais je n’arrive pas à m’en contenter, et puis honnêtement je ne suis pas fait pour vendre du vaporware[5], du vent ou des promesses — je ferai très probablement un exécrable politicien. Je n’ai pas de rancune, peut-être tout au plus un peu de rancœur[6].

J’avoue que lorsqu’on me présente comme le chef de Dotclear je préfère changer de sujet, c’est dire le malaise.

J’ai repéré des choses, ailleurs, prometteuses[7], qui, à mon humble avis, représentent ce qu’aurait pu (ou du) être le futur. Je m’y intéresse petit à petit. Je me dis qu’il y aura des choses à découvrir, à composer, à coder peut-être. Heureusement car j’ai toujours des envies dans ce domaine, je trouverais dommage de gâcher ça…

Notes

[1] Tout le monde aura compris que je parle de Dotclear.

[2] Je ne jette pas la pierre à ceux, encore quelques uns, qui animent quand ils le peuvent le forum, bien au contraire.

[3] Un billet engageant à la sortie de la dernière version.

[4] Une install-party où les organisateurs étaient plus nombreux que le public attendu !

[5] Expression que je vole lâchement à l’ami Pep.

[6] La refonte accessibilité de l’administration que nous n’avons finalement pas menée à terme, même en réduisant sa portée, me pèse depuis longtemps.

[7] Koken, Ghost, …

dimanche, 7 juillet 2013

Ubéreuse

Ecrire, dessiner, photographier, lire, regarder, cuisiner, écouter, repasser, passer la serpillière, savonner. Aimer. Essayer d’aimer bien. D’aimer mieux. D’aimer vraiment. Quelle vie ubéreuse…

 

 

(ubéreuse : qui produit beaucoup, féconde)


Gourmandise…

Du soleil, glande au jardin et dessert sur pied ; on sent le manque de soleil quand même, elle pourrait être plus sucrée. 

Les quelques framboisiers plantés il y a deux ans ont multiplié comme les petits pains d’un certain messie.

À la vérité, il faut bien le dire, si l’année dernière ils furent peu féconds, cette année le côté ubéreuse [1]  saute aux yeux, il suffit pour s’en convaincre de soulever quelques feuilles…

Framboise(156/366)

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Notes :

[1] Ubéreuse :Qui produit beaucoup, féconde.

Aujourd'hui ubéreuse

Découvert hier un compte twitter qui, venant juste de s’abonner au mien, montrait une étrange activité, presque ubéreuse sauf qu’il n’a peu produit de tweets à l’heure qu’il est, son compte étant toujours bloqué à zéro.

Jusqu’à maintenant ce @LamahPepe n’a rien fait d’autre que de s’abonner à plusieurs centaines d’autres comptes qui comportent tous une caractéristique commune, le prénom Franck (ou frank). D’ailleurs je m’aperçois maintenant que je ne sais même pas dans quelle langue il s’exprime.

lamahpepe.jpg

La question qui reste en suspend ce matin est la suivante : Pourquoi ?

Sinon au hasard de ma sérendipité numérique je suis tombé sur un site étrange qui, en agrégeant des données récupérées ici où là, produit des cartes de l’ubéreuse activité numérique en temps réel de villes comme Paris, Berlin ou Londres.

Un 1984 dashboard en quelque sorte !


Lundi 8 juillet, 7h33 Je suis retourné voir le profil de @LamahPepe et j’ai appris qu’il était suspendu !

Compte suspendu
Le profil que vous essayez de voir a été suspendu. Pour retourner au fil d’actualité de votre page d’accueil…

07/07 : ubéreuse

U bée, heureuse,
belle tubéreuse…
Tue Béreuse !
Béreuse, l’ubéreuse.

Où l’on remarque aisément que quand il s’agit de faire des jeux de mots approximatifs, je suis plutôt ubéreux. Où l’on constate également, à la lecture de la définition, que seul le féminin serait fécond.

C’est con.

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